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edilivre

  • Imprimer SON livre

    En attendant les tirages pharamineux qui feront de lui un auteur comblé, celui-ci peut donner forme à son œuvre à partir d’un exemplaire (c’est un début). Ce moyen technique s’appelle le POD, Print On demand, qui permet à partir d’un simple fichier numérique (avec un minimum de mise en page et une couverture) d’éditer un livre sans forcément passer par un éditeur.

    En décembre 2012, la rubrique Biblios du Nouvel observateur a consacré un article à « L’EBM, la machine qui peut sauver le livre », mais peut-on rajouter peut-être pas les imprimeurs. En effet, l´Espresso Book Machine inventée par Xerox n’occupe que 2 m2  au sol et malgré son prix – 70 000 euros - est à la portée de petits investisseurs et peut s’installer partout (voir photo). Dans une librairie ? L’hebdomadaire donne la parole à Eric Kribs de la librairie Kléber, à Strasbourg qui explique «C'est un investissement énorme, ce n'est pas le moment », et le journaliste de préciser « un site a calculé qu'en imprimant un livre par heure un libraire mettait plus de onze années pour rentrer dans ses fonds. Cette machine est faite pour être achetée en commun par des associations de libraires, ou par de très grosses institutions. Son prix ne baissera pas : toutes les technologies qu'elle emploie sont déjà anciennes. »

    Cependant ce nouvel outil est déjà employé par les éditeurs pour des tirages limités destinés notamment aux journalistes. Jacques Drillon, l’auteur de l’article prédit toutefois les bouleversements que ces machines vont entraîner : " Jusqu'alors, les éditeurs centralisaient les livres et les diffusaient dans des boutiques. Aujourd'hui, cette centralisation explose. L'éditeur disparaît, le libraire aussi - car on peut difficilement appeler libraire la personne qui vous accueille devant son imprimante pachydermique. Et l'imprimeur le suit, et le metteur en page, et le correcteur, et tous les métiers annexes: diffuseur, stockeur, et jusqu'au cartonnier qui réalisait les présentoirs. La langue éditoriale se meurt, pulvérisée par une babélisation irréversible."

    Le processus est malgré tout en marche. Le site de l' Ensib.fr publiait en avril 2012 un article sur la bibliothèque centrale de Brooklyn (New-York) qui propose d’imprimer à la demande – et en 4 minutes - un livre provenant d’un fonds de 8 millions d’ouvrages, dont les deux tiers libres de droits, proposés par la base Google Books mais aussi par Internet Archive, Gutenberg ou Gallica. En France, le « cyberlibraire » Chapitre.com annonçait en septembre 2012 mettre en vente en impression à la demande, 200 000 livres numériques issus du catalogue Gallica de la BnF. Le site IDBOOX qui publiait l’information précisait que l’impression serait assurée par Les Editions du Net et citait également pour ce type de prestation Edilivre.

    Pour les particuliers, faire imprimer son livre était réalisable depuis des années, avec, par exemple, des sites comme Lulu.com. Aujourd’hui c’est également possible au coin de la rue ou presque avec le réseau de magasin Copy Top, longtemps spécialisé dans la photocopie et qui innove en se lançant dans l’impression numérique à la demande. En quelques jours (5 dit la publicité), on peut vous imprimer de 1 à 5000 exemplaires qu’il ne restera plus qu’à distribuer.

    Confronté à Internet, aux tablettes tactiles, nouvelle technologie numérique, ou pas, la bonne nouvelle c’est que le livre imprimé n’est pas près de disparaître, pour le moment.

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