Avertir le modérateur

gibert jeune

  • Du nouveau chez Gibert 130 ans

    La librairie Gibert figure en tête du classement Livres Hebdo des 400 premières librairies françaises établi en 2018 et se réorganise comme nous l’apprend Livres Hebdo (article payant) : « Gibert Joseph, qui a repris il y a tout juste un an son cousin Gibert Jeune, a entamé une réorganisation d’ensemble. » Une réunification qui met fin à plus de 90 ans de conflit et de concurrence entre deux héritiers de Joseph Gibert qui fonda sa première boutique en 1888.

    L’article de Clarisse Normand annonce une réorganisation des offres entre les sept points de vente situés autour de la place Saint-Michel et signale que le magasin principal Gibert Jeune-rive gauche au 5, place Saint-Michel revient à une offre généraliste.

    Autre changements, « la papeterie et les ouvrages scientifiques et techniques, qui avaient rejoint les lieux il y a deux ans, en repartiront pour s’installer de l’autre côté de la place. La vente de produits dérivés, jugée insuffisante, est abandonnée.» Le 5e étage du vaisseau historique est réaménagé en salle de réunion. Cette nouvelle stratégie est menée par Franck Ferrière, 58 ans, ancien président du groupe Livre Diffusion, et nouveau directeur de Gibert Jeune, elle devrait être effective début juin.

    Un site Internet baptisé Gibert.com va regrouper les deux marques, Jeune et Joseph : « Plus ergonomique, plus fluide et davantage en lien avec les magasins via de nouvelles fonctionnalités de "click & collect" et "store to Web", le nouveau site accueille déjà Gibert Joseph et prochainement Gibert Jeune. »

    Selon Livres Hebdo, la librairie sera également présente au Printemps Nation (Paris 20e), où elle prendra la suite de la librairie Le Merle moqueur qui occupait un corner depuis 7 ans.

    Jusqu’à présent l’enseigne Gibert Joseph possédait une quinzaine de magasins dans plusieurs villes de France, Versailles, Toulouse, Grenoble, Montpellier, Marseille, etc.. A Paris tous les magasins sont situés sur la rive gauche de la Seine dans le quartier Saint-Michel.

    A lire : Gibert, des générations de libraires

    1815043926_dc6b1bee68_z.jpg

    Photo : Document Actualitté.com / Gabriella Alu', CC BY-NC-ND 2.0

     

  • Jean d'Ormesson, les comités de lecture, et les librairies à sauver

    Jean D’Ormesson

    Les livres de Jean d’Ormesson sont immortels. Depuis la disparition de l’écrivain les ventes de ses livres s ‘arrachent en librairie nous apprend Le Figaro : « Les lecteurs s'arrachent ses livres au point où certaines librairies ont connu une rupture de stocks. Le défi à relever pour la maison d'édition Gallimard est la réimpression de la Pléiade, la prestigieuse collection de la littérature, plus longue avec sa couverture dont la tranche est dorée à l'or fin, de l'or véritable, 23 carats. Les 1500 exemplaires déjà imprimés ont tous été écoulés. « Tout est parti de manière fulgurante », explique-t-on chez Gallimard. Face aux nombreuses commandes, près de 9000 exemplaires ont été réimprimés. Ce qui est tout simplement exceptionnel. Un certain nombre devrait arriver dans les rayons le 20 décembre. » Le quotidien cite aussi les autres titres que le public redécouvre, « Au plaisir de Dieu » (Folio), « Le Guide des égarés » et « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle  dont 50.000 exemplaires ont été réimprimés.

