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  • Les ados lisent aussi

    Depuis Harry Potter et ses 7 volumes, des sagas comme Eragon, ou Hunger Games, on sait que les adolescents peuvent se plonger avec délectation dans des livres de plus de 700 pages contredisant ceux qui déplorent que les écrans de jeux ou d’ordinateur sont leurs seuls centres d’intérêt.

    Un nouveau genre éditorial va dans ce sens. Le site Rue 89 / Nouvel Observateur y consacre un grand article et explique : « Bien que l’édition jeunesse subisse un fort recul d’activité (-7% selon les derniers chiffres du Syndicat national de l’édition), les éditeurs et les libraires sont d’accord : les ventes de cross-age sont en augmentation constante. Elles sont cependant difficiles à mesurer, un même ouvrage pouvant être classé jeunesse, jeune adulte ou adulte selon les librairies. Mais que celui qui affirme que les jeunes ne lisent plus se jette le premier tome ! »

    Le « cross-age », est un anglicisme  qui désigne une littérature spécifique pour les 12-18 ans et qui fait la transition entre les livres pour enfants et ceux pour « adultes ». Un genre qui flirte avec les règles de la loi de 1949 sur la protection de la jeunesse qui codifie les contenus des livres et journaux destinés aux enfants.

    En effet les thèmes abordés dans ces romans sont actuels et le langage utilisé puise dans l’univers quotidien des jeunes. Rue 89 précise « la littérature jeunes adultes est encore très peu conseillée par les prescripteurs, qu’ils soient parents ou enseignants. En cause, le niveau de langue, parfois grossier, ou la complexité des thèmes abordés. Erreur ! Car si l’on parle de sexe, de violence, de drogue, d’immigration, de grossesse précoce, de maladie ou d’homosexualité, comme c’est le cas dans les romans contemporains des collections DoAdo, DoAdo Noir ou Exprim’, ce n’est jamais gratuit, et les qualités littéraires tout comme la cohérence narrative sont au rendez-vous. »

    Un phénomène très en vogue que décrypte également le site « Ne vois-tu rien venir ? » dans un dossier très complet : « La littérature pour adolescents et pour jeunes adultes est la seule à être définie par son public plutôt que par son genre ». Les contours du public, comme ceux des genres sont tout autant difficiles à délimiter. Derrière l’expression galvaudée « young adults » (YA) se cache une offre littéraire diverse, étroitement liée à l’évolution du secteur jeunesse de ces 20 dernières années qui a vu la massification de la production ainsi que son Sarbacane, Exprim', Rue 89, cross-age, Ne vois-tu rien venir ?, young adultsinternationalisation. Tout d’abord, certains succès ont eu des répercussions telles que les éditeurs ont redéfini leurs stratégies marketing afin de toucher les lecteurs au-delà du public adolescent. Ainsi, la double publication en jeunesse et en littérature générale est désormais courante. Les grands formats ont évincé les collections poches, cantonnées désormais aux rééditions ou aux classiques, destinés aux plus jeunes des lecteurs. Les codes graphiques ont eux-mêmes évolué, tout comme les noms des collections. Il s’agit de gommer les attributs « jeunesse ». Ainsi, les photographies remplacent les illustrations ; des logos au design moderne évincent les mentions « jeunesse » en couverture ou sur les quatrièmes, etc. Le roman pour adolescent a revêtu des attributs hybrides, lui permettant de s’insérer dans les différents rayons des librairies et des bibliothèques. »  

    En France, on trouve cette littérature, dans plusieurs grandes maisons d’édition mais aussi chez Sarbacane qui dès 2006, lançait « une collection de romans Nouvelle génération tournée vers les grands ados et jeunes adultes, sous le label Exprim’ » (en photo).

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