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françoise nyssen

  • L'existence pas toujours facile de bibliothèques en tout genre

    A Bordeaux, la bibliothèque créée par un SDF a été détruite par les services municipaux. Les réseaux sociaux se sont mobilisés et l’on pouvait lire sur la page de Eric Chevance : « Dominique dit Neneuil, est un sans logis, qui, sous le parking Victor Hugo, a constitué sa « librairie libre ». Une belle librairie, bien achalandée, les ouvrages proprement présentés sur des étagères... Et chacun peut venir se servir et apporter des livres, on troque ou pas, c’est gratuit. Et puis on parle avec Dominique si on veut, on peut prendre un café, bref, un véritable « service public sauvage » de la lecture. Sophie Poirier y a consacré un chapitre dans son beau livre Les Points communs. » Un habitant du quartier Wiame Ben raconte à France 3 Nouvelle Aquitaine : "Il y a un vie de quartier autour, des jeunes livreurs à vélo y faisaient une pause et prenaient un livre, des touristes ont pris le lieu en photo. Un des plus photographié de Bordeaux ! » Depuis, une pétition a été ouverte qui demande « à venir apporter à Neneuil les ouvrages de leur choix pour reconstituer ce lieu de convivialité atypique et paisible dont une municipalité devrait s'enorgueillir plutôt que de la jeter à la benne à ordure. » celle-ci a déjà recueilli plus de 1300 signatures. Sur le sujet : https://www.francetvinfo.fr/societe/sdf/video-a-bordeaux-une-bibliotheque-de-rue-installee-par-un-sdf-detruite-par-la-police_3004851.html

    Des bibliothèques de rue, ces boîtes où l’on peut échanger des livres en toute liberté, il y en a beaucoup à travers le monde et on le doit à Todd Bol dont le site Actualitté.com nous annonce la disparition à l'âge de 62 ans : « Todd Bol ne fut sans doute pas le premier à partager quelques livres directement dans la rue, mais il est à l'origine de la structure Little Free Library, une organisation à but non lucratif qui recense les bibliothèques de rue et valorise les initiatives. Plus de 75.000 bibliothèques de rue sont aujourd'hui enregistrées auprès de l'organisation, dans le monde entier. »

    Little Free Library, Todd Bol, Eric Chevance, Actualitté.com, Association des bibliothécaires de France, Françoise Nyssen,Wiame Ben, Sophie Poirier

    Bibliothèques de rue, bibliothèques de service public, il ne semble pas toujours évident de faire vivre les livres. Profitant du changement de ministre de la Culture, l’Association des bibliothécaires de France lui a écrit et « s’inquiète face aux réductions importantes des services proposés en bibliothèques (réduction des horaires, suppression des services aux écoles, limitations de l’action culturelle) voire les menaces sérieuses de fermeture d’équipement en lien avec les difficultés financières de certaines collectivités locales. » L'ABF sollicite un rendez-vous rapide pour s'assurer de la poursuite du Plan Bibliothèque initié par Françoise Nyssen.(Source Actualitté.com)

  • Françoise Nyssen d'éditrice à ministre

    Etonnant itinéraire que celui de Françoise Nyssen, éditrice puis ministre de la Culture, une grande première ce poste ayant rarement été occupé par un professionnel du domaine.

    Titulaire d’un doctorat en biochimie et d’un dîplome d’urbaniste elle rejoint en 1980 son père Hubert Nyssen, créateur d’Actes Sud une des maisons d’édition françaises les plus originales. Un des plus importantes également. Actes Sud doit son succès à une politique éditoriale tournée vers l’étranger avec des auteurs comme Nina Berberova ou Stieg Larsson, auteur de la série à succès Millenium.

    Aujourd’hui le catalogue compte près de 12 000 titres. Actes Sud, qui a obtenu quatre prix Goncourt, c’est aussi une collection de bandes dessinées, les éditions du Rouergue, Payot-Rivages, et « Actes Sud Junior » filiale spécialisée dans le livre jeunesse.

