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emmanuel carrère

  • Le nouveau Magazine littéraire

    Si quelques quotidiens ont encore des suppléments littéraires comme Le Monde ou Le Figaro, les journaux grand public essentiellement consacrés aux livres et à l’écriture sont de plus en plus rares.

    Le Magazine littéraire est un de ceux-là. Un titre ancien créé en 1966 par le journaliste Guy Sitbon et où de nombreux écrivains se sont succèdés au poste de rédacteur en chef ; François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez. Le peintre Raymond Moretti en dessinera aussi les couvertures à partir de 1972 et pendant plus de 25 ans.

    Aujourd’hui le magazine est édité par Sophia Publications, société de presse dirigée par Thierry Verret, Gilles Gramat, et Maurice Szafran. Ce dernier qui dirigeait il y a peu l’hebdomadaire Marianne en est le directeur éditorial et a appelé à ses côtés Pierre Assouline comme conseiller de la rédaction.

    Le Magazine littéraire, Raymond Morreti, Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf, Stefan Sweig, Albert Camus, Marcel Proust, Marguerite Duras, Fleur Pellerin,François Bott, Jean-Jacques Brochier, Jean-Louis Hue, Joseph Macé-Scaron, Laurent Nunez, Guy Sitbon, Maurice Szafran, Pierre Assouline Le magazine annonce une nouvelle formule à paraître le 23 janvier 2015. Livres Hebdo nous en dévoile les détails : un format plus haut, une nouvelle typo, une nouvelle maquette plus colorée et plus dynamique, découpée en trois parties de 30 pages : l'actualité non littéraire vue à travers les livres, les critiques de livres, poche compris, et un dossier « véritable institution du titre à laquelle collaborent de nombreux universitaires », le tout « vivement illustré ».

    Parmi les « scoops » de cette nouvelle formule, Fleur Pellerin, ministre de la Culture, qui « s'explique enfin sur l'affaire Modiano » comme le titre Le Figaro qui écrit  « Dans cet entretien de quatre pages, elle précise être une grande lectrice (avec des volumétries variables) et qu'elle a notamment lu quelques ouvrages de la rentrée littéraire achetés à la librairie Millepages à Vincennes car elle peut y aller à pied de chez elle, à Montreuil. Debout-Payé, le roman de Gauz sur cet étudiant ivoirien devenu vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées après avoir atterri sans papier en France. Fleur Pellerin dit aussi lire « comme tout le monde » Le Royaume, d'Emmanuel Carrère. Si elle s'apprête à entamer Soumission de Houellebecq, elle avoue avoir été déçue par ses romans plus récents. »

    En 2012, Le Magazine littéraire a lancé une collection de livres de poche intitulée « Nouveaux regards ».  Celle-ci se propose de « revenir sur les grands textes de la littérature française et étrangère avec un œil neuf et des lectures inédites par les plus grands spécialistes. Les trois premiers volumes – disponibles en librairie – mettent en lumière respectivement l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, Virginia Woolf et Stefan Zweig, les suivants porteront sur Albert Camus, Marguerite Duras et Marcel Proust. »

    Le site officiel du Magazine littéraire.


  • Le livre en fêtes de fin d’année

    Quels sont les livres les plus achetés en 2014 et quels sont ceux offerts à Noël qui vont se retrouver sur les sites de vente d'occasion ?

     L’Obs propose une Infographie sur les plus grands succès de l’année au cinéma, à la télé et dans les livres. Pas de surprise pour les romans, Guillaume Musso, Katherine Pancol, Marc Levy arrivent en tête des ventes mais il faut signaler la cinquième place d’Emmanuel Carrère pour « Le Royaume ». Dans la catégorie bande dessinée, là aussi les « poids lourds » que sont Astérix, Largo Winch, le Chat de Geluck et Lucky Luke, laissent loin derrière les autres héros. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte des ventes de Noël pendant lesquelles l’album des dernières aventures de Blake & Mortimer « Le Bâton de Plutarque » a fait un carton.

    meme2.jpgPour les essais et documents, Valérie Trierwieler et Eric Zemmour ramassent la mise de leurs ressentiments, mais on a de bonnes surprises avec en troisième place « Voyages en absurdie » de Stéphane de Groodt suivi de « Mémé » de Philippe Torreton. Comme quoi, l’amour des mots et de sa grand-mère peuvent aussi faire de bonnes ventes.

    Peut-être avez-vous reçu comme cadeau un volume de La Pléiade ? Dans ce cas, vous devez lire l’enquête très documentée que L’Obs, (encore lui) consacre aux secrets de fabrication de cette collection qualifiée de « Livre de poche du riche » par Jacques Drillon (...). Les Pléiade sont assemblés et reliés par Babouot, à Lagny-sur-Marne : de grands ateliers, pleins de machines longues comme des jours sans pain, et une trentaine de personnes, pour une production de 28000 exemplaires par an (plus les agendas et les albums : 35000 exemplaires à peu près).

    Le papier bible de 36 gr est fabriqué spécialement par Bolloré Thin Papers, qui fournit aussi le 32 gr des notices pharmaceutiques. Il y a deux circuits, chez Babouot : le tout-venant, et la Pléiade.

    La reliure représente 32000 m2 de cuir par an, soit 45000 moutons néo-zélandais, dont chacun fournit la matière à 12 reliures de 0,4mm d’épaisseur (plus dix exemplaires personnels pour Antoine Gallimard, reliés à la main, en peau de chèvre) ; la dorure est faite d’or américain, déposé par pression à chaud sur les couvertures, et qui arrive par rouleaux de 244 m ; le pliage, la couture des cahiers, le collage des signets jaunes : toutes ces opérations sont effectuées avec un soin méticuleux par l’équipe de Michel Jeandel. » (...)

