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gallica

  • Des lettres et des chiffres

    La révolution numérique a suscité l’invention des e-books mais a aussi permis la numérisation d’ouvrages inaccessibles jusqu’alors et favorisé leur accès au grand public. En France, nous avons Gallica, en Angleterre, la British library, et le Vatican a également entreprit de numériser ses manuscrits. 

    Gallica, déjà mentionnée sur ce blog, met en ligne des milliers d’ouvrages numérisés par la Bibliothèque nationale de France. Plusieurs mode de lecture sont proposés avec défilement vertical, mosaïque, normal, et une fonction zoom sur les pages. Parmi les ouvrages les plus consultés on trouve Les contes de Charles Perrault illustrés par Gustave Doré, artiste du 19ème siècle à qui le Musée d’Orsay consacre - du 18 février au 11 mai 2014 - une grande exposition, ou Les fleurs du mal de Charles Baudelaire édité en 1857 à Paris par Poulet-Malassis et De Broise. Dans ce dernier cas, la reproduction des pages n’est pas de très bonne qualité mais on peut les lire en « Mode texte ». A éviter le « Mode écoute » où un robot numérique débite mécaniquement les poèmes, une vrai curiosité technologique et littéraire. Gallica propose aussi des archives sonores et parmi les plus écoutées, on trouve des chants grégoriens par les chœur des moines de l’abbaye de Solesmes, ou la Marseillaise de Rouget de l’Isle.

    A la British library vous pouvez feuilleter l’édition manuscrite originale d’Alice au pays des merveilles (Alice's Adventures Under Ground) de Lewis Carroll’s (photo). Ces « virtuals books » vous permettent de feuilleter le livre, d’agrandir les pages et vous pouvez même écouter le texte de l’histoire et le lire avec les images. Le Menu de la British library propose d’autres titres comme les 560 pages du Codex de Léonard de Vinci, quelques pages de ses carnets de notes, ou le journal musical de Mozart.

    La bibliothèque du Vatican fondée au 15ème siècle a elle entrepris la numérisation de sa collection de manuscrits anciens datant pour la plupart des origines de l'Eglise. La BBC indique que la première étape du projet portera sur 3 000 documents et que le coût - plus de 20 millions de dollars (12 millions de livres) - est pris en charge par la société de technologie NTT Data au Japon. La bibliothèque espère mettre en ligne l'ensemble de ses manuscrits qui représentent aussi bien œuvres de la littérature grecque et latine classique, des manuscrits médiévaux et de la Renaissance éclairée, que des œuvres importantes des mathématiques, de la science, du droit et de la médecine des premiers temps jusqu'à nos jours.

    Ces manuscrits proviennent de « l'Amérique précolombienne à la Chine et le Japon en Extrême-Orient, en passant par toutes les langues et les cultures qui ont marqué la culture de l'Europe », explique Mgr bibliothécaire Jean-Louis Bruguès Vatican. L'objectif à long terme est de numériser les pages de 40 millions de documents.

     

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  • L’impression à la demande

    Suite du post consacré aux nouveaux moyens d’édition de livres, avec quelques informations sur les machines utilisées aujourd’hui directement par les éditeurs, ou de grandes bibliothèques, pour imprimer de petites quantités très rapidement.

    Si les particuliers ont aujourd’hui accès à des sites « commerciaux » comme Print24 ou SoBook, qui impriment rapidement des livres de un à des centaines d’exemplaires, ou même pour certains comme Blook.up le contenu d'un blog, l’impression à la demande est en passe de devenir un outil numérique de plus en plus prisé par les professionnels qui évitent ainsi les frais de stockage et surtout le « pilon » en cas d’invendus.

    Actualitté qui avait déjà consacré au mois de mars 2013 un article à ce type de production nous amène visiter le premier centre d'impression à la demande français situé au sein du centre de distribution Hachette, à Maurepas. Un service dont l’idée est née de la rencontre entre le PDG d’Hachette et John Ingram, président du groupe Ingram, leader de l'impression à la demande dans le monde et présent sur le marché de la PoD depuis 1998 et qui aboutira à la création de Lightning Source France (LSF) en septembre 2009.

    Philippe Lamotte, directeur en charge des Relations Éditeurs/Diffuseur et du Développement chez Hachette Livre, explique que l’impression à la demande « n'est pas faite, par exemple, pour des ouvrages à faible pagination et petit prix ou des beaux livres à petits prix comme les ouvrages de cuisine. »  D’autant plus rajoute Actualitté que « À l'unité, les coûts de production sont plus chers qu'un tirage de 10.000 exemplaires, mais l'éditeur a au moins l'assurance, dans le cas d'une commande de client, que l'ouvrage se vendra... ». 

    Ce procédé permet aussi aux libraires d’élargir leur gamme de prestations en proposant des fonds littéraires importants comme celui de Gallica mis en place par la Bibliothèque Nationale de France et qui permet d’avoir accès à plus de 250 000 titres jusque-là indisponibles car trop anciens, ou épuisés.

    L’impression à la demande gagne aussi d’autres secteurs, plus « administratifs ». L’Etat avec la direction de l’information légale et administrative (DILA), lance un service d’impression sur une sélection de près de 1 000 rapports publics aujourd’hui en ligne. Un nouveau service que la DILA met en œuvre pour « élargir le catalogue d’ouvrages de la DILA sur des titres non édités à ce jour ou épuisés » et « proposer une édition sous la forme papier des ouvrages à faible potentiel de vente. »

    Qui sait, à l’image des imprimantes en 3D désormais accessibles à tous (dans les bureaux de La Poste) il est possible que l’impression à la demande fasse dans quelques années son apparition chez tout un chacun.


    Photo Wikipedia.

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  • Gallica, cocorico

    Gallica, Bnf, Google Books, ReLire« Gallica, la bibliothèque en ligne de la BNF, gagne en popularité »,titrait en janvier le site Numerama. Mais qui connait vraiment Gallica cette bibliothèque numérique créée en 1997 par la BNF qui propose aujourd’hui en libre accès au grand public plus de 2 millions de documents ?

    Elle se présente ainsi : « Témoignages du patrimoine écrit français et de son rayonnement en Europe et dans le monde, les documents retenus par la Bibliothèque nationale de France ont été choisis de façon à constituer une bibliothèque encyclopédique et raisonnée, représentative des grands auteurs français et des courants de recherche et de réflexion par delà les siècles. Composée de documents rares ou difficiles d’accès, cette sélection est complétée par des documents permettant de resituer ces œuvres dans leur contexte intellectuel, illustré par des mémoires de contemporains ou décrit et commenté dans des outils de référence (dictionnaires, bibliographies). »

    On y trouve des livres, des cartes, des manuscrits, des partitions, et des liens vers d’autres bibliothèques au niveau mondial. Gallica propose également des dossiers thématiques. Si on s’intéresse par exemple à l’utopie, mot latin inventé par Thomas More, philosophe, humaniste, homme politique anglais du XVIème siècle, et qui est le nom d'une île située "en aucun lieu", on peut visualiser plus de 500 ouvrages publiés sur le sujet depuis le XVIème jusqu’au tout début du XXème siècle. Des documents hors d’âge, issus principalement des collections de la Bibliothèque Nationale de France et qui bien sûr ne sont plus couverts par le droit d’auteur.

    La BNF propose également une application pour tablettes, téléchargeable gratuitement sur l’App Store et, sur Google Play qui donne accès (non sans quelques bugs et défauts) à plus de 240 000 livres, 880 000 fascicules de presse et de revues et 470 000 images, photos et dessins.

    Une bibliothèque en perpétuelle évolution comme le rappelle le Labo.BNF : « Chaque semaine, plusieurs milliers de nouveaux documents sont mis en ligne dans Gallica et disponibles sur cette application. Comme le site Internet, l’application permet d’effectuer des recherches au sein de l’ensemble des fonds numérisés, en proposant une interface adaptée à la consultation sur tablette. Il est possible d'affiner sa recherche par champs, auteur, date d'édition, langue, thème ou type de document. Chaque document peut être téléchargé intégralement ou partiellement, envoyé par mail ou via plusieurs réseaux sociaux. »

    Loin du débat autour des projets numériques Google Books, ou ReLire, qui agitent le monde des auteurs et de l’édition, Gallica est l’aboutissement d’un modèle d’encyclopédie universelle à la portée de tous, même si certains lui contestent le doit de monnayer l’utilisation du fonds pour des usages commerciaux.


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