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françoise nyssen

  • Les maux des correcteurs

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    Les correcteurs ont un rôle essentiel dans la réalisation d’un livre. Ce sont eux qui corrigent les fautes d’orthographe des auteurs, placent les virgules et les points au bon endroit, entre autres interventions sur le texte. Ce sont eux aussi qui vérifient les invraisemblances d’un récit et la cohérence des noms, des dates, des lieux. Ils portent un regard sur l’ensemble des signes, des caractères qui composent un manuscrit et veillent à ce qu’il soit correctement mis en forme avant d’être mis en page, imprimé, et diffusé.

    Mais voilà la crise de l’édition étant passée par-là et les éditeurs tentent, y compris dans ce domaine, de faire des économies. Si les grandes maisons d’édition ont encore des correcteurs attitrés et salariés, de plus en plus d’éditeurs externalisent ce travail pour faire baisser les coûts de revient ce qui amène les correcteurs professionnels à dénoncer une « ubérisation » de leur métier.

    En janvier 2018 on pouvait lire dans Le Figaro : « «Nos CDI nous contraignent à une rémunération fluctuante et à des périodes de chômage imposé non rémunéré et non indemnisé. Aucune obligation de salaire mensuel minimum n'est faite aux employeurs», déplorent les correcteurs qui ont lancé une pétition pour dénoncer leurs conditions de travail. Cette dernière a recueilli plus de 7.500 signatures dont celles de nombreux écrivains et de tous les membres de l'académie Goncourt. »

    Des négociations ont été entamées avec le syndicat national de l’édition (SNE) et portent sur les points suivants selon le site Actualitté.com :

    - les indemnités de licenciement, 

    - la cadence de travail, 

    - le lissage mensuel de la rémunération 

    - la compensation des pertes de revenus découlant d’un volume de travaux inférieur au volume annuel d’heures prévu dans la clause d’évaluation du niveau d’activité prévisible. 

    Les correcteurs ont même demandé l'intervention de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, ex-éditrice faut-il le rappeler, et le ministère à répondu : « [S]ensible aux difficultés rencontrées par les correcteurs de l’édition », nous suivons « attentivement l’évolution des négociations en cours, conduites par les partenaires sociaux sous l’égide du ministère du Travail ».

    Les négociations continuent faute d'accord.

    Photo : Document Actualitté.com.

  • Qui va payer l’ouverture des Bibliothèques le soir et le dimanche ?

    Annoncé en fanfare et cautionné par le rapport Corbin/Orsenna remis à la ministre de la Culture, l’ouverture des bibliothèques publiques le soir ou en fin de semaine, connaît une phase de mise en place, disons difficile. Début avril Françoise Nyssen a présenté le projet aux professionnels souhaitant que « Les bibliothèques doivent ouvrir plus et devenir des maisons de services publics culturels », et précisant que cent cinquante  bibliothèques volontaires ont déjà présenté des projets de transformation (Le Monde).

    Comme on pouvait s’y attendre ce sont les professionnels qui se sont interrogés sur les moyens mis en place pour faire aboutir ce projet. Une organisation de la charge de travail que toutes les municipalités ne sont pas prêtes à prendre en charge. Ainsi à Nantes, un mouvement de grève a débuté le lundi 19 mars concernant les conditions de rémunération pour l’ouverture de quatre bibliothèques chaque premier dimanche du mois. Les agents des bibliothèques municipales réclament en effet que les cinq heures travaillées le dimanche soient doublement récupérées ce que refuse la mairie. L’arrêt de travail est prévu jusqu’au 20 avril.

    Autre difficulté, à Belfort cette fois-ci, où le conseil municipal à décidé en février de réduire de 50% le budget de la bibliothèque Léon Deubel et d’augmenter les droits d’inscription. Un collectif d’usagers « Culture pour tous à Belfort » s’est constitué pour protester contre ces décisions et a lancé une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 1000 signatures. Dans ce comité on trouve l’ancienne directrice adjointe de la bibliothèque, Yvette Buhler, aujourd’hui à la retraite qui déclare à Livres Hebdo « La bibliothèque a longtemps été un modèle dans la région, mais avec un budget d’acquisition correspondant maintenant à 1,3 euro par habitant, elle est en queue de peloton dans les statistiques nationales. Même les villes de 2000 habitants font mieux. Alors que le rapport d'Erik Orsenna vient de réaffirmer le rôle des bibliothèques dans la cité, celle de Belfort voit mis à mal sa mission de diffusion et d'accès à tous de la culture ».

    Dernier avatar du projet, la dotation globale de 8 millions d’euros a se partager entre les bibliothèques et qui fait écrire au site Actualitté.com : « Ce devait être l’une des mesures culturelles majeures du quinquennat, une tentative forte de permettre un accès plus large sinon à la culture, du moins à l’un des lieux du livre. Ce sera la plus misérable action culturelle du gouvernement, désespérément portée par un ministère à la peine. »

    Photo Thibaud Poirier.

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  • La rénumération des auteurs qui font salon

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