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françois mauriac

  • Le plaisir de lire se partage

    « Nous voulons faire de la lecture un plaisir. Les vacances sont l’occasion de sortir du temps de lecture obligatoire qui a lieu à l’école et qui est nécessaire, mais pas suffisant. L’école apprend, très bien, à lire, mais la majorité des adultes qui savent lire ne lisent plus de livres après leur scolarité. La majorité des gens qui savent lire n’y trouvent aucun plaisir. Ou plutôt pense n’y trouver aucun plaisir ! » Constatation un peu abrupte de Vincent Monadé, président du Centre National des Lettres, à propos de l’opération Partir en livre. Déclaration tempérée par ce commentaire : « Notre objectif est de montrer que savoir lire n’est pas seulement utile, c’est également un bonheur. »

    Les lecteurs sont plus sensibles que les autres constatait en 2015 un article d’Actualitté qui comparait les différents supports de lecture, papier ou écran. On pouvait lire : « Le développement intellectuel et émotionnel repose pour partie sur les lectures pratiquées : roman, poèmes, nouvelles, qu'importe, il s'agit de lire pour former le cerveau et parvenir à partager les sentiments des personnages. Par ce phénomène d'appropriation, sorte de mimétisme que le lecteur applique au récit, les stimulations de différentes régions du cerveau forment une expérience par procuration. Dilemmes moraux, frayeurs, émotions bouleversantes : toutes ces résultantes de nos lectures participent de la formation personnelle. »

    Partir en livre, Vincent Monadé, CNL, Actualtté.com, Jules Renard, Francis Richard, François Mauriac, Roland Barthes, 20 minutesBonheur et formation personnelle, les atouts de la lecture ne manquent pas. Au rayon « plaisir de lire », on citera Jules Renard «  Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. » ou François Mauriac « La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté. » Dans une analyse du livre Le plaisir du texte, Francis Richard cite sur son blog l'auteur Roland Barthes : « Si je lis avec plaisir cette phrase, cette histoire ou ce mot, c’est qu’ils ont été écrits dans le plaisir. »

    Plaisir d’écrire, plaisir de lire, autant de satisfactions que l’on peut aussi partager. Le quotidien 20 minutes invite ses lecteurs à rejoindre sa « communauté « Livres » et les incite à chroniquer leurs livres préférés sur une plateforme - où tous les genres « polar, chick lit, Heroic Fantasy, littérature générale, jeunesse ou érotique -, ont leur place ». Seule consigne pour la rédaction de ces fiches, que le livre ait plu.

  • Des écrivains dans l’actualité de Zola à Elie Wiesel / Revue de presse

    Dans Paris Match : « Au Festival de Grignan, Brigitte Emile-Zola, l’arrière-petite-fille de l’écrivain, va lire les lettres du romancier à sa femme, Alexandrine. Une correspondance où plane la présence de sa maîtresse, mère de ses deux enfants. » (…)

    product_9782070139217_195x320.jpg« Qu’est-ce qui vous a poussée à  publier la correspondance de votre aïeul ?
    J’avais 18 ans quand mon grand-père a disparu. Il m’avait fait promettre sur son lit de mort de publier les lettres d’Emile Zola à Jeanne puis à Alexandrine… mais pas avant le XXIe siècle. Lui-même était médecin et avait passé sa vie à honorer la mémoire de son père en recevant chez lui les spécialistes de l’œuvre de Zola du monde entier.

    « Lettres à Alexandrine. 1876-1901 », d’Emile Zola, Gallimard, 832 pages. Festival de la correspondance de Grignan, du 5 au 10 juillet. Lecture de Brigitte Emile-Zola le 7 juillet. »

     

    Dans Télérama : « Grand voyageur, lecteur insatiable, brillant traducteur et essayiste, Yves Bonnefoy est décédé, à l'âge 93 ans. Il laisse une œuvre abondante, humaine et profuse, à son image. » (…) « Un seul livre a suffi à Bonnefoy pour figurer au premier rang des poètes français contemporains, une place qu’il ne quittera plus. Signe de cette surprenante célébrité, son deuxième recueil, « Hier régnant désert », obtiendra en 1959 le très « branché » prix de la Nouvelle Vague décerné par le journal L’Express. »

     

    Dans BibliObs  un témoignage inédit de Roger Grenier : « Quand André Gide est mort, en 1951, le seul journaliste disponible à France-Soir  était un spécialiste du fait divers, d'ailleurs excellent. On l'expédia rue Vaneau. Il ne rappela que le soir : « Aucun intérêt, c'est une mort naturelle. » C'est sans doute pour éviter un tel malentendu que, pour l'enterrement de Céline, comme j'étais catalogué littéraire, c'est moi qui fus envoyé. » (…) « Suivi de quelques voitures, le corbillard entama la montée, à travers les rues de Meudon, vers le cimetière des Longs-Réages. Il continuait à pleuvoir. Le convoi n'est pas passé par l'église, et il n'y a pas eu de discours. A peine au cimetière, le cercueil a été glissé dans la fosse. Quelques fleurs et c'en fut fini à jamais du docteur Destouches, alias Louis-Ferdinand Céline, dont la vie fut si longtemps pleine de bruit et de fureur. Il était à peine 9 heures du matin. Dans mon reportage de France-Soir, je m'étais permis d'écrire : « Il est toujours triste d'être obligé d'avoir honte d'un grand écrivain. »

     

    LaNuit.pngDans Marianne à propos de la disparition d’Elie Wiesel : (…) « En ces jours où la personnalité révérée éclipse l’écrivain merveilleux, c’est le sens, au fond, que délivre la Nuit. François Mauriac, lorsque lui parvinrent ces 200 pages transies de l’âme des disparus, ne s’y est pas trompé et leur a offert une préface. Commotion de ce récit où Wiesel donne une arche de papier à ses parents et à sa sœur suppliciés par l’hitlérisme, et dont on aurait tort de négliger la sombre beauté. « Jamais, écrit-il, je n’oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi. » Et parce qu’il s’était fait le serment de ne jamais oublier tout cela, l’enfant de Sighet avait fait un vœu, dès avant l’éclosion de sa célébrité littéraire : « Que toujours, partout où un être humain serait persécuté, [il] ne demeurerai[t] pas silencieux ».»

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