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  • La vie des grands groupes d’édition

    Rien n’est simple en ce moment dans le monde de l’édition confronté à une baisse des ventes et à de nombreux rachats et restructurations.

    Dupuis, Dargaud, Fleurus, Edifa, Séverin Cassan, La Martinière, Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon, Le Cherche midi, Arnaud de Puyfontaine, Marion Glénat-Corveler, éditions Glénat, Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon, Le Cherche midi, La Découverte,livres hebdo,  Jacques Glénat, Pierre Conte, La Découverte, Vincent Bolloré,Editis, Vivendi, Le Seuil, Média-Participations,Rustica,C’est le cas aux éditions La Martinière-Le Seuil où, nous apprend Livres Hebdo, les salariés protestent contre les conditions d’intégration au sein de Media-Participations, récent repreneur du groupe. Après un premier avertissement en décembre le personnel a manifesté le 29 janvier devant le siège pour dénoncer un accord sur le temps de travail, les modifications des contrats de travail, la réorganisation interne, et le déménagement des bureaux vers le nouveau siège de Média-Participations, dans le 19ème arrondissement de Paris. Dans une précédente interview à Livres Hebdo, Vincent Montagne, le P-DG de Média-Participations expliquait qu’il avait supprimé deux postes de direction éditoriale, jeunesse et beaux livres et rajoutait à propos du plan social : « Il y avait une holding de 75 personnes environ qui regroupait des fonctions supports, des commerciaux et des éditeurs : nous avons dû supprimer un tiers des postes, un autre tiers rejoint les équipes de Pluriad, notre structure support, et le dernier tiers doit normalement rejoindre Le Seuil ou La Martinière. » Une équipe qui verra arriver un nouveau directeur général Séverin Cassan. Le P-DG s’est aussi engagé à ce que chaque maison conserve son identité propre comme c’est le cas à Média-Participations avec Dupuis, Dargaud, Fleurus, Edifa ou Rustica.

    Autre groupe qui risque de connaître quelques changements, Editis dont Vivendi société appartenant à Vincent Bolloré vient de finaliser le rachat fin janvier. Editis regroupe quelque 50 maisons d'édition dont Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon, Le Cherche midi, La Découverte. "Cette acquisition s'inscrit dans la logique de construction d'un grand groupe de contenus, de médias et de communication", a précisé le groupe dans un communiqué. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, devient également président du conseil d'administration d'Editis, tandis que Pierre Conte, directeur général du groupe d'édition, est confirmé à son poste.

    Transition plus facile au sein du groupe Glénat, où le fondateur Jacques Glénat associe désormais à ses décisions sa fille aînée Marion Glénat-Corveler. Celle-ci devrait reprendre les rênes du groupe, une des dernières maisons d’édition françaises basée à Grenoble et Paris où sera bientôt construit un nouveau siège. En 2019, les éditions Glénat spécialisées dans la bande dessinée, les loisirs, fêteront leurs cinquante ans d’existence. Leur chiffre d'affaires est de plus de 55 millions d'euros et elles emploient 156 personnes.

  • Pas de vacances pour les livres

    Le livre et les éditeurs partent à la rencontre des vacanciers et les initiatives permettant d’avoir accès à la lecture en dehors des bibliothèques et des librairies se multiplient pendant les périodes d’été.

    Livres Hebdo (article payant) présente dans son numéro du 20 juillet Le Camion qui bulle, conçu par Media diffusion spécialisé dans la bande dessinée, et La culture à ciel ouvert un bus itinérant initié par les Espaces culturel E. Leclerc.

    L’opération Le Camion qui bulle se termine fin juillet et a pour partenaires les éditions Dargaud, Dupuis, Kana et Le Lombard du groupe Media participations. Le camion « véritable bibliothèque ambulante », propose de nombreuses animations : des dédicaces, des signatures d auteurs, des concours de dessin, des ateliers, des jeux.

    Dargaud, La Culture à ciel ouvert, Actualitté, Le camion qui livre,  Le camion qui bulle, Michel-Edouard Leclerc, Dupuis, Kana, Le Lombard

    En 2017, Michel-Edouard Leclerc écrivait sur son blog à propos de La Culture à ciel ouvert : « Avec leur stand itinérant, les équipes des Espaces culturels sont parties à la rencontre des vacanciers sur nos belles plages de l'Ouest. Chacun pouvait librement emprunter des livres, participer à des ateliers coloriages, des battles de jeux vidéo ou découvrir des jeunes artistes de la chanson. Les estivants étaient plutôt contents et plus de 300 personnes sont venues chaque jour. Une initiative sympa, dont j'espère le renouvellement ! » Ce qui a été fait en 2018 et dont on peut suivre l'intinéraire sur Facebook.

