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  • Pauvres auteurs

     

    « Paupérisation » est le mot le plus entendu au cours du dernier festival de la BD d’Angoulême. Il concerne la situation des auteurs dans ce milieu, mais pas uniquement, comme en témoignent des articles parus récemment.

    Sur le site Rue 89, Claire Richard, écrit « La Société des gens de lettres, qui représente des auteurs littéraires, alerte elle aussi sur une « spirale de paupérisation », liée à « une baisse des tirages, une baisse des à-valoir, et une baisse des pourcentages de droits d’auteur ». Ailleurs, même chose : en Grande-Bretagne, une récente étude indique que le revenu médian des auteurs professionnels (qui tirent plus de 50% de leurs revenus de leur plume) est inférieur au salaire minimum. »

    Actualitté de son côté, publie une tribune qui se fait l’écho de la situation des illustrateurs jeunesse : « Pourquoi l’auteur jeunesse est-il si mal rémunéré ? Il touche en moyenne 6 % de droits d’auteur par livre vendu (dans le cas des albums créés par un binôme, la réalité se situe souvent autour de 2 % ou 3 % chacun), contre 10 % dans les autres domaines (bande dessinée et littérature générale). Aucune raison, ni artistique ni économique, de légitimer cette sous-rémunération. À moins de se pencher sur des habitudes ancrées dans l’histoire, mais complètement obsolètes : les premières artistes de la littérature jeunesse étaient des femmes, qui défendaient peu leurs droits et ne prétendaient pas vivre de leurs écrits. »

    Dans une enquête publiée en décembre 2014, les Inrockuptibles indiquaient « Combien gagnent vraiment les écrivains made in France ? Il existe en réalité un contrat-type relativement encadré. Les romanciers sont rémunérés en droits d’auteur, c’est-à-dire la part qui leur revient sur le prix du livre, selon la règle du “8/10/12”. Cela signifie qu’ils touchent généralement 8 % de droits jusqu’à 10 000 exemplaires vendus, 10 % entre 10 000 et 20 000 exemplaires et 12 % au-delà. Cette échelle de droits peut varier d’une maison d’édition à l’autre, mais aussi en fonction de la notoriété de l’auteur, de ses ventes précédentes ou des prix (Goncourt, Renaudot…) qu’il a reçus. Pour un écrivain confirmé, qui vend autour de 40 000 à 50 000 exemplaires, peut ainsi être pratiqué le “10/12/14” voire plus. »

    Mais voilà, pour vivre de son écriture, il faut vendre des livres. Une stratégie dont personne ne connaît la recette miracle. Il faut dire aussi que le monde de l’édition est devenu une vaste loterie, où les éditeurs publient des auteurs en tout genre avec l’improbable espoir que, dans le lot, quelques-uns vont attirer en masse le public. De là à espérer payer son loyer avec...

    Comme le rappelle Actualitté, Fleur Pellerin, ministre de la Culture, annonçant une fête jeunesse autour de la littérature, a dit : « Les bons résultats économiques de la filière ne doivent pas faire oublier les inquiétudes des créateurs, et j’y suis sensible. » 

    Dessin de James publié par le site Bodoï (2014).

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  • Le nouveau Magazine littéraire

    Si quelques quotidiens ont encore des suppléments littéraires comme Le Monde ou Le Figaro, les journaux grand public essentiellement consacrés aux livres et à l’écriture sont de plus en plus rares.

    Le Magazine littéraire est un de ceux-là. Un titre ancien créé en 1966 par le journaliste Guy Sitbon et où de nombreux écrivains se sont succèdés au poste de rédacteur en chef ; François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez. Le peintre Raymond Moretti en dessinera aussi les couvertures à partir de 1972 et pendant plus de 25 ans.

    Aujourd’hui le magazine est édité par Sophia Publications, société de presse dirigée par Thierry Verret, Gilles Gramat, et Maurice Szafran. Ce dernier qui dirigeait il y a peu l’hebdomadaire Marianne en est le directeur éditorial et a appelé à ses côtés Pierre Assouline comme conseiller de la rédaction.

    Le Magazine littéraire, Raymond Morreti, Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf, Stefan Sweig, Albert Camus, Marcel Proust, Marguerite Duras, Fleur Pellerin,François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez, Guy Sitbon, Maurice Szafran, Pierre Assouline Le magazine annonce une nouvelle formule à paraître le 23 janvier 2015. Livres Hebdo nous en dévoile les détails : un format plus haut, une nouvelle typo, une nouvelle maquette plus colorée et plus dynamique, découpée en trois parties de 30 pages : l'actualité non littéraire vue à travers les livres, les critiques de livres, poche compris, et un dossier « véritable institution du titre à laquelle collaborent de nombreux universitaires », le tout « vivement illustré ».

