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  • Les bas et les hauts du monde de l'édition

    Situation contrastée pour le monde de l’édition qui voit dans son ensemble ses ventes de livres baisser mais où quelques maisons arrivent individuellement à tirer leur épingle du jeu. Autre paradoxe les regroupements et rachats d’éditeurs fortifient des enseignes souvent très anciennes.

    « Plus de livres proposés et moins de ventes : l’amer constat de l’édition en 2018 » titre Le Monde dans sa rubrique économie. Celle-ci détaille « Le Syndicat national de l’édition (SNE) a annoncé, mercredi 26 juin, une baisse de 4,38 % du marché par rapport à 2017, à 2,67 milliards d’euros. Le nombre d’exemplaires vendus s’est étiolé (− 2,5 %, à 419 millions) alors que la production a augmenté de 2 % pour atteindre un record de 106 799 livres (nouveautés et rééditions confondues). Plus de livres proposés mais moins de ventes : tel est l’amer constat pour 2018. » En cause les méventes des livres de littérature, les livres scolaires, les dictionnaires et encyclopédies mais aussi les ouvrages de documentation, les ouvrages de sciences et techniques, les arts et les beaux livres. Seules les ventes de bandes dessinées et de mangas restent « presques » stables, tout comme les ouvrages consacrés à la religion et les livres pour la jeunesse.

    Le magazine Livres Hebdo s’est lui intéressé aux 200 premiers éditeurs français et plus particulièrement aux 10 qui ont connu la plus forte croissance de 2017 à 2018. En tête de ce palmarès l’éditeur Bernard de Fallois avec une progression de 264% de son chiffre d’affaires due notamment à La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker, écoulé à plus de 550 000 exemplaires toutes éditions confondues.
    Suivent Calmann-Lévy nouvel éditeur de Guillaume Musso, l’Iconoclaste (Adeline Dieudonné), puis Fayard (Michelle Obama) et Allary (Riad Sattouf), « tous dopés par des succès hors normes ». Livres Hebdo constate que Média-Participations arrive en quatrième position, après l’absorption du groupe Le Seuil-La Martinière et précise que De Fallois et Allary sont aussi classées parmi les 20 éditeurs les plus rentables en 2018.

    Le Monde, Livres Hebdo, Bernard de Fallois, Joël Dicker,Calmann-Lévy,Guillaume Musso, l’Iconoclaste, Hachette Livre, Editis, Madrigall, Media-Participations, Lefebvre Sarrut,Allary, Riad Sattouf,Fayard,  Challenges commentant l’article de Livres Hebdo écrit « Hachette Livre, la branche édition du groupe Lagardère, domine toujours très largement le monde de l'édition française en pleine restructuration », et rajoute « Aujourd'hui, les cinq premiers éditeurs français (Hachette Livre, Editis, Madrigall, Media-Participations et Lefebvre Sarrut, éditeur spécialisé dans l'édition juridique et fiscale qui publie notamment le Dalloz) affichent tous un chiffre d'affaires supérieur à 500 millions d'euros. »

  • La vie des grands groupes d’édition

    Rien n’est simple en ce moment dans le monde de l’édition confronté à une baisse des ventes et à de nombreux rachats et restructurations.

    Dupuis, Dargaud, Fleurus, Edifa, Séverin Cassan, La Martinière, Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon, Le Cherche midi, Arnaud de Puyfontaine, Marion Glénat-Corveler, éditions Glénat, Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon, Le Cherche midi, La Découverte,livres hebdo,  Jacques Glénat, Pierre Conte, La Découverte, Vincent Bolloré,Editis, Vivendi, Le Seuil, Média-Participations,Rustica,C’est le cas aux éditions La Martinière-Le Seuil où, nous apprend Livres Hebdo, les salariés protestent contre les conditions d’intégration au sein de Media-Participations, récent repreneur du groupe. Après un premier avertissement en décembre le personnel a manifesté le 29 janvier devant le siège pour dénoncer un accord sur le temps de travail, les modifications des contrats de travail, la réorganisation interne, et le déménagement des bureaux vers le nouveau siège de Média-Participations, dans le 19ème arrondissement de Paris. Dans une précédente interview à Livres Hebdo, Vincent Montagne, le P-DG de Média-Participations expliquait qu’il avait supprimé deux postes de direction éditoriale, jeunesse et beaux livres et rajoutait à propos du plan social : « Il y avait une holding de 75 personnes environ qui regroupait des fonctions supports, des commerciaux et des éditeurs : nous avons dû supprimer un tiers des postes, un autre tiers rejoint les équipes de Pluriad, notre structure support, et le dernier tiers doit normalement rejoindre Le Seuil ou La Martinière. » Une équipe qui verra arriver un nouveau directeur général Séverin Cassan. Le P-DG s’est aussi engagé à ce que chaque maison conserve son identité propre comme c’est le cas à Média-Participations avec Dupuis, Dargaud, Fleurus, Edifa ou Rustica.

