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gallimard

  • L’exposition La bibliothèque la nuit à la BnF et deux livres de Modiano en octobre

    Plus que quelques jours (jusqu’au 13 août) pour visiter à la BnF l’exposition "La bibliothèque la nuit" présentée dans le cadre des festivités célébrant le 10e anniversaire de la Grande Bibliothèque :

    « La BnF accueille La bibliothèque, la nuit, une exposition, en réalité virtuelle, réalisée en 2015 par le metteur en scène Robert Lepage et sa compagnie Ex Machina, inspirée de l’ouvrage éponyme d’Alberto Manguel. Expérience onirique inédite, elle invite le visiteur, au moyen d'un casque en 3D, à un voyage dans le temps et dans l’espace, au cœur de dix des plus fabuleuses bibliothèques du monde.
    Ce voyage l'amènera à découvrir la Bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo, rejaillie de ses cendres, la Megabiblioteca moderniste José Vasconcelos de Mexico ou la légendaire cité d’Alexandrie jusqu’au fond des mers, à bord du Nautilus du capitaine Nemo. »

    Une des bandes-annonces de l’exposition :

    BnF la nuit.png

    Livres Hebdo annonce qu’un nouveau roman et une pièce de théâtre de Patrick Modiano seront publiés le 26 octobre 2017. Une information déjà publiée en juin par le blog Le réseau Modiano :

    « Assez silencieux depuis le Prix Nobel de littérature qui lui a été attribué en octobre 2014, Patrick Modiano s'apprête à publier non pas un, mais deux nouveaux livres. C'est en tous les cas ce qui a été annoncé aux libraires, et dont on trouve désormais la trace sur les sites des principaux distributeurs de livres, comme Amazon

    Ces ouvrages jumeaux, publiés comme les précédents par Gallimard, sont promis à ce stade pour le 26 octobre. 

    Leurs titres : "Souvenirs dormants" et "Nos débuts dans la vie". 

    Ces intitulés liant mémoire et recherche des origines ou d'un passé lointain, paraissent éminemment modianesques. »

    Modiano 10.2017.jpg

  • Le temps des écrivains : Virginie Despentes, Jean-Marie Laclavetine, Laetitia Colombani

    C’est l’été et l’actualité vit au ralenti, ce qui laisse un peu de place dans les médias pour s’intéresser aux écrivains.

    Virginie Despentes nous fait visiter Lyon

    Despentes 3.pngAuteure à succès, le troisième tome de Vernon Subutex (Grasset) vient de paraître, Virginie Despentes raconte à Bernard Lehut sur RTL les quelques années vécues à Lyon. Le quotidien Le Progrès, (qui publiera dans son édition du dimanche 30 juillet un grand entretien avec elle), la cite : « « Oui, je dirais que j’ai vraiment été heureuse à Lyon, j’ai vraiment été triste en la quittant… J’aime toujours autant cette ville, c’est comme Barcelone, c’est un endroit où on arrive et au bout de deux minutes, je la reconnais et je l’aime », explique-t-elle notamment. La romancière a d’ailleurs pris son pseudonyme en « hommage » aux pentes de la Croix-Rousse qu’elle a habitées. « À Barcelone, j’ai vécu en haut d’une colline. À Paris, j’habite à Belleville, ça me plaît de vivre en hauteur dans les villes. »

    Jean-Marie Laclavetine nous parle de la Touraine

    Laclavetine.pngLa nouvelle République ouvre sa série estivale Plumes d’ici avec l’auteur et éditeur Jean-Marie Laclavetine : « La Touraine, qu'il connaît déjà bien après une enfance passée sur les rives de la Garonne, lui convient. « La présence de la Loire m'importait beaucoup. J'aimais ce fleuve, ses paysages et son histoire. Il y a une douceur dans ces paysages et ces populations. Ici, les gens ne sont pas marqués par une nature hostile et n'ont pas développé un sentiment national particulier. Au contraire, ils ont vu passer et repasser des puissants avec une ironie goguenarde. » Les lieux ont-ils inspiré le romancier au fil des années ? « Les lieux, non, plutôt une atmosphère, une façon d'être, une sorte de présence au monde particulière. » Et Jean-Marie Laclavetine d'évoquer encore « une bienveillance de la nature propice à la réflexion et au bien-être. Je ne suis pas sûr que l'écriture a grand-chose à voir avec l'espace. Plutôt avec le temps, l'enfance, le parcours de vie. »

