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france culture

  • Les Bouquinistes des quais de Seine

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    Les Bouquinistes sur les quais de bord de Seine font partie du décor touristique de Paris, mais c’est également un métier que la capitale aimerait voir classer au Patrimoine immatériel de l’Unesco.

    Le Figaro republie à cette occasion un article paru dans ses colonnes en 1910 racontant l’histoire de ses libraires particuliers : « Les premières «occasions» se rencontrent, au seizième siècle, dans les échoppes de la rive gauche, sous l'amoncellement des bric-à-brac. Puis le Pont-Neuf achevé, en 1607, parmi les charlatans, chanteurs, faiseurs de gazettes et de libelles, s'établissent des « débitants de livres ». Les invendus des grands libraires de la Galerie du Palais : Sercy, Courbé, Barbin, s'en allaient : parer les rebords du Pont-Neuf qui formaient, selon l'expression d'un contemporain, le double rayon de la plus vaste bibliothèque. »

    Dès leur création les bouquinistes ce sont spécialisés dans le livre d’occasion, on trouve encore aujourd’hui des ouvrages hors-circuit ou anciens mais également des journaux de différentes époques et, survie économique exige, des cartes postales, posters, et autres Tours Eiffel souvenir.

    Le Monde recense 210 marchands et relaie l’action de Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris pour une reconnaissance de ce « dernier petit métier de Paris ». Un comité de soutien a même été créé et l’écrivaine Anna Gavalda en est une des premières supportrices. Elle déclare au Monde : « L’idée est géniale. Je suis étonnée que si peu de Parisiens connaissent le trésor extraordinaire que sont les bouquinistes. A chaque fois que j’attends le bus, je ne peux m’empêcher de leur acheter un livre. Paris sans les bouquinistes ne serait plus une fête ! », sourit-elle, en pensant à Hemingway. »

    Cependant rien n’est joué, la procédure administrative est longue, l’activité doit au préalable être inscrite à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel et surtout le dossier doit être soutenue par le ministère de la Culture déjà très sollicité par d’autres démarches du même type. En attendant les bouquinistes bénéficient d’un regain d’intérêt de la part des médias et il faut espérer que cette publicité permettra à cette profession menacée par « par Internet, le terrorisme, et le déclin de notre appétence culturelle » comme le disait en 2017 France Culture, de ne pas disparaître du paysage parisien.

    Photo : source Le Figaro et Rue des Archives/© Mary Evans/Rue des Archives

    Le Figaro recommande cette page de Gallica/BnF sur l’histoire des bouquiniste : http://gallica.bnf.fr/html/und/histoire/bouquinistes-parisiens-du-xixe-siecle

  • Sur la piste du Polar

    Sur France Culture la rubrique dédiée au Polar dans l’émission Le Réveil culturel de Tewfik Hakem (« l'actu des plaisirs quotidiens pour bien commencer la journée ») est diffusée le jeudi matin. On peut l’écouter en direct mais également en podcast. Celle du 4 avril était consacrée à Patrick Pécherot, écrivain, pour Hével aux éditions Gallimard série noire.

    Le Polar est une genre littéraire populaire trop souvent sous-estimé dans le milieu de l’édition même s’il y est omniprésent. Un indice, le dossier publié par Livres Hebdo titré « Le grand chambardement » et qui constate que « Le paysage du polar se redessine en France à la faveur de mouvements dans les maisons d’édition et l’émergence d’une nouvelle génération d’éditeurs aux commandes, en quête d’auteurs et de moyens inédits pour les défendre. »

    En France nombreuses sont les collections qui lui rendent hommage, comme Gallimard Série noire, Le Masque, 10/18 avec Grands Détectives, Folio Policier, Fleuve Noir, Babel noir et Actes Noires, ou Rivages/Noir pour les romans étrangers. Et parmi les nouveaux éditeurs on peut citer Polar Cairn à Toulouse, Lajouanie à Paris, Mont-Blanc noir aux Houches.

    De grands événements contribuent aussi à sa popularité. C’est le cas de Quais du Polar qui en 2018 accueillera à Lyon du 6 au 8 avril plus de 120 auteurs du genre.

    Autre manifestation renommée le Festival Polar de Cognac qui fêtera cette année sa 23ème édition du 19 au 21 octobre avec déjà annoncés des « Clin d’œil » au réalisateur Jacques Deray et à mai 68.

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    Les amateurs trouveront sur 813 Le blog « Le rendez-vous des Amis des littératures policières » la plupart des dates concernant les salons et festivals consacrés au Polar de Barcelone à Paris, en passant par Osny, Fargues Saint Hilaire, Rosny-Sous-Bois, Lisle-sur-Tarn, ou Illkirch Graffenstaden. Des dizaines de manifestations y sont recensées et les informations et liens mise à jour régulièrement. Pour 2018 on y dénombre pas moins de 87 rendez-vous.

    La presse aussi s’intéresse au Polar et Les Echos proposent la liste des 10 auteurs de polar préférés des Français et sans surprise ce sont les plus gros vendeurs de livres du genre.

  • Livre ou liseuses le duel continue

    Dès son apparition on a annoncé sa disparition programmée, et plusieurs années après on a toujours autant de mal à connaître le nombre de livres numériques désormais en circulation dans le monde.

    De quoi alimenter le sempiternel débat sur l’affrontement entre le livre papier et le livre numérique. Début février le journal Les Echos titrait « Comment le numérique va révolutionner le livre » et expliquait « Comme tous les autres secteurs de l'économie, l'édition se trouve confrontée à une évolution de fond des modes de consommation et des pratiques quotidiennes portées par Internet et les nouvelles technologies de l'information. En tout état de cause, la digitalisation de l'écrit n'apparaît pas être, à elle seule, la réponse appropriée, car le consommateur, aujourd'hui rodé à l'usage du numérique, en attend une valeur ajoutée bien supérieure », et de prédire que l'interactivité sera un élément majeur du livre numérique pour compenser l’attrait d’Internet. »

    Une concurrence qu’une étude menée par Nielsen Book Research confirme en analysant les habitudes de lecture des enfants Britanniques : « La concurrence croissante du numérique, en particulier, se fait sentir dès le plus jeune âge sur l'appétit des petits Britanniques pour les livres. Trois parents sur cinq (61 %) se disent inquiets du temps passé par leurs enfants devant un écran. En particulier pour les garçons : 40 % de ceux âgés de 3 à 4 ans préfèrent être sur Internet plutôt que de lire. Au total, pas moins de 28 % des enfants de cette classe d'âge regardaient quotidiennement YouTube en 2017... alors qu'ils n'étaient que 10 % en 2013. »

    Paradoxe des études, le même organisme dévoile que les millenials (génération née entre les années 1980 et 2000) utilisent des livres imprimés pour se reposer des écrans et des réseaux sociaux… (sic).
    Un constat qui permet à France Culture d’affirmer que « le boom de la liseuse n’a pas eu lieu » et de raconter l’ «
    Histoire d'une révolution qui n'aura pas eu lieu », même si l’auteure termine son article ainsi : « la révolution du livre numérique n’a peut-être pas eu lieu, mais celle du livre augmenté ou nativement numérique reste à venir. »

    En attendant les deux types de livre continuent de cohabiter, pour le plus grand plaisir des amateurs de littérature.

    Photo : document Radio-Canada.ca

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