Avertir le modérateur

france culture

  • Bientôt la rentrée (littéraire)

    Vainqueur incontesté des ventes de livres cet été Guillaume Musso. Le quotidien 20 minutes nous en dit plus : « Eté comme hiver, année après année, livre après livre, il caracole en tête des ventes. Et son dernier roman ne fait pas exception. La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso a été le livre le plus vendu ( et donc le plus lu ?) de l’été, s’est félicité mercredi son éditeur Calmann Levy. Ce thriller qui se déroule sur la Côte d'Azur s’est écoulé à plus de 55.000 exemplaires depuis juillet, a indiqué la maison d’édition en se basant sur les chiffres de l’institut GfK. Au total, depuis sa sortie en avril, le quinzième roman de Guillaume Musso s’est vendu à plus de 555.000 exemplaires. »

    Une bonne nouvelle pour son éditeur qui doit espérer que cela continue à l’automne, car comme à chaque rentrée littéraire les libraires vont être submergés de nouveautés, au total 567 romans. Particularité cette année, relevée par la presse, le nombre – 94 - de « premiers romans ». Un phénomène que Le Huffington Post analyse en donnant notamment la parole à Charlotte Milandri créatrice du blog 68 premières fois : « Il y a un intérêt grandissant autour des premiers romans car ils reçoivent une attention particulière de la part des médias. Le premier roman me semble-t-il, est devenu un objet marketing, au point que certaines maisons d'édition utilisent des stratagèmes pour que des romans obtiennent le qualificatif de premier roman (publication sous pseudo, explication discutable sur un texte précédent, tentative de qualification d'un premier texte comme une autobiographie). Le présenter comme un premier roman est déjà en soi un argument de mise en avant ».

    Des primo-romanciers revitalisants pour un secteur de l’édition en plein « remue-ménage » selon Le Monde qui récapitule la « série de cessions et de réorganisations d’une ampleur rarement égalée », et annonce une rentrée « morose » : « Les groupes d’édition gèrent plus que jamais à l’économie, ce qui peut se traduire par des suppressions d’effectifs. En redressement judiciaire, France Loisirs a licencié 450 salariés sur 1350 en France cette année. Bien plus modeste, un plan de sauvegarde de l’emploi concerne une quinzaine de salariés dans les sociétés holdings de La Martinière et de Média-Participations. Cette reprise en main suscite des inquiétudes, notamment au Seuil, dirigé depuis avril par Hugues Jallon, venu de La Découverte (Editis).»

    D’autres articles sur la rentrée littéraire : Télérama « Rentrée littéraire 2018 : voici notre sélection des meilleurs romans », « Rentrée littéraire 2018, les choix de France Culture et de L'Obs », L’Express « Nos coups de cœur de la rentrée littéraire », Les Inrocks « Nos 40 romans préférés de la rentrée littéraire ».

    Photo : petit échange entre Tatiana de Rosnay et Guillaume Musso sur Facebook.

    Guillaume Musso, Le Huffington Post, Charlotte Milandri, Le Monde, Hugues Jallon, Télérama, france culture, L'Obs, L'Express, les inrocks

  • Où les écrivains passent-ils leurs vacances ?

    Quand Sigolène Vinson ( Les Jouisseurs, éditions de L'Observatoire), raconte sur France Culture dans l’émission de Nathalie Azoulai, L'Ecriture est un sport comme les autres, sa passion pour le surf, Bernard Lehut dans son émission estivale sur RTL « Chemins d’écrivains » part tous les dimanches à 12h 45, à la rencontre des lieux qu’aiment fréquenter les écrivains, Nice pour Véronique Olmi, Christian Bobin « entre Morvan et Bourgogne », ou le Finistère pour Yann Queffelec.

    Se ressourcer, s’abstraire du quotidien, changer d’horizon, retrouver ses racines, les vacances pour les écrivains ressemblent beaucoup à celles de leurs lecteurs. Ou presque.

    Au mois de juillet dans une tribune publiée dans Actualitté, Delphine Bertholon expliquait : « certes, je suis en vacances, mais je corrige quand même un roman jeunesse à paraître en début d’année, je prépare des rencontres pour la rentrée et, bien sûr, je lis beaucoup. Lire, ça fait partie du job. C’est de la joie — et du job. Je nage, aussi. En nageant, l’esprit se perd, les idées germent. Je suis en vacances et, de fait, c’est de cela dont j’ai envie de parler : de la notion de vacance. De l’importance du « vide » dans la création. »

