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  • Apprendre à lire est aussi utile pour lire des livres

    Mobilisation générale au ministère de l’Education nationale après la publication des résultats de l’étude internationale Pirls qui dévoile que les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 sont en baisse en 2016 par rapport au début des années 2000.

    8f6308306517a18f23f3c4d41aad1451.jpgLa France se classe ainsi à la 34ème place des 50 pays étudiés loin derrière la Russie, Hongkong, Singapour, l’Irlande et la Finlande. Le Monde donne le détail de ces chiffres et note qu’avec moins 22 points l’étude constate « la baisse du score des écoliers français sur la compréhension des textes informatifs sur quinze ans ; la chute est moindre pour les textes narratifs (-6 points). Une première épreuve soumise aux élèves comporte des questions sur un texte narratif, une seconde des questions sur un texte informatif. Quatre compétences sont testées : « prélever », « inférer », « interpréter » et « apprécier ». »

    « Ce ne sont pas des résultats dignes de notre pays » a réagi Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, et il a précisé : « Nous ne pouvons pas accepter ces chiffres, car derrière la froideur de ces chiffres, il y a des trajectoires humaines, il y a des inégalités sociales, il y a en réalité l'échec des plus modestes, car la difficulté à lire et à écrire à l'entrée au collège signifie le décrochage scolaire et, in fine, le chômage des jeunes. On ne peut donc pas s'y résoudre ».

    Parmi les premières mesures qu’il a préconisées celle d’une dictée quotidienne à l’école primaire mais également une meilleure formation des professeurs des écoles toujours tiraillés entre méthode d’apprentissage globale ou syllabique.

    Autre constat d’après France Info : «  Cette étude montre que les bons lecteurs ont des environnements familiaux qui soutiennent l'apprentissage de la lecture. Plus il y a de livres, d'appareils numériques à la maison, de parents éduqués ou qui aiment lire et plus les enfants auront des facilités pour lire. Les enfants dont les parents ont démarré très tôt "des activités d'alphabétisation dès leur plus jeune âge sont mieux équipés" pour la lecture, notamment une fois arrivés à l'école primaire. » CQFD.

  • ERNEST ! le livre en fête et en revue

    Les revues sur la littérature et le monde de l’édition ne manquent pas, Lire, Le Magazine littéraire, La Quinzaine littéraire, ou Livres Hebdo, plus destinée aux professionnels, on les trouve chez les marchands de journaux ou par abonnement. Depuis quelques années Internet a augmenté cet éventail de titres avec ActuaLitté, Le Blog des livres, Babelio, Le Choix des libraires, ou Onlalu, ceux-ci parmi beaucoup d’autres.

    Un petit nouveau vient se joindre à la liste, Ernest !. Sur France Info son fondateur David Medioni explique l’origine du titre : "Ernest est un média qui se veut un peu fantasque on avait envie d'incarner ça avec un prénom. On a choisi Ernest parce que c'est un prénom qu'on aimait bien, qu'on trouvait sympathique. Et puis surtout, c'était un petit hommage à Ernest Hemingway, dont on apprécie le côté fantasque".

    France Info détaille ses objectifs : « La revue en ligne "est découpée comme une fête", poursuit David Medioni. "Il y a 'l'apéro d'Ernest', c'est la partie gratuite du site, c'est Ernest qui régale. Ensuite vous avez des invités, comme Thomas Hervé, Didier Porte, Sonia Petit qui est une libraire qui est en train de créer sa librairie et qui va nous raconter les coulisses. L'espace  'Discute' est un endroit où on va aller apostropher des personnalités qui n'ont rien à voir avec le livre. Mon rêve - je passe un petit appel - c'est d'avoir Zinédine Zidane qui parle des livres qu'il lit à ses enfants !  Il y a aussi 'Les coups de foudre d'Ernest' et une rubrique 'Première fois' où on va voir des auteurs de premiers romans pour essayer de découvrir le nouveau Houellebecq, pourquoi pas !" »

    Au sommaire, des chroniques comme celle de Didier Porte qui « lira les livres et essais politiques et en fera, pour vous, une critique humoristique et grinçante », et même un scoop avec Sorj Chalandon qui parle de son prochain roman à paraître à la rentrée.

    En conclusion de son interview David Medioni déclare : « Je ne supporte pas les librairies où on chuchote et où il ne fait pas faire de bruit. Une librairie est un lieu de vie. Avec Ernest, on ne va pas épater le lecteur, on va lui parler simplement  et on ne va pas s'écouter écrire. C’est un peu le défaut par moment de certaines revues littéraires qui sont un peu élitistes. »

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  • Le livre est (aussi) dans la rue

    Le lieu de vie idéal pour le livre reste la librairie, mais de nombreuses initiatives se multiplient pour faire partager la découverte et le plaisir de la lecture.

    Ce blog a déjà évoqué les « boîtes à livres », aujourd’hui c’est le site 18h39 (Castorama) qui consacre un article aux boîtes à partages que l’on trouve de plus en plus dans les villes et qui accueillent objets divers et livres à échanger. L’article se termine par cette anecdote : « Si tous les objets déposés dans les boîtes à dons trouvent souvent très vite preneur, il y a bien sûr des petits ratés, comme le raconte Stéphanie Guénelot avec le sourire : "On a un livre sur Bernard Tapie qui est dans l'une de nos boîtes depuis le début et que personne ne prend... Mais c'est devenu notre mascotte ! »

    L’association humanitaire ATD Quart Monde elle aussi œuvre à populariser le livre avec ses bibliothèques de rue. Sur son site elle explique : « La bibliothèque de rue consiste à introduire le livre, l’art et d’autres outils d’accès au savoir, notamment informatiques, auprès des enfants de milieux défavorisés et de leurs familles. Cette activité est accessible à tous, car se déroulant sur leur lieu de vie : à l’air libre, dans un square, sur une place, un marché, sur le palier d’un escalier, au pied des arbres, sous un lampadaire, dans des endroits isolés en campagne ou à la montagne. La bibliothèque de rue est un temps de partage des savoirs extraordinaire qui répond à la soif de savoir des enfants, les réconcilie avec la joie d’apprendre et les encourage à révéler et à partager leurs talents. »

    France Info de son côté, raconte l’histoire de Jose Alberto Gutierrez éboueur à Bogota en Colombie qui récupère depuis 20 ans des livres dans les poubelles de la ville. Plus de 25 000 ouvrages avec lesquels il a créé chez lui une bibliothèque gratuite "La force des mots". Dans la vidéo ci-dessous, il déclare : « On a de la chance, je crois qu'on est la seule bibliothèque au monde où on vient nous demander d'emprunter un livre et où on le donne », et « Je viens d'un quartier affecté par l'ignorance et la pauvreté. Les livres m'ont transformé alors je pense que les livres, dans ces endroits, sont un symbole d'espoir, un symbole de paix.»

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