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  • La bibliothèque Jacques Chirac

    Jacques chirac, Livres Hebdo, Seuil, J'ai lu, Flammarion, La dépêche, Levis Strauss, Jean-Louis Debré, TallandierJean-Luc Barré, Pouchkine, Franz-Olivier Giesbert, Le magazine Livres Hebdo annonce la parution dans les prochains mois de pas moins de sept ouvrages sur Jacques Chirac, de nombreuses fois ministre, maire de Paris, ancien Président de la République (1995 - 2007), et qui vient de disparaître à l’âge de 86 ans. Ces titres étaient programmés bien avant son décès mais démontrent l’intérêt éditorial que cet homme politique a longtemps suscité.

    Les livres ont toujours accompagné son parcours, les siens à usage électoral, et ceux qui ont commenté les multiples péripéties de son ascension politique. Parmi ses biographes on citera Franz-Olivier Giesbert qui lui a consacré plusieurs livres dont : Jacques Chirac en 1987 (Seuil), La Tragédie du président, en 2006, dans lequel il dévoile des secrets de sa vie privée : « Ceci n'est donc pas une biographie au sens propre mais plutôt l'histoire d'une tragédie personnelle, devenue, sur la fin, une tragédie nationale. » (J’ai lu), et Chirac : une vie (Flammarion), Grand prix de la biographique politique 2016.

    Jacques chirac, Livres Hebdo, Seuil, J'ai lu, Flammarion, La dépêche, Levis Strauss, Jean-Louis Debré, TallandierJean-Luc Barré, Pouchkine, Franz-Olivier Giesbert, Dans La Dépêche Franz-olivier Giesbert témoigne : « Dans sa vie, il adorait passer pour un inculte et un plouc, je ne sais pas pour quelle raison. Moi, je l'ai connu en 1972, mais j'ai mis du temps à me rendre compte qu'il était cultivé. Il n'avait pas une culture littéraire, il était plutôt dans l'anthropologie. Il adorait Levis Strauss. Il était expert en art chinois mais il connaissait aussi très bien l'Afrique. Il était incollable sur l'histoire des Indiens d'Amérique. Il parlait Russe, il avait traduit Pouchkine. Il y avait chez lui quelque chose de très global. »

    Livres hebdo rappelle qu’en tant que maire de Paris il a créé de nombreuses bibliothèques et a été à l’initiative en 2006 du musée du quai Branly qui porte désormais son nom. L’ article se termine ainsi : Jacques chirac, Livres Hebdo, Seuil, J'ai lu, Flammarion, La dépêche, Levis Strauss, Jean-Louis Debré, TallandierJean-Luc Barré, Pouchkine, Franz-Olivier Giesbert, « Retiré de la vie politique depuis 2010 à cause de sa santé, il se consacre à la Fondation Chirac, lancée en 2008, notamment en charge de la préservation des langues rares et des spécificités culturelles menacées. Défenseur de l’exception culturelle, il avait affirmé, en 1999 : « La culture n’est pas une marchandise. Les peuples veulent échanger leurs biens mais ils veulent garder leur âme. »

    En 2009 et 2011, Jacques Chirac a publié les deux tomes de ses mémoires écrites en collaboration avec Jean-Luc Barré : Chaque pas doit être un but, et Le Temps présidentiel (Nil éditions et Pocket). Moins conventionnel, le livre de Jean-Louis Debré, un de ses derniers fidèles, Le monde selon Jacques Chirac (Tallandier) paru en 2015.

    Jacques chirac, Livres Hebdo, Seuil, J'ai lu, Flammarion, La dépêche, Levis Strauss, Jean-Louis Debré, TallandierJean-Luc Barré, Pouchkine, Franz-Olivier Giesbert,

  • Connaissez-vous la Revue des deux Mondes ?

    Revue_des_Deux_Mondes_-_1829_-_tome_1.jpgL’indispensable Wikipedia nous dit d’elle : « La Revue des deux Mondes, recueil de la politique, de l'administration et des mœurs fut fondée le 1er août 1829 par Prosper Mauroy et par Pierre de Ségur-Dupeyron, et éditée par François Buloz pour donner une tribune aux idées en France en relation avec les autres pays d'Europe et avec le continent américain en particulier » … « En janvier 1830, son titre devient Revue des deux mondes. Journal des voyages, de l'administration et des mœurs, etc., chez les différents peuples du globe ou archives géographiques et historiques du XIXe siècle ; rédigée par une société de savants, de voyageurs et de littérateurs français et étrangers. ».