    Vidéo du passage de Jean d’Ormesson dans l’émission On n'est pas couché du 16 janvier 2016 :

    dOrmesson ONPC.png

    Comités de lecture

    France Inter relate l’histoire de deux amis qui se sont demandés « Le prix Nobel de Littérature de 1985, Claude Simon, auteur d'une trentaine de livres, serait-il publié aujourd'hui s'il envoyait ses épreuves à une maison d'édition ? » Pour obtenir un début de réponse ils ont envoyé anonymement une cinquantaine de pages du livre « Le Palace » (éditions de Minuit) à 19 éditeurs différents. Résultat, sept éditeurs n’ont pas répondu, douze ont refusé, et l’un des éditeurs a commenté : « Les phrases sont sans fin, faisant perdre totalement le fil au lecteur. Le récit ne permet pas l'élaboration d'une véritable intrigue avec des personnages bien dessinés ».

    Sauvons les librairies

    Début décembre, Le Monde a publié une tribune collective (article payant) signée par les responsables de grandes enseignes, Furet du Nord, Decitre, Albin Michel, Gibert Jeune, Tschann, Gibert Joseph, demandant aux pouvoirs publics de soutenir par des mesures fiscales la librairie « facteur déterminant pour l’animation de nos villes ». Dans cet appel ils écrivent : « Pourtant, nos librairies sont aujourd’hui très vulnérables et nombre d’entre elles se battent pour survivre. Elles sont touchées par la digitalisation de l’édition. Elles subissent de plein fouet la concurrence déloyale des plates-formes numériques dont il a été montré que leur taux d’imposition est limité à 5,2 % en moyenne. Elles sont frappées par la polarisation de la population et du territoire, notamment par la désertification et la paupérisation de certaines régions ainsi que de nombreuses villes moyennes. »

  • La deuxième vie du livre

    Rangés à jamais dans une bibliothèque, dans un carton, donnés, ou carrément jetés, que deviennent les livres une fois qu’ils ont été lus ? Le livre est un objet qui, comme le chat, a plusieurs vies. Même Amazon l’a compris en tentant de créer un marché de l’occasion... du livre numérique.

    Il y a quelques années était lancé le « book-crossing » ou « passe-livre » en français. Un phénomène devenu planétaire grâce à Internet et dont le principe expliqué sur le site Bookcrossing.com consiste à apposer sur un livre une étiquette (fournie gratuitement par le site) puis, soit à l’offrir à quelqu’un, soit à l’ «abandonner » dans un lieu public, jardin public, train, etc. On peut alors suivre son vagabondage à travers sa ville ou sur la planète. Selon Bookcrossing "plus de 850.000 BookCrosseurs actifs ont enregistré collectivement plus de sept millions de livres qui voyagent autour de 130 pays !"

    Au mois de février, sur France Info, Lucie Montchovi  a consacré sa chronique Initiative à Recyclelivre, une initiative qui se présente ainsi « un site internet de vente de livres d’occasion original qui crée un lien solidaire entre ses clients et les populations défavorisées. Le destin d’un livre dont on souhaite se séparer n’est ni la cave, ni la poubelle jaune, ni la déchetterie. » Cette société « eco-citoyenne » qui a « dépoussiéré le livre d'occasion » grâce au web est aujourd’hui présente à Paris et à Bordeaux, collecte les livres à domicile et reverse «10% du prix de vente reversé à des associations ayant des actions concrètes en faveur de l'éducation ».

    Autre débouché pour le livre d’occasion les librairies Gilbert Jeune – déjà évoquées sur ce blog – et qui se sont spécialisées depuis des années dans le livre de deuxième main, du roman au livre scolaire, sans oublier la bande dessinée. Implantées à Paris et dans nombre de villes de province, ces librairies achètent et vendent plus d’un million de livres d’occasion.

    Les bouquinistes et les soldeurs participent également à la pérennité du livre. Mona lisait est une des chaînes de magasins à Paris et en province les plus connues. On peut y trouver de très beaux livres d’art, de photo,ou de peinture, qui n’ont pas toujours connus la réussite commerciale espérée en librairie.  Les livres sont neufs et proposés à des prix défiant toute concurrence pour ce type d’ouvrages. Ces titres sont également diffusés sur le site Internet de la librairie.

    Enfin, dernière possibilité pour donner une deuxième vie à un livre, le relire.

    mesnager-librairie-mona-lisait_c.jpg

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu