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dominique mazuet

  • Merci pour ce moment dédié aux libraires

    A l’occasion de la parution du livre "Merci pour ce moment" de Valérie Trierweiler les médias ont re-découvert le métier de libraire. Pas seulement ceux dont on parle lorsque la crise ferme les enseignes, mais ceux qui conseillent leurs clients sur les livres à lire. Ou pas.

    Tout a commencé par quelques affichettes de libraires se rebellant contre la déferlante commerciale engendrée par le contenu de l’ouvrage. Des initiatives relayées par les réseaux sociaux devenus aujourd’hui la principale source d’inspiration des journalistes.

    Des journalistes très en verve : « « Non merci », la fronde de libraires contre le livre de Valérie Trierweiler »  (Le Monde), « Les libraires se rebellent contre Valérie Trierweiler » (Métronews), « Nos libraires ne disent pas tous "Merci pour ce moment" » (L’Express qui publie aussi « Florilège de libraires inspirés qui disent "non, merci" au succès littéraire de la rentrée. ». Sans oublier Bruno Roger-Petit qui titre sa chronique sur le site du Nouvel Observateur « Des libraires censurent le livre de Valérie Trierweiler : un pitoyable mépris des lecteurs ». Haro donc sur les libraires.

    Les Echos rappelle même que «  le Syndicat de la librairie française a dû se fendre d’une mise au point pour rappeler aux frondeurs que « les librairies sont ouvertes à tous les lecteurs et tous les livres » et « les libraires au service de leurs clients », et d’expliquer « Et pour cause. Les temps sont durs pour les libraires indépendants et ils n’ont pas si souvent l’occasion d’attirer chez eux une clientèle peu habituée à pousser leur porte. Or, pour vivre, ils ont besoin de best-sellers. L’an dernier, une trilogie érotique – « 50 Nuances de Grey » – écrite par l’auteur britannique E. L. James avait donné un coup de pouce à bien des points de vente avec 1,4 million d’exemplaires écoulés. Sans provoquer de bronca… »

    Et la polémique n’est pas prête de s’éteindre toujours alimentée par la presse (qui confraternellement peut difficilement s’en prendre à une confrère, Valérie Trierweiler est journaliste à Paris Match, et place les libraires en première ligne).

    Le Journal du Dimanche a lui aussi déniché sa libraire pour lui donner la parole, Dominique Mazuet, libraire du quartier de Pernety dans le 14e arrondissement de Paris :  « Ce livre est principalement un effet de presse. Il ne se vendra plus au bout de dix jours. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore reçu, mais j’en avais commandé quelques-uns. Il y a toujours une clientèle ciblée pour ce genre de livres. Je n’en ferai pas la promotion (autrement que par le clin d'oeil de l'affiche). Cependant, je trouve quand même ridicule les libraires qui, sous des prétextes moraux, refusent de le vendre. Je ne vois pas plus de raisons de censurer le livre de Trierweiler que le dernier de Bernard Henri-Lévy. Le contexte actuel est assez difficile comme ça. »

    Au final cette polémique aura au moins le mérite de rappeler à tous et à ceux qui en doutaient, que les libraires ne sont pas de simples commerçants chargés d’écouler la marchandise des éditeurs et que leur métier est aussi de préserver une certaine qualité au livre."

    Dessin de Boll publié par Les Echos (capture d’écran).

     

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