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  • La rentrée littéraire d'hiver

    Le monde de l’édition en apnée après la déferlante Sérotonine de Michel Houellebecq (Flammarion) – déjà réimprimé à 50 000 exemplaires –, va pouvoir reprendre sa respiration habituelle. Avec au programme de cette « rentrée hiver 2019 » 493 romans, dont 336 français, des auteurs qui s’expriment, et des prix.

    DvW6G4uWoAAxgx7.jpgElsa Ferrante, auteure à succès toujours aussi mystérieuse, avait, dès ses débuts, précisé à son éditrice italienne Sandra Ozzola qu’elle ne participerait à aucune promotion de ses ouvrages. Une discrétion explique Le Monde (article payant) lui permettant de se protéger d’un « système médiatique qui accorde « plus d’importance à l’aura de l’auteur qu’au texte lui-même ». A propos de son anonymat, elle dit que cela « lui a permis une telle liberté de création qu’il est devenu pour elle indissociable de l’acte d’écrire ». Son dernier livre « Frantumaglia. L’écriture et ma vie » traduit de l’italien par Nathalie Bauer (Gallimard), rassemble divers textes, essais, articles, dans lesquels elle évoque son travail d’écriture.

    Le Prix du livre étranger JDD/France Inter 2019 a été attribué le 10 janvier à Alexandria Marzano-Lesnevich pour L'empreinte (Sonatine). L’auteure professeur assistant d'anglais au Bowdoin College vit à Portland dans le Maine. L’empreinte a également été nommé l'un des meilleurs livres de l'année par Entertainment Weekly, Audible.com, Bustle, Book Riot, The Times of London, The Guardian. Le lauréat 2018 du prix était Paul Auster pour 4 3 2 1 (Actes Sud). Figuraient également dans la dernière sélection : L'énigme Elsa Weiss de Michal Ben-Naftali (Actes Sud), Les outrages de Kaspar Colling Nielsen (Calmann-Lévy), Après Maida de Katharine Dion (Gallmeister), et China Dream de Ma Jian (Flammarion).

    Autre radio, autre prix, le Grand prix RTL-Lire 2019 dont Livres Hebdo a publié les noms des cinq ouvrages finalistes. Le magazine spécialisé explique que « Cette sélection sera soumise à vingt libraires choisis dans autant de villes qui composeront des jurys régionaux au sein de leur clientèle. Au total, cent lecteurs choisiront le lauréat qui succèdera en mars à Isabelle Carré (Les rêveurs, Grasset). »
    Le jury de cette édition est composé de Christopher Baldelli, Philippe Labro, Baptiste Liger, Jacques Esnous, Bernard Lehut, Jean-Pierre Tison, Estelle Lenartowicz, Gladys Marivat et Josyane Savigneau. Les titres en compétition sont : Alto Braco de Vanessa Bamberger (Liana Levi), Nino dans la nuit de Capucine et Simon Johannin (Allia), Personne n’a peur des gens qui sourient de Véronique Ovaldé (Flammarion) A la ligne de Joseph Ponthus (La table ronde), et San Perdido de David Zukerman (Calmann-Lévy).

  • Que serait le monde de l’édition sans Michel Houellebecq ?

    Il est paru. Et tout le monde - ou presque – a son mot à dire. Forcément.

    Arte joue la prudence et propose une animation (ci-dessous) qui permet de mieux connaître l’auteur :

    Houellebecq.png

    Le site Actualitté.com lui, étrille l’écrivain « L’événement littéraire de 2019 se nomme donc Michel Houellebecq : d’un côté les désastreuses déclarations d’admiration à Donald Trump, de l’autre, la parution du nouveau roman, Sérotonine. Et au milieu, coule une étrange rivière, qui charrie tout et n’importe quoi. », et cite Josyane Savigneau ancienne responsable du Monde des livres et membre du prix Fémina qui s’exprime sur Twitter : « Je viens d’entendre à la radio « le Houellebecq se vend comme des petits pains ». Je trouve inquiétant que le livre d’un homme qu’on dit être vraiment un écrivain et pas un fabricant de livres soit lancé comme un produit. Seuls @libe et le Canard ont fait critique et pas promo ».