    Le succès de Laetitia Colombani

    Capture d’écran 2017-07-24 à 12.21.14.pngPas de ville ou de région spécifique pour Laetitia Colombani invitée sur Europe 1 à parler de son premier roman La tresse (Grasset) déjà vendu à plus de 200 000 exemplaires, et qui sera édité dans une trentaine de pays : « Ce succès, la romancière ne "l'explique pas", tout simplement. "C'est une grande et belle surprise que je savoure. J'écris depuis longtemps parce que je travaille pour le cinéma, en tant que scénariste, mais je n'avais jamais écrit sous forme romanesque." Quand Laetitia Colombani s'y met, elle raconte l'histoire, en chapitres courts, de trois femmes sur trois continents avec conditions sociales et religions différentes mais avec une soif de liberté pour dénominateur commun. "J'avais envie de raconter la vie des femmes dans différentes parties du monde, de parler des combats, des espoirs, des difficultés et, à travers elle, parler de trois sociétés qui traitent différemment les femmes.»

  • Lire, une habitude à prendre

    « La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens. » Daniel Pennac ("Comme un roman"-1992), source Gallimard.

    Lire ou ne pas lire, lit-on encore aujourd’hui ?

    Il y a quelques mois le journaliste Jean-Marie Gavalda (le bien nommé) constatait dans Midi Libre : Quatorze livres par an : voilà une bonne moyenne pour les Français dont 80 % déclarent "aimer la lecture". Les femmes (18 ouvrages annuels) lisent davantage que les hommes (10) et les seniors (19 livres) plus que les moins de 35 ans (9). Seuls 5 % des Français ne lisent jamais. Si le livre électronique entre progressivement dans les mœurs (21 %), le papier reste dominant. Mais les librairies traditionnelles qui réalisent 28 % des ventes sont en perte de vitesse, talonnées par les grandes surfaces (24 %) et Internet (20 %). Un peu moins d'un Français sur deux fréquente une bibliothèque (48 %) mais seulement 9 % ont une pratique régulière, au moins mensuelle. »

    Des chiffres éloquents d’un énième sondage BVA qui dévoilaient aussi que 50% des personnes interrogées préféraient regarder la télévision, et que 57% ne disposaient de pas assez de temps pour lire.

    Comment alors retrouver le goût de la lecture ?

    Le journal Slate s’interroge « Et si on obligeait les élèves et les profs à lire quinze minutes par jour? », et répond en relatant l’expérience menée depuis 15 ans par lycée Tevfik-Fikret d’Ankara : « consacrer, chaque jour ouvré, qu’on soit élève, enseignant ou personnel technique, quinze minutes de son temps à la lecture. Soit, sur l’ensemble d’une scolarité, plus de 500 heures dédiées au livre. On peut se plonger dans l’ouvrage de son choix, sans restriction de genre – la bande dessinée à sa place à côté des romans et des manuels scolaires – ou de langue – ici, on parle et lit indifféremment turc, français et souvent anglais. »

    Une action volontariste que la directrice de l’établissement résume : « Ils voient les livres de leurs copains, se les recommandent, se les échangent. Comme ils ont toujours un bouquin dans leur cartable, ils peuvent le sortir et lire en classe quand ils ont fini en avance un contrôle, ou dans la navette de transport scolaire. C’est devenu une habitude.»

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    Photo : Edward Hopper, "Compartiment C, voiture 293" (1938)

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