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  • Couleurs de Pierre Lemaître

    Pierre Lemaître, Albert Dupontel, Albin Michel, "Au revoir là-haut", Christian de Metter, éditions de Sèvres, prix Goncourt, "Couleurs de l'incendie", Michel Crépu, Le Masque et la plume, France Inter, Audiolib, La vie d’un livre est souvent étonnante, et même s’il reçoit le prestigieux prix Goncourt rien ne garantit qu’il passera à la postérité. Ce ne semble pas être le cas de « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître (Albin Michel) qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, a été adapté en bande dessinée et au cinéma, un long métrage vu par deux millions de spectateurs.

    On reparlera du film, qualifié de « farce anarcho-historique sur fond de boucherie de la Grande Guerre » par L’Obs, le 2 mars au cours la 43e cérémonie des Césars. Réalisé par Albert Dupontel, il a déjà obtenu 13 nominations avec entre autres, celle du meilleur film, du meilleur acteur, des meilleurs décors, mais également la meilleure adaptation, à laquelle a participé Pierre Lemaître.

    Le magazine Première a écrit à propos de ce film : « Du pur Dupontel, un peu voyou, politiquement incorrect, grotesque, édifiant. L’acteur-réalisateur, impeccable dans le rôle d’Albert, s’empare de ce sujet en or - hélas authentique - qu’il passe à la moulinette de son mauvais esprit avec ce sens viscéral de la justice sociale qui l’anime. Zorro meets Tex Avery comme d’habitude, mais aussi, cette fois, Eugène Sue. »

    Pierre Lemaître, Albert Dupontel, Albin Michel, "Au revoir là-haut", Christian de Metter, éditions de Sèvres, prix Goncourt, "Couleurs de l'incendie", Michel Crépu, Le Masque et la plume, France Inter, Audiolib, Autre adaptation, en 2015, la bande dessinée de Christian de Metter pour les éditions de Sèvres, là encore réalisé avec la complicité de l’écrivain pour le scénario.

    Enfin, ce titre revient aussi dans l’actualité avec la parution de « Couleurs de l’incendie » présenté comme la suite du prix Goncourt 2013. Une nouveau roman qui fait l’unanimité, en tout cas celle des critiques littéraires de l’émission de France Inter Le Masque et la plume. Michel Crépu dit : « Je n’avais pas apprécié le précédent. Comme quoi, on peut avoir le Goncourt et bien écrire encore après. On est dans les années 1930, ce livre apporte une pierre au débat sous l’angle romanesque. Ce n’est pas tant que ça à l’ancienne : il y a une ironie en filigrane de chapitre en chapitre qui montre que Pierre Lemaître sait ce qu’il fait et s’amuse beaucoup. »

    Pierre Lemaître, Albert Dupontel, Albin Michel, "Au revoir là-haut", Christian de Metter, éditions de Sèvres, prix Goncourt, "Couleurs de l'incendie", Michel Crépu, Le Masque et la plume, France Inter, Audiolib, De son côté Europe 1 nous apprend que cet ouvrage sera le deuxième tome d'une trilogie, dont le dernier opus "arrivera 18 mois plus tard", et précise « La trilogie traite de l'ensemble de l'entre-deux-guerres. « Au revoir là-haut » pour les années 1920, « Couleurs de l'incendie » pour les années 1930 et le troisième livre se passera en 1940, pendant l'exode ».

    Extrait de « Couleurs de l'incendie » de Pierre Lemaitre lu par l'auteur ©Editions Audiolib.

  • Jean d'Ormesson, les comités de lecture, et les librairies à sauver

    Jean D’Ormesson

    Les livres de Jean d’Ormesson sont immortels. Depuis la disparition de l’écrivain les ventes de ses livres s ‘arrachent en librairie nous apprend Le Figaro : « Les lecteurs s'arrachent ses livres au point où certaines librairies ont connu une rupture de stocks. Le défi à relever pour la maison d'édition Gallimard est la réimpression de la Pléiade, la prestigieuse collection de la littérature, plus longue avec sa couverture dont la tranche est dorée à l'or fin, de l'or véritable, 23 carats. Les 1500 exemplaires déjà imprimés ont tous été écoulés. « Tout est parti de manière fulgurante », explique-t-on chez Gallimard. Face aux nombreuses commandes, près de 9000 exemplaires ont été réimprimés. Ce qui est tout simplement exceptionnel. Un certain nombre devrait arriver dans les rayons le 20 décembre. » Le quotidien cite aussi les autres titres que le public redécouvre, « Au plaisir de Dieu » (Folio), « Le Guide des égarés » et « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle  dont 50.000 exemplaires ont été réimprimés.