    Enfin, dans les mois qui viennent, il faudra peut-être guetter le ciel (le Père Noël lui ne revient que dans un an) lorsque vous commanderez un livre sur Internet ou chez un libraire innovant. Europe 1 relève que la filiale internationale de La Poste Express, Geopost, a récemment testé avec succès un prototype de drone « capable à terme de porter une charge de 4 kilos dans un rayon de 20 kilomètres ».

    De quoi commander l’intégrale de Guillaume Musso ou les tomes de Virgile à paraître dans La Pléiade.

    Photo : Page de calendrier sexy(ste) édité par une entreprise polonaise pour vanter les mérites de sa production de... cercueils.

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  • En automne on lit aussi

    C’est la rentrée, littéraire, forcément, avec 607 romans annoncés et quelques informations parues dans la presse au cas ou vous auriez décroché pendant les vacances.

    Paris Match consacre une série de trois articles aux nouveaux auteurs de cette rentrée et écrit « Rituel aussi attendu que cruel, la rentrée littéraire va déverser cette année plus de 600 livres sur les tables des libraires. Il y aura Beigbeder, Carrère, Nothomb… et les autres. Les jeux semblent faits d’avance. A la remorque des grands, ils seront pourtant 75 petits nouveaux à tenter leur chance. » Parmi eux le journal présente les ouvrages de Fréderika Amalia Finkelstein « L’oubli » (Gallimard), Karine Silla « Monsieur est mort » ( Plon), Adrien Bosc « Constellation » (Stock), Gautier Battistella « Un jeune homme prometteur » (Grasset), Aurélien Delsaux « Madame Diogène » (Albin Michel), Clotilde Coquet « Parle-moi du sous-sol » (Fayard), Sophie Brocas « Le cercle des femmes » (Julliard).


    Dans Le Figaro Blandine Rinkel constate que avec l’ebook « le livre devient un objet de consommation come les autres » en raison de la possibilité d’analyser les modes de lecture des lecteurs : « En soi, ces informations paraissent inoffensives, voire divertissantes. Mais ne pourraient-elles pas servir des fins plus discutables si, comme l'annoncent les promoteurs de livres numériques majeurs (Amazon, Apple, Google) depuis quelques années, les grands data centers venaient à signer des partenariats avec les maisons d'édition ? Que se passerait-il, en d'autres termes, si cette collecte d‘informations précises sur notre intimité de lecteur étaient exploités commercialement ? »

    C’est au tour des éditeurs Japonais de dénoncer les pratiques commerciales d’Amazon. Le Parisien explique : « Déjà accusé de méthodes commerciales agressives aux Etats-Unis et en Europe, Amazon est désormais sous le feu des critiques dans l'archipel nippon après la révélation d'un système de notation sur quatre niveaux qui conditionne la visibilité sur le site. Selon plusieurs sources, il consiste notamment à évaluer les maisons d'édition à l'aune de la commission payée au groupe de Jeff Bezos pour vendre leurs livres sur son vaste site Internet.
    Les plus généreuses ont droit à une active campagne de publicité de leurs œuvres, avec des répercussions directes sur les ventes, ont expliqué cette semaine à l'AFP des éditeurs basés à Tokyo, confirmant des informations du quotidien Asahi Shimbun. »


    Le Monde s’intéresse à l’écriture manuelle fortement concurrencée par les claviers d’ordinateurs et s’interroge « L'écriture manuscrite serait-elle donc vouée à disparaître ? "Nos voyages au Japon, aux Etats-Unis et en Scandinavie, où la papeterie s'est beaucoup modernisée, nous poussent à croire le contraire", répond Maxime Brenon, cofondateur de la jeune marque Papier Tigre. Lancé il y a seulement trois ans en France, ce créateur de cahiers et de cartes de correspondance comptabilise déjà 300 points de vente dans 25 pays. Rejoints par d'autres petites sociétés françaises (Monsieur Papier, Le Papier fait de la résistance ou La Petite Papeterie française), ces militants de l'écriture manuelle ne s'opposent pas pour autant à la communication digitale. »

    S-Tesson.jpgDernière nouvelle de l’été, on a appris fin août dans L’Express que l’écrivain Sylvain Tesson qui séjournait à Chamonix a glissé du haut du toit du châlet de Jean-Christophe Rufin qui l’hébergeait. Victime d'un sévère traumatisme crânien et d'un enfoncement de la cage thoracique il a été plongé dans un coma artificiel par les médecins. Le magazine rappelle que Sylvain Tesson est adepte de stégophilie (escalade à mains nues de monuments ou de façades de bâtiments). Il venait de remettre aux éditions Guérin, spécialistes des récits de montagne, un manuscrit qui raconte un voyage en side-car sur les traces de la retraite de Russie. Le livre doit paraître en janvier 2015.

    L'écrivain-voyageur Sylvain Tesson, 42 ans, hospitalisé à Annecy après une grave chute il y a une dizaine de jours, est sorti du coma et doit être transféré lundi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, a-t-on appris auprès des éditions Guérin. Christophe Raylat, directeur opérationnel des éditions Guérin a déclaré à l'AFP "Il s'est bien réveillé avec peu de séquelles pour le moment. Il a toute sa tête et est capable de s'exprimer. La situation est très positive".

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