    Autre groupe qui risque de connaître quelques changements, Editis dont Vivendi société appartenant à Vincent Bolloré vient de finaliser le rachat fin janvier. Editis regroupe quelque 50 maisons d'édition dont Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon, Le Cherche midi, La Découverte. "Cette acquisition s'inscrit dans la logique de construction d'un grand groupe de contenus, de médias et de communication", a précisé le groupe dans un communiqué. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, devient également président du conseil d'administration d'Editis, tandis que Pierre Conte, directeur général du groupe d'édition, est confirmé à son poste.

    Transition plus facile au sein du groupe Glénat, où le fondateur Jacques Glénat associe désormais à ses décisions sa fille aînée Marion Glénat-Corveler. Celle-ci devrait reprendre les rênes du groupe, une des dernières maisons d’édition françaises basée à Grenoble et Paris où sera bientôt construit un nouveau siège. En 2019, les éditions Glénat spécialisées dans la bande dessinée, les loisirs, fêteront leurs cinquante ans d’existence. Leur chiffre d'affaires est de plus de 55 millions d'euros et elles emploient 156 personnes.

  • L'édition prépare sa rentrée

    900 millions pour acheter Editis

    Le groupe Vivendi a fait une offre d’achat du groupe d’édition Editis, filiale française du groupe espagnol Planeta qui regroupe une cinquantaine de marques dont Nathan, Bordas, Julliard, XO, Plon, Le Cherche-midi, Perrin, et publie, entre autres, les auteurs Marc Lévy (Robert Laffont) et Michel Bussi (Presses de la Cité). Selon le site Actualitté « La déclaration émane de Vivendi, qui assure donc être entré en négociations exclusives. Son projet serait de racheter 100 % du capital d’Editis. L’information tombe quelques jours à peine après le décès d’Alain Kouck, président d’Editis Holding. Vincent Bolloré, président de la multinationale cherche donc à reconquérir le groupe, racheté par Planeta voilà une dizaine d’années pour 1,026 milliard €. » Les Echos notent l'« Ironie de l'histoire », car autrefois, Editis a déjà appartenu à Vivendi (sous le nom Vivendi Universal Publishing) qui l'avait cédé à Lagardère en 2002 pour 1,25 milliard. Cependant note le quotidien économique « Déjà propriétaire d'Hachette Livre (Grasset, Stock, Fayard, Calmann-Lévy, Hatier, etc.), le numéro un Français de l'édition, Lagardère avait pris le risque de s'offrir, en plus, VUP. Se retrouvant en position ultradominante sur le marché français, il avait été contraint par Bruxelles de céder 60 % de l'actif. Cette partie cédée avait pris le nom d'Editis et a changé plusieurs fois de mains. Après avoir été la propriété de Wendel Investissement en 2004, il est tombé dans le giron de Grupo Planeta en 2008. »

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    La BD érotique s’affiche

    A l’occasion de la parution à la mi-septembre d’une collection érotique Porn'Pop aux éditions Glénat (Titeuf, Walt Disney), le site spécialisé dans la bande dessinée ActuaBD s’interroge « Où en est la BD érotique ? » et propose une grande enquête en trois partie sur le sujet. On y apprend que d’autres éditeurs de BD sont déjà présents dans le genre : Delcourt, Les Requins marteaux, Ankama, et même Actes Sud. L’auteure de la série Céline Bertiaux remarque « Il n’y a pas à proprement parler de retour de la BD érotique à travers la nouvelle collection de Glénat. Le genre restait représenté chez les petits éditeurs et chez les indépendants comme Requins Marteaux. Cependant, il est vrai que ça devrait redonner de l’élan au genre, étant donné la place de Glénat dans l’édition aujourd’hui ; un élan bienvenu quand on considère les difficultés liées à l’édition de ce genre d’ouvrages, entre censure et réticences du côté du marché. » Dernier détail, la collection Glénat sera dirigée par Céline Tran, ancienne star du porno sous le pseudonyme de Katsuni.

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