    Vidéo du passage de Jean d’Ormesson dans l’émission On n'est pas couché du 16 janvier 2016 :

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    Comités de lecture

    France Inter relate l’histoire de deux amis qui se sont demandés « Le prix Nobel de Littérature de 1985, Claude Simon, auteur d'une trentaine de livres, serait-il publié aujourd'hui s'il envoyait ses épreuves à une maison d'édition ? » Pour obtenir un début de réponse ils ont envoyé anonymement une cinquantaine de pages du livre « Le Palace » (éditions de Minuit) à 19 éditeurs différents. Résultat, sept éditeurs n’ont pas répondu, douze ont refusé, et l’un des éditeurs a commenté : « Les phrases sont sans fin, faisant perdre totalement le fil au lecteur. Le récit ne permet pas l'élaboration d'une véritable intrigue avec des personnages bien dessinés ».

    Sauvons les librairies

    Début décembre, Le Monde a publié une tribune collective (article payant) signée par les responsables de grandes enseignes, Furet du Nord, Decitre, Albin Michel, Gibert Jeune, Tschann, Gibert Joseph, demandant aux pouvoirs publics de soutenir par des mesures fiscales la librairie « facteur déterminant pour l’animation de nos villes ». Dans cet appel ils écrivent : « Pourtant, nos librairies sont aujourd’hui très vulnérables et nombre d’entre elles se battent pour survivre. Elles sont touchées par la digitalisation de l’édition. Elles subissent de plein fouet la concurrence déloyale des plates-formes numériques dont il a été montré que leur taux d’imposition est limité à 5,2 % en moyenne. Elles sont frappées par la polarisation de la population et du territoire, notamment par la désertification et la paupérisation de certaines régions ainsi que de nombreuses villes moyennes. »

  • La disparition de Françoise Héritier

    9782738139566.jpg« Décès de l'anthropologue Françoise Héritier, l'amoureuse des "ailleurs" » (France Culture), « Françoise Héritier, anthropologue et grande figure du féminisme, est morte » (Le Figaro), « Mort de Françoise Héritier, "spécialiste des sociétés humaines et de l'esprit humain" » (France Inter) Les médias sont unanimes pour célébrer cette anthropologue, ethnologue, essayiste et féministe, disparue le jour de son anniversaire, et qui venait de voir l’ensemble de son œuvre couronné par un prix spécial du jury du Prix Fémina.

    Ces dernières semaines, son livre « Au gré des jours » (éditions Odile Jacob) dans lequel elle parle de ses petits bonheurs de vivre, avait suscité nombre d’articles, interviews, et invitations sur les plateaux télé comme La Grande Librairie (vidéo ci-dessous) où elle évoque son esprit de curiosité et son goût pour le mot juste.

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    Dans un récent entretien accordé à Annick Cojean et publié par Le Monde elle rajoutait « J’ai cette propension à jouir du moment présent, sans anticiper sur les joies du lendemain. A tout apprécier. Jusqu’à l’éclat du soleil d’automne que j’aperçois à cet instant à travers la vitre. » Et sur France Culture elle confirmait « C'est le cours de la vie qui m'a appris à trouver de la joie dans les petites choses et dans le simple fait de vivre".

    Disciple de Claude Lévi-Strauss à l'Ecole pratique des hautes études elle entre au Collège de France en 1982. Françoise Héritier a publié de nombreux livres sur ses sujets d’études notamment sur la domination masculine, thème qu’elle a abordé en 2002 dans les deux tomes « La pensée de la différence » et « Dissoudre la hiérarchie » de son livre « Masculin-Féminin » (Odile Jacob). Au mois d’octobre elle déclarait à ce sujet sur France Inter « L’humanité est l’espèce la plus stupide : c’est la seule où les mâles tuent leurs femelles. »

    « II y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c'est de cela que j'ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. » Françoise Héritier, « Le sel de la vie » (Odile jacob) 2012.

    Apprenant son décès Odile Jacob son éditrice a écrit « Au-delà de ma tristesse, je garderai en mémoire le souvenir d'une femme d'exception : grande intellectuelle, mais sensible, modeste et profonde. Elle était une amie. Elle était et restera un modèle. »

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