    Les séjours de vacances sont aussi liés aux attaches familiales. Dans Le Maine libre, Cécile Pivot parle de « la maison des étés et des grandes fêtes de famille » de son père à Quincié dans le Beaujolais : « En piles audacieuses, mangeurs d’espace et dévoreurs de temps, les romans peuplent les souvenirs de Cécile Pivot lors de ses séjours en Beaujolais. Elle évoque le bureau paternel à côté de sa chambre, avec le lit une place colonisé par les livres de la rentrée. Pour une lectrice gourmande, c’est la tentation à portée de mains. » (…) « Je m’abstiens pourtant d’en emprunter, surtout depuis que mon père préside le Goncourt. Je craindrais trop d’emporter celui qui pourrait décrocher le prix. »

    NathalieAzoulai, Bernard Lehut,Véronique Olmi, Christian Bobin, Sigolène Vinson, RTL, Actualitté, Delphine Bertholon, Le Maine libre, Cécile Pivot, Bernard Pivot, Vanity Fair, Albert Camus,Guy de Maupassant, Amélie Nothomb, Jean d'Ormesson, Tatiana de Rosnay, France Culture, Françoise Sagan, Marguerite Duras, Edgar Morin, François Mauriac Yann Queffelec,  En 2017, le magazine Vanity Fair menait aussi l’« enquête » et sous le titre « Cigales & Crustacés », dévoilait « Les lieux de vacances mythiques des écrivains » : Albert Camus (Tipasa en Algérie), Guy de Maupassant (Côte d’Azur), Amélie Nothomb (lac d’Annecy), Jean d’Ormesson (Corse), Tatiana de Rosnay (Côte basque). France Culture toujours, nous propose également de nous intéresser aux lieux de villégiatures de quelques auteurs et nous savons tout sur les endroits préférés de Françoise Sagan, Marguerite Duras, Edgar Morin, ou François Mauriac qui disait à propos de ses vacances « J’irai dans mes maisons mais dans ces maisons je mènerai exactement la même vie que je mène ici, qui est de lire et d’écrire un peu. »

    Photo : affiche du festival Des livres et moi organisé par le Centre François Mauriac à Malagar nom de la maison de l'écrivain.

  • Les Bouquinistes des quais de Seine

    XVM962861a0-4bc3-11e8-9113-507d1a2692d5.jpg

    Les Bouquinistes sur les quais de bord de Seine font partie du décor touristique de Paris, mais c’est également un métier que la capitale aimerait voir classer au Patrimoine immatériel de l’Unesco.

    Le Figaro republie à cette occasion un article paru dans ses colonnes en 1910 racontant l’histoire de ses libraires particuliers : « Les premières «occasions» se rencontrent, au seizième siècle, dans les échoppes de la rive gauche, sous l'amoncellement des bric-à-brac. Puis le Pont-Neuf achevé, en 1607, parmi les charlatans, chanteurs, faiseurs de gazettes et de libelles, s'établissent des « débitants de livres ». Les invendus des grands libraires de la Galerie du Palais : Sercy, Courbé, Barbin, s'en allaient : parer les rebords du Pont-Neuf qui formaient, selon l'expression d'un contemporain, le double rayon de la plus vaste bibliothèque. »

    Dès leur création les bouquinistes ce sont spécialisés dans le livre d’occasion, on trouve encore aujourd’hui des ouvrages hors-circuit ou anciens mais également des journaux de différentes époques et, survie économique exige, des cartes postales, posters, et autres Tours Eiffel souvenir.

    Le Monde recense 210 marchands et relaie l’action de Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris pour une reconnaissance de ce « dernier petit métier de Paris ». Un comité de soutien a même été créé et l’écrivaine Anna Gavalda en est une des premières supportrices. Elle déclare au Monde : « L’idée est géniale. Je suis étonnée que si peu de Parisiens connaissent le trésor extraordinaire que sont les bouquinistes. A chaque fois que j’attends le bus, je ne peux m’empêcher de leur acheter un livre. Paris sans les bouquinistes ne serait plus une fête ! », sourit-elle, en pensant à Hemingway. »

    Cependant rien n’est joué, la procédure administrative est longue, l’activité doit au préalable être inscrite à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel et surtout le dossier doit être soutenue par le ministère de la Culture déjà très sollicité par d’autres démarches du même type. En attendant les bouquinistes bénéficient d’un regain d’intérêt de la part des médias et il faut espérer que cette publicité permettra à cette profession menacée par « par Internet, le terrorisme, et le déclin de notre appétence culturelle » comme le disait en 2017 France Culture, de ne pas disparaître du paysage parisien.

    Photo : source Le Figaro et Rue des Archives/© Mary Evans/Rue des Archives

    Le Figaro recommande cette page de Gallica/BnF sur l’histoire des bouquiniste : http://gallica.bnf.fr/html/und/histoire/bouquinistes-parisiens-du-xixe-siecle

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu