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e.l james

  • Ces livres devenus encombrants

    Comme souvent le livre Goncourt (ou d’autres prix), il est des livres que l’on achète sous la pression médiatique. On les laisse trainer sur les tables basses, on les feuillette, on les lit parfois, et on ne souhaite pas les garder. Comment s’en débarrasser ?

    L’Express, reprenant un article du Telegraph, raconte le phénomène qui touche le livre Cinquante nuances de Grey de E.L. James et qui s’est vendu à plus de 5,3 millions d’exemplaires en Angleterre : [...] problème, le pays amasse maintenant une "montagne de papier" de copies indésirables, explique le journal british. Explication: les lecteurs ont fini par se lasser de la trilogie "porno pour maman" d'E.L. James et aimeraient bien se débarrasser définitivement des livres. Rhona Coulter, responsable littérature du Cancer Research UK témoigne: "nous avons reçu des centaines de dons de Fifty Shades au cours des derniers mois (...) Nous sommes toujours heureux de recevoir des dons, mais le potentiel de seconde vente du roman est un problème. Personne n'en veut plus". Ben Wadsworth, directeur du marketing à WeBuyBooks.co.uk, confirme ce rejet : "nous avons des milliers de copies de Fifty Shades, mais on a arrêté la mise en vente, parce que plus personne n'en veut". [...]

    Le magazine raconte qu’une page Facebook intitulée 50 manières de détruire 50 nuances de Grey a même été créée pour tenter de trouver une solution. Au passage on apprend dans l’article que les livres ne peuvent être jetés dans les poubelles de recyclage papier à cause de la colle utilisée pour relier les pages.

    Voici quelques solutions pour se  « débarrasser » de ses livres.  Sur le web, fr.momox.com, priceMinister.com, gibertjoseph.com, 4.fnac.com, abebooks.fr pour les livres anciens, et même amazon.fr rachètent les titres que vous n’avez pas aimés ou que l’on vous a offert par erreur. Si chaque prestataire a son mode de rétribution sous forme d'avoir, chèque cadeaux, etc., ces circuits permettent de donner une nouvelle chance aux livres (et à leur auteur).

    Moins commercial le site de consommation collaborative biblig.fr propose de donner ou d’échanger les livres entre particuliers.

    Et puis, il reste la possibilité d’abandonner l’ouvrage dans un lieu public, banc, train, avion, métro... Là, on est certain que celle ou celui qui le recueillera le fera intentionnellement.

    Photo : logo trouvé sur le blog Littérature et chocolat qui consacre plusieurs chroniques au thème « Que faire de tous ce livres ?! »

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  • Comment faire parler de son livre de rentrée ?

    555 romans français (dont 86 premiers romans) et étrangers  sont publiés en cette rentrée 2013 contre 650 en 2012. Un véritable casse-tête pour les éditeurs et leur service de presse. Comment se distinguer, pour un auteur, dans cette pile de nouveautés qui n’auront qu’une courte vie commerciale si Le Monde des livres, les Inrocks, ou  Femme actuelle, n’y consacre pas quelques lignes.

    Pas de problème pour les œuvres des bons clients des médias, comme Jean d’Ormesson et sa bonhomie immortelle, ou Amélie Nothomb et ses chapeaux étonnants et coiffures farfelues qui font des photos originales pour illustrer des articles.

    Ensuite, il y a  l’originalité des sujets. Les Inrocks justement s’interrogent sur l’apparition d’un nouveau genre littéraire avec le livre de Christopher Hitchens, qui « a tenu la chronique de sa condamnation à mort par le cancer.»

    On peut aussi se lancer dans l’aventure avec un patronyme célèbre comme Marie Modiano qui publie (fin octobre)  Upsilon Scorpii (Gallimard), sans oublier l’humour déjà présent dans le titre, comme L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas (Le Dilettante).

    Un bon livre « trash » peut aussi attirer l’attention et permettre de sortir le titre du lot. Le quotidien Métro présente ainsi Petites morts, de Charlotte Roche (Flammarion) « En 2006, Zones humides avait fait connaître l'actrice-chanteuse-productrice-animatrice allemande Charlotte Roche, pour son apologie des pratiques anales et de l'hygiène négligée. Il n'en fallait pas plus pour lancer le buzz autour de cette jeune femme qui décrit crûment les expériences de sa nouvelle héroïne, Elisabeth Kiehl, dans son deuxième roman, Petites morts. La trame, très autobiographique, promet deuil, sexe, effroi, humour noir : du Christine Angot en mieux. »

    Après le succès de 50 nuances de Grey de E.L James, le filon ne semble pas prêt de se tarir comme on le constate avec Eric Emmanuel Schmidt et Les perroquets de la place d'Arezzo (Albin Michel) où le lecteur, précise Le Parisien, trouvera « des séquences vraiment érotiques présentant parfois des jeux sado masochistes. »

    Pour autant on ne peut pas en conclure que la recette pour un bon roman de rentrée est de le faire écrire par un écrivain de 88 ans arborant un couvre-chef photogénique détaillant sa carte Vitale et ses turpitudes sexuelles.

    b_248.jpgEt puis dans cette rentrée, il y a des livres plus discrets, bien loin du roman mais qui méritent notre attention. Le site Actualitté présente ainsi le parcours de Claude Huet qui vient de publier La descente aux enfers (éditions ABM) : « Avant de sombrer dans la rue pendant neuf ans au début des années 2000, Claude Huet était chef d'une petite entreprise de BTP à la Réunion. C'est en partie grâce à la publication de son premier ouvrage, Dix Jours, neuf nuits(éditions ABM), en 2010, qu'il commence à remonter la pente. Il faut dire que durant sa chute, l'ancien SDF écrivait son journal, un goût pour l'écriture qui lui permettait aussi de s'évader. » 

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