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florence cestac

  • Polars à Lyon, Joël Dicker best-seller, ventes en berne, et Futuropolis en exposition

    Polar

    Gomorra.jpgBonne nouvelle pour le festival Quais du Polar qui se déroulera à Lyon du 29 au 31 mars à Lyon, la manifestation aura comme invité d'honneur le réalisateur de films policiers Brian de Palma. Selon 20 minutes sera également présent Roberto Saviano, journaliste et auteur italien spécialiste de la Mafia italienne connu notamment pour son livre Gomorra (Folio). En 2018, il a publié Piranhas (Gallimard), roman qui raconte le parcours d'enfants mafieux dans la vieille ville de Naples. Autres participants attendus : Michael Connelly, Elisabeth George, Arthur Perez-Reverte, James Sallis, Chris Offutt, Tim Willocks, David Grann, Leif Davidsen.

    Best-sellers

    France Info nous apprend que « Le romancier suisse Joël Dicker est l'auteur francophone le plus lu en 2018 ». Son nom figure dans le palmarès annuel des ventes établi par L'Express, RTL et Tite Live. D’autres noms figurent dans cette liste d’heureux auteurs, Nicolas Mathieu, Pierre Lemaître, mais aussi François Hollande, Amélie Nothomb, et Jean d’Ormesson pour ses deux derniers livres Et moi, je vis toujours et Un hosanna sans fin. Philippe Lançon est en quatrième position juste devant Guillaume Musso et Marc Levy, classé dixième.

    Méventes

    Le constat est inquiétant, Livres Hebdo annonce dans une étude publiée début février que les ventes de livres ont baissé en 2018 pour la deuxième année consécutive. La plus forte baisse depuis dix ans. France Info détaille « Les ventes de livres ont reculé de 1,7% l'an dernier par rapport à l'année précédente. L'année 2018 a été plombée par un très mauvais second semestre, analyse Livres Hebdo. Comparé au commerce, qui ne recule que de 0,2% en 2018, le livre est à la traîne. Si l'on excepte 2015 et 2016, le marché n'a cessé d'être en baisse depuis 2010. » Seul point positif la hausse de ventes des livres jeunesse, de la BD et des mangas, même si Vincent Monadé, président du Syndicat national de l'édition (SNE) estime que "le temps consacré à la lecture au quotidien ne cesse de reculer".

    Futuropolis

    Nicolas Mathieu, Pierre Lemaître,François Hollande, Amélie Nothomb,Philippe Lançon, Guillaume Musso, Livres Hebdo, Vincent Monadé, Futuropolis, Etienne Robial, Florence Cestac, Musée de la BD Angoulême, Michael Connelly, Elisabeth George, Arthur Perez-Reverte, James Sallis, Chris Offutt, Tim Willocks, David Grann, Quais du Polar, Brian de PalmaRoberto Saviano, Leif Davidsen, DargaudFrance InfoJean d’Ormesson,,Le musée de la bande dessinée à Angoulême présente jusqu’au 19 mai 2019, une exposition consacrée aux éditions Futuropolis et surtout à ses créateurs Etienne Robial et Florence Cestac. A propos de ses albums Etienne Robial explique : « Les personnages, les héros nous intéressaient moins que les auteurs. Nous étions centrés sur ces derniers. On voulait les mettre en avant avec leurs noms en grand sur la couverture. Et je n’intervenais jamais sur le contenu d’un livre. L’auteur arrivait avec un projet, je ne modifiais rien à l’intérieur. »

    Une livre retrace cette épopée éditoriale (1972-1994) : La Véritable histoire de Futuropolis, par Florence Cestac (paru en 2007 aux éditions Dargaud).

  • Les auteures de bandes dessinées se manifestent

    Les femmes sont souvent bien représentées dans l’édition : romancières, essayistes, mais aussi directrices de collection, maquettistes, illustratrices, et bien d’autres métiers.
    On aurait pu croire la situation quasiment idyllique si la sélection du prochain festival de la bande dessinée d’Angoulême n’avait révélé que sur 30 ouvrages nominés pour l’attribution du Grand Prix, aucun n’avait pour auteur une femme.
     
    Attitude inadmissible pour nombre d’auteures, mais aussi pour certains dessinateurs sélectionnés comme Riad Sattouf qui a annoncé sur Facebook qu’il demandait à être retiré de la sélection. Il sera aussitôt suivi par plus de la moitié des nominés dont Daniel Clowes, Joann Sfar, Etienne Davodeau, Charles Burns, Christophe Blain, Milo Manara, François Bourgeon, etc.
     
    Riad Sattouf écrit « J'ai découvert que j'étais dans la liste des nominés au grand prix du festival d'Angoulême de cette année. Cela m'a fait très plaisir !
    Mais, il se trouve que cette liste ne comprend que des hommes.
    Cela me gêne, car il y a beaucoup de grandes artistes qui mériteraient d'y être.
    Je préfère donc céder ma place à par exemple, Rumiko Takahashi, Julie Doucet, Anouk Ricard, Marjane Satrapi, Catherine Meurisse (je vais pas faire la liste de tous les gens que j'aime bien hein ! )...
    Je demande ainsi à être retiré de cette liste, en espérant toutefois pouvoir la réintégrer le jour où elle sera plus paritaire! Merci ! »

     
    A ce jour, selon Les Inrocks, plus de 140 appellent au boycott du Prix -,
    Les dessinatrices réunies sous le « Collectif des créatrices de bandes dessinées contre le sexisme » font, elles, savoir que « Suite à la publication de la liste des nominés pour le Grand Prix d’Angoulême 2016 pour lequel nous, autrices et auteurs sommes appelé.e.s à nous prononcer, le couperet est tombé : 30 noms, 0 femme. Elles rappellent que « depuis 43 ans, Florence Cestac est la seule femme à avoir reçu cette distinction. Claire Brétecher, pilier du Neuvième Art, n’a elle-même jamais reçu le Grand Prix, repartant en 1983 avec le prix du 10ème anniversaire (prix n’ayant jamais empêché ses lauréats d’être éligibles pour les Grand Prix suivants). Nous nous élevons contre cette discrimination évidente, cette négation totale de notre représentativité dans un médium qui compte de plus en plus de femmes. »
    En réponse à ces accusations, le délégué général du festival, Franck Bondoux, a nié tout sexisme dans les colonnes du journal Le Monde : « Il y a malheureusement peu de femmes dans l’histoire de la bande dessinée. C’est une réalité. Si vous allez au Louvre, vous trouverez également assez peu d’artistes féminines. Le Grand prix regarde vers le passé pour récompenser des auteurs qui ont une œuvre dense. Jusqu'à présent les femmes étaient peu nombreuses.  Je n'exclus pas d'ouvrir la porte à une évolution de la liste. »


    On laissera le mot de la fin (de cette chronique) à la dessinatrice Coco (Charlie Hebdo) qui a déclaré sur France Inter : « Comment ont-ils pu sélectionner les auteurs sans se rendre compte qu'il n'y avait pas de femme ? »


    Epilogue (provisoire) : Le Monde annonce que « Le Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême fait machine arrière. Dans un communiqué publié mercredi 6 janvier après-midi, sa direction a annoncé qu’elle allait finalement ajouter des femmes à sa liste d’auteurs sélectionnés pour l’obtention du prochain Grand Prix, dont l’annonce sera faite pendant la 43e édition de la manifestation (28-31 janvier). »

     

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    Dessin de Florence Cestac.

  • Salon du Livre mode d’emploi

    Dans quelques jours le 34ème Salon du livre de Paris ouvrira ses portes au public. Même si depuis quelques années la fréquentation tend à baisser, il n’en reste pas moins un événement important pour l’édition. Il y a plusieurs façons de le fréquenter.

    Le soir de l’ouverture, muni d’une invitation généreusement distribuée par les organisateurs et les éditeurs, on se rend Porte de Versailles pour se mêler dans les allées au Tout-Paris médiatico-littéraire et, avec un peu d’audace, on peut aller boire un verre sur le stand d’un éditeur.

    En semaine, le Salon est beaucoup plus calme. L’entrée est payante (de 10 à 49 euros pour le Pass Premium, c’est gratuit pour les moins de 26 ans sur pré-inscription) et l’on peut rencontrer les auteurs dont on aura repéré la présence sur le programme. C’est malgré tout le week-end et lors de la nocturne qu’on a le plus de chance de les approcher après de longues heures d’attente, et d’obtenir un paraphe personnalisé, ou pas.

    On peut y acheter des livres, pour permettre aux éditeurs de rentabiliser la location de leurs stands. Le Salon est la plus grande librairie éphémère de France, mais ces dernières années, plusieurs éditeurs l’ont désertée refusant les tarifs pratiqués par les organisateurs privés de la manifestation (en partenariat avec le Syndicat National de l’édition).

    Pour tenter de renouveler d’année en année l’intérêt du public à se rendre au Salon, la littérature d’un pays est mise en valeur. En 2014, ce sera celle de l’Argentine avec plus de 46 auteurs invités parmi lesquels, le dessinateur Quino dont le personnage de Mafalda fête ses 50 ans. On commémorera aussi le centenaire de la naissance de Julio Cortázar, « figure emblématique de la littérature argentine de la seconde moitié du XXe siècle ».

    Les jeunes sont également une cible pour les organisateurs qui mettent l’accent sur des espaces consacrés à la bande dessinée et aux mangas avec pour les plus petits le Salon du livre célèbre les 40 ans du personnage Yakari. Autre public mais toujours dans la bande dessinée, le salon propose cette année « Regards de Femmes sur la société actuelle » avec des planches originales de Claire Bretécher, Florence Cestac, Annie Goetzinger, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Anne Simon, et Vanyda, et  une exposition sur la bande dessinée chinoise.

    Le Salon du livre de Paris se déroulera du 21 au 24 mars 2014, Porte de Versailles – Pavillon 1, Boulevard Victor, Paris 15ème.

    De 10h à 20h (sauf dimanche 23 jusqu’à 19h). Lundi 24 mars de 9h à 13h la matinée est exclusivement réservée aux professionnels du livre pré-accrédités.

    Salon du Livre de Paris, Claire Bretécher, Florence Cestac, Annie Goetzinger, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Anne Simon, Julio Cortázar, Quino, Mafalda,

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