    Parmi les « scoops » de cette nouvelle formule, Fleur Pellerin, ministre de la Culture, qui « s'explique enfin sur l'affaire Modiano » comme le titre Le Figaro qui écrit  « Dans cet entretien de quatre pages, elle précise être une grande lectrice (avec des volumétries variables) et qu'elle a notamment lu quelques ouvrages de la rentrée littéraire achetés à la librairie Millepages à Vincennes car elle peut y aller à pied de chez elle, à Montreuil. Debout-Payé, le roman de Gauz sur cet étudiant ivoirien devenu vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées après avoir atterri sans papier en France. Fleur Pellerin dit aussi lire « comme tout le monde » Le Royaume, d'Emmanuel Carrère. Si elle s'apprête à entamer Soumission de Houellebecq, elle avoue avoir été déçue par ses romans plus récents. »

    En 2012, Le Magazine littéraire a lancé une collection de livres de poche intitulée « Nouveaux regards ».  Celle-ci se propose de « revenir sur les grands textes de la littérature française et étrangère avec un œil neuf et des lectures inédites par les plus grands spécialistes. Les trois premiers volumes – disponibles en librairie – mettent en lumière respectivement l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf et Stefan Zweig, les suivants porteront sur Albert Camus, Marguerite Duras et Marcel Proust. »

    Le site officiel du Magazine littéraire.


  • Marc Levy, Adrien Bosc, Isabelle Rivoal, Restos du cœur, Patrick Modiano, Daniel Boulanger, et Fleur Pellerin...

    Revue de presse :

    Déconnecter avec Marc Levy

    Dans ma dernière chronique, je vous contais les aventures de l’écrivain avec l’univers numérique. Dans L’Express, on peut lire un article sur l'enquête de l'association Culture Papier portant sur le rapport des Français au papier. Le parrain de cette association, Marc Levy, déclare au magazine « L'ultra-connectivité est formidable dans bien des domaines et situations, mais pouvoir se déconnecter est aussi un acte essentiel de la vie.  Un exemple, lorsque vous lisez sur une liseuse numérique, vous n'êtes pas déconnecté. Des informations sur vos lectures sont collectées: ce que vous lisez, la vitesse à laquelle vous lisez, les pages que vous avez passées, si vous avez été ou non au bout de votre lecture, les mots que vous avez surlignés, et ceux sur lesquels vous avez effectué des recherches... Ces données sont exploitées à des fins commerciales et publicitaires. »

    La rentrée littéraire des premiers romans

    Toujours dans L’Express, on trouve une liste d’auteurs qui ont « épaté les rédactions de Lire de la rédaction par leur style, la diversité et l'ampleur de leur sujet » ; « des jeunes écrivains avec lesquels il faudra compter lors de la rentrée littéraire. » Cela va du premier roman d’Adrien Bosc « Constellation » dont le sujet « relate le dernier vol du Constellation, petit bijou d'Air France qui, parti de Paris pour New-York, n'arriva jamais à destination. Une réflexion sur le destin audacieuse et bien menée. »  à  « Grosse » d’Isabelle Rivoal « un premier roman décevant ».

    Lire pour les Restos du cœur

    La radio RFI nous apprend sur son site que « Treize nouvelles inédites signées par treize auteurs français de renom seront publiées le 6 novembre au profit des Restos du Cœur par les éditions Pocket, permettant à l'association de distribuer trois repas pour chaque livre acheté. » Dans la liste des treize auteurs figurent Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Perier, Tatiana de Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Weber.

    La disparition de Daniel Boulanger

    Sous le titre « Daniel Boulanger, l'homme qui se cachait derrière ses livres est mort », L’Obs rend hommage à l’écrivain en republiant le portrait que Jean-Louis Ezine avait fait de lui en 1994. Auteur d'une vingtaine de romans, mais aussi de nombreux recueils de nouvelles et de poésie, il fut membre de l'Académie Goncourt de 1983 à 2008. Scénariste et quelquefois acteur, il a participé à des films de François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Alain Corneau et Philippe de Broca.

    Modiano prix Nobel... de la Paix ?

    Le Huffington Post présente une « battle » entre ministres de la Culture après les propos de Fleur Pellerin dévoilant à Canal + qu’elle lisait moins depuis qu’elle était ministre. Titre de l’article « Filippetti, Pellerin ou Mitterrand : qui parle le mieux de Modiano ? » Fleur Pellerin a quand même tenu à préciser « Quand j'entends dire que je suis inculte ou que je ne lis pas, je trouve cela absolument scandaleux. J'ai dit que je lisais moins, je n'ai pas dit que je ne lisais pas. »

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