    D’autres tentent de le qualifier : « « Houellebecq est un romancier ambigu » Bruno Viard, universitaire, auteur en particulier des « Tiroirs de Michel Houellebecq » (PUF, 2013) dans Le Monde (article abonnés).

    « Michel Houellebecq : écrivain antimoderne ou gourou moderne ? » Marc Weitzmann, Signes des temps sur France Culture.

    « Michel Houellebecq, le dernier des romantiques » Gilles Martin-Chauffier Paris Match qui, pour illustrer cette thèse, publie une photo de son récent mariage où on le voit portant chapeau melon et costume trois pièces.

    Enfin, il y a ceux qui ironisent comme Patrick Besson dans Le Point « Michel n'ira pas dans les médias où ses confrères rêvent d'être invités et ne répondra pas aux questions qui ne leur seront pas posées. », ou Man le dessinateur du Midi libre :

    Man Houellebecq.jpg

    L'essentiel étant qu’on en parle. Ce que je fais aussi.

  • La pilule (du bonheur) Houellebecq

    L’arrivée massive (320 000 exemplaires) de « Sérotonine » le dernier livre de Michel Houellebecq (Flammarion) « qui s'annonce d'ores et déjà comme un best-seller et la star de la rentrée d'hiver » selon Le Point, est très attendue par les librairies et les lecteurs. Et on n’a pas fini d’en parler.

    Sérotonine, Soumissio, Michel Houellebecq, Flammarion, Niort, L'Humanité, Le Figaro, Le Point, Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, En premier, Charlie Hebdo avec cette brève « Le prochain livre de Houellebecq sortira le 4 janvier. On s’abstiendra d’en dire du mal : la dernière fois ça ne nous a pas franchement réussi », ironise l'hebdomadaire, et l’on se souvient que la promotion du précédent roman « Soumission » avait été occultée par l’horrible attentat perpétré au sein du journal satirique qui cette semaine-là lui consacrait sa couverture (photo ci-contre).

    Le gouvernement lui-même apporte sa pierre à la mise en avant du romancier en lui décernant opportunément la Légion d’honneur, et la presse de rappeler ses liens amicaux et littéraires avec le Président de la République. Le magazine Les Inrockuptibles republie d’ailleurs la rencontre des deux personnages en mai 2016.

    Enfin, on peut rajouter à ce plan média l’inévitable polémique lié à chaque livre d’Houellebecq avec cette fois-ci la ville de Niort qualifiée dans le roman de « l'une des villes les plus laides qu'il m'ait été donné de voir » et qui s'insurge contre cet avis peu valorisant.

    Un accompagnement médiatique qui prélude à la déferlante d’articles sur ce septième roman que les journalistes l’ayant déjà lu qualifient d’« ouvrage sombre et poignant » (La Voix du Nord).

    Sérotonine, Soumissio, Michel Houellebecq, Flammarion, Niort, L'Humanité, Le Figaro, Le Point, Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, Petit florilège :

    « Une nouvelle fois, le romancier controversé n’a pas son pareil pour saisir le mouvement général du monde. La sérotonine, hormone du bonheur, se tient au cœur de ce roman à très forte teneur politique » (L’Humanité).

    « Houellebecq, la sombre lucidité d'un écrivain qui dérange » (Le Figaro).

    « Quatre ans après son controversé « Soumission », l’écrivain revient avec un roman sur la déchéance d’un homme sans désir et une rédemption possible. Bouleversant » (Sud Ouest).

    « "Sérotonine", un roman à la fois "très houellebecquien" et novateur » (France info).

    Etc., etc. …

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