    A son propos Europe 1 écrivait il y a peu : « La Revue des deux mondes, l'une des plus anciennes revues d'Europe, s'appuie sur un passé littéraire brillant avec des collaborateurs comme George Sand, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Dumas ou Musset. Désormais tournée surtout vers la politique et l'Histoire, la publication mensuelle fait sa une ce mois-ci sur François Fillon. Ses "dîners du Cercle" accueillent des personnalités politiques éclectiques dont, depuis 2014, Anne Hidalgo, Bruno Le Maire, Valéry Giscard d'Estaing ou encore Emmanuel Macron, selon le site de la revue. » Et ajoutait cette précision : « Après Michel Crépu, parti à la NRF chez Gallimard, sa direction est désormais assurée par Valérie Toranian, ex-patronne de Elle. »

    A l’occasion de son changement de direction en 2015, Le Monde des livres lui consacrait un article dans lequel on pouvait lire : « Depuis cinq mois – depuis, exactement, que Valérie Toranian, ancienne directrice du magazine Elle, en a repris les rênes – la revue modérée a pris un drôle de tournant, servant à ses lecteurs des plats particulièrement relevés avec des interventions ou interviews d’Eric Zemmour, Michel Onfray, Michel Houellebecq, Régis Debray : c’est un festin du pessimisme prophétique et réactionnaire. Les couvertures agressives et la mise en scène des dossiers ne font pas dans la dentelle, ­tirant la revue vers la polémique à l’arme lourde. Le virage inquiète plusieurs ­contributeurs : ils y voient une rupture avec le patrimoine génétique de la revue. Il est vrai que sont désormais aux commandes deux anciens patrons de la presse magazine. Deux, oui, car Franz-Olivier Giesbert, 38.jpegancien directeur du Point, compagnon à la ville de Valérie Toranian et ami du propriétaire de la revue Marc Ladreit de Lacharrière, a fait irruption en mars au comité de rédaction de façon specta­culaire puisque, aux dires de témoins ­effarés, ce fut pour FOG l’occasion d’une grande bouffée d’anti-intellectualisme ponctuée par ce mot d’ordre : « Il faut arrêter d’enculer les mouches. » Lancée dans l’un des lieux les plus policés du débat ­intellectuel français, la phrase a fait sensation. »

    En janvier 2017, la Revue des deux Mondes à fait parler d’elle à propos de la collaboration dans le passé de la femme d’un candidat à l’élection Présidentielle, mais c'est un autre histoire.

    Photo : la couverture du numéro daté de février-mars 2017.

  • Nos amis les bêtes en livres

    « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ». Ainsi en ont décidé les députés français dans le cadre d’un projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures. Jusqu’au vote de cet amendement (qui doit être confirmé par le Sénat), le code civil considérait les animaux comme des « biens meubles ». Air du temps, stratégie commerciale, ou véritable prise de conscience, plusieurs livres parus récemment prennent leur défense.

    718ZBR4OpyL.jpgLe site 30 millions d’amis publie un entretien avec Franz-Olivier Giesbert à propos de la parution de son livre « L’animal est une personne » (Fayard). Un intérêt du journaliste pour les bêtes qui remonte à très loin : « J’ai donc vécu mon enfance puis mon adolescence au milieu des bœufs, des vaches, des chèvres, des chats, des poules, des canards, des pintades... A mes yeux, ils étaient tous des membres de ma famille que j’agrandissais même aux veaux et aux porcs qu’élevaient nos voisins. C’est là que j’ai commencé à avoir un rapport particulier avec les animaux, à leur parler, à les aimer, à les comprendre. »
    Un livre qui ne fait pas forcément l’unanimité, puisque sur Médiapart il est qualifié de « honte » car F-O Giesbert y célèbre l’art de la viande de boucherie et fait l’éloge du cirque avec animaux.

    matthieuricardcouvbandeau-rvb-tt-width-300-height-430-bgcolor-FFFFFF.jpgPlus zen, le livre « Plaidoyer pour les animaux » de Mathieu Ricard (Allary éditions ), bouddhiste pratiquant et médiatique, qui se demande comment on peut-on manger d’autres êtres vivants. A Télérama il explique « « Si nous poursuivons au rythme actuel, explique Ricard, notre style de vie aura causé la disparition de 30 % de toutes les espèces animales d'ici à 2050. », et le magazine d’écrire : « Magnifiquement documentée – comme toujours chez cet auteur à l'érudition éblouissante, qui s'appuie sur des sources historiques et philosophiques glanées au cours de ses incessantes recherches –, la réflexion de Matthieu Ricard dépasse largement la seule question de l'alimentation. En réa­lité, c'est l'omnipotence de l'homme, à tous égards – dans les univers du cirque, de la corrida, de la chasse... –, que cet amoureux de la vie sous toutes ses for­mes questionne avec vigueur. De quel droit, au fond, nous croyons-nous tout permis ? »

    51yUXH86fsL.jpgEt les abeilles ? Didier Van Cauwelaert vient de se voir attribuer le prix du livre environnement 2014 par la fondation Veolia pour son livre « Les abeilles et la vie », publié aux éditions Michel Lafon. Le Figaro nous apprend : « Cela fait bien longtemps qu'il s'intéresse à l'insecte et à son monde extraordinaire vieux d'au moins 100 millions d'année, plus ou moins concomitant à l'apparition des plantes à fleurs et surtout, bien antérieur à l'homme. »
    L’écrivain s’est aussi inspiré des travaux du scientifique Rémi Chauvin, aujourd'hui décédé, et de ceux de Karl Von Frisch, un chercheur reconnu dans le monde entier pour ses travaux sur les abeilles. Dans une lettre adressée au chercheur, Albert Einstein lui écrit : « Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »
    La fondation Veolia distribuera dans les écoles 1500 exemplaires de l'ouvrage illustré par les photos de Jean-Claude Teyssier.


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