    Toutes ces opérations s’inspirent sûrement du Camion qui livre initiative du Livre de poche qui fête cette année son 5ème anniversaire. Cette année encore le circuit fait la tournée, du 7 juillet au 16 août 2018, des lieux de vacances de Fécamp à St Jean-de-Luz et de Coullioure à Avignon. Le Camion qui livre associe une douzaine de libraires à ses activités.

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    Actualitté rappelait en 2016 que ce concept d’itinérance culturelle n’était pas nouveau et que l’arrivée de l’automobile avait beaucoup contribué à sa popularisation. Ce blog a également relaté nombre d’initiatives de bibliothèques mobiles à travers le monde (Blog juin 2015). L’objectif commun à tous est d’aller vers le lecteur et, qui sait, dans séduire de nouveaux en profitant « du temps de cerveau disponible » de chacun.

  • L’empreinte carbone des livres

    conso globe,dupuis,éditions de l'aube,hachette,gallimard,pefc,fsc,cop 21A l’heure où plus de 195 pays participent à Paris à la 21ème conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), on peut s’interroger sur la contribution du monde de l’édition à cette préoccupation planétaire (en dehors des livres publiés sur le sujet), cette industrie utilisant beaucoup de bois pour la fabrication du papier.

    Une des réponses est la certification PEFC, un Programme Européen des Forêts Certifiées mis en place en 1999, après une véritable prise de conscience sur les défis environnementaux. Le site PEFC-France explique : « la filière forêt-bois-papier a réalisé que ses approvisionnements en bois devaient passer par une gestion raisonnée et durable de la forêt. Soutenue par des associations de protection de la nature et les pouvoirs publics, elle s'est alors mobilisée pour coordonner les actions existantes et créer un système de certification de la gestion forestière durable qui tienne compte des spécificités nationales. » Une certification qui promeut la gestion durable des forêts.

    Le site propose toute une série d’articles sur le sujet qui détaillent les initiatives mises en place dans le domaine, avec notamment le retour d’expérience (en 2012) de Pascal Lenoir, directeur de la production des éditions Gallimard, et nous apprend que d’autres éditeurs comme Dupuis, ou les Editions de l’Aube ont mis en place une politique d'achats préférentiels auprès d'imprimeurs certifiés PEFC.

    Autre label, la certification FSC qui part du même principe de gestion, pour « que les forêts répondent aux besoins sociaux, économiques, écologiques, culturels et spirituels des générations actuelles et futures ». On peut voir le logo sur nombre d’ouvrages imprimés.

    Un article publié sur le site Conso Globe propose un comparatif écologique entre le « livre papier » et le « livre numérique ». Selon le cabinet Cleantech cité par la journaliste « un Ipad d’Apple équivaut à 130 kg d’équivalent carbone pendant tout son cycle de vie ; un Kindle équivaut à 168 kg. Ainsi, pour avoir une empreinte carbone équivalente, il vous faudra lire au moins 18 livres sur votre Ipad et au moins 23 livres sur votre Kindle. Les lecteurs friands de livres numériques en achetant environ 3 par mois, à cette allure, le quota est vite atteint (6 mois en moyenne). Mais à ce sujet, les avis divergent. Pendant que les uns estiment que l’empreinte écologique du livre numérique est, à la longue, moins importante, d’autres comme le cabinet Carbone 4 avancent d’autres chiffres. » Pour le livre imprimé, le cabinet Carbone 4 estime que « un ouvrage papier engendrerait la production d’1 seul kg d’équivalent CO2 (et pas 7,5) quand le support numérique en engendrerait 250. Un Français lisant en moyenne 16 livres version papier par an, il lui faudrait donc près de 15 ans pour compenser le bilan carbone de sa liseuse numérique. »

    Après avoir rappelé que « l’industrie de l’édition engloutit tout de même à elle seule 20 millions d’arbres et 1 page sur 5 provient encore d’une forêt ancienne », l’article constate que « avec le livre en papier recyclé, ce sont 40 % d’eau et d’énergie qui sont économisés » et que 1 tonne de papier recyclé permet d’épargner 17 arbres.

    C’est toujours ça.

    Document ci-dessous extrait du site Cap Action Carbone des éditions Hachette.

    Empreinte Carbone livres.png

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