    Françoise Nyssen a été présidente du directoire d’Actes sud de 1987 à 2017, date à laquelle son mari a pris sa succession lorsqu’elle est devenue ministre.

    Plus d’un an après sa nomination, elle-même et le gouvernement devront reconnaître qu’il y a possibilité de conflit d’intérêt dans ses attributions. Le Premier ministre publiera un décret lui demandant de se mettre en retrait concernant «la société « Actes Sud », « l’exercice de la tutelle du Centre national du livre », « la régulation économique du secteur de l’édition littéraire ». Comme le souligne à l’époque Actualitté.com le décret ne précise pas si Françoise Nyssen peut s’occuper des questions relatives à l’édition scolaire, aux librairies et aux bibliothèques.

    Autre originalité d’Actes Sud, son ancrage dans la ville d’Arles où la société anime une librairie, un restaurant, et des cinémas. Une implantation en région qui n’empêche pas d’avoir des bureaux à Paris.

    Ceux-ci, ces dernières semaines on fait l’objet de nombreux articles polémiques pour des travaux non déclarés. Des mises en causes qui viennent s’ajouter à une campagne de presse récente qui mettant en doute les capacités de Françoises Nyssen à occuper son poste : « Ministre, ce n’est pas la culture de Françoise Nyssen » (Le Parisien), « Françoise Nyssen est-elle sur la sellette ? » (Europe 1).

    Ministre ou éditrice, les semaines à venir nous diront quel est le chemin que Françoise Nyssen empruntera pour poursuivre sa route au service de la Culture.

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  • Trois informations sur le livre

    Un conflit d’intérêt, la disparition d’un important éditeur, et une bibliothèque de quartier incendiée, ainsi va le monde de l’édition en ce mois de juillet.

    Il aura fallu plusieurs mois au gouvernement français pour s’apercevoir qu’il risquait d’y avoir conflit d’intérêt entre la fonction de ministre de la Culture de Françoise Nyssen et ses anciennes fonctions à la tête de la maison d’édition Actes Sud (désormais dirigée par son mari). Le Premier ministre lui a donc « retiré la régulation économique du secteur de l’édition », une décision prise à la demande de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Ce n’est donc pas elle qui mènera les négociations concernant la réforme en cours du régime social des auteurs.

    On a appris le 9 juillet le décès accidentel à l'âge de 72 ans d’Alain Kouck, président du conseil d’administration d'Editis Holding. Le groupe Editis est la filiale du groupe l’espagnol Planeta, et réunit une cinquantaine d’éditeurs dont les Presses de la Cité, Belfond, Robert Laffont, Kurokawa, Pocket, 10/18, Le Robert, Nathan, Bordas, Julliard, Le Cherche-midi, La Découverte, First, Plon, Nil, Perrin, Seghers, XO. Alain Kouck était aussi membre du bureau du Syndicat national de l’édition, Vice-Président du conseil d’administration du Cercle de la Librairie (actionnaire majoritaire d’Electre et de Livres Hebdo), et président de Culture papier.

    Est-il vraiment utile de brûler une bibliothèque publique pour exprimer sa colère ? 20 minutes raconte ce qui c’est passé à Nantes : « Johanna Rolland, la maire de Nantes, très émue à son arrivée sur place, a déjà assuré que « la maison des Haubans sera reconstruite ». Des solutions étaient déjà en cours d’élaboration afin que la bibliothèque fonctionne de nouveau cet été. L’école primaire Bergson, située juste à côté, pourrait notamment mettre à disposition des locaux. « La bibliothèque municipale va redéployer des fonds pour que les habitants aient accès à des livres pendant les vacances », indique David Martineau, adjoint à la culture et au quartier Malakoff. » Quelques jours après la bibliothèque a ré-ouvert et fait un appel aux dons de livres. Le ministère de la Culture va lui aussi s’engager dans la reconstruction du lieu.

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