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dila

  • L’impression à la demande

    Suite du post consacré aux nouveaux moyens d’édition de livres, avec quelques informations sur les machines utilisées aujourd’hui directement par les éditeurs, ou de grandes bibliothèques, pour imprimer de petites quantités très rapidement.

    Si les particuliers ont aujourd’hui accès à des sites « commerciaux » comme Print24 ou SoBook, qui impriment rapidement des livres de un à des centaines d’exemplaires, ou même pour certains comme Blook.up le contenu d'un blog, l’impression à la demande est en passe de devenir un outil numérique de plus en plus prisé par les professionnels qui évitent ainsi les frais de stockage et surtout le « pilon » en cas d’invendus.

    Actualitté qui avait déjà consacré au mois de mars 2013 un article à ce type de production nous amène visiter le premier centre d'impression à la demande français situé au sein du centre de distribution Hachette, à Maurepas. Un service dont l’idée est née de la rencontre entre le PDG d’Hachette et John Ingram, président du groupe Ingram, leader de l'impression à la demande dans le monde et présent sur le marché de la PoD depuis 1998 et qui aboutira à la création de Lightning Source France (LSF) en septembre 2009.

    Philippe Lamotte, directeur en charge des Relations Éditeurs/Diffuseur et du Développement chez Hachette Livre, explique que l’impression à la demande « n'est pas faite, par exemple, pour des ouvrages à faible pagination et petit prix ou des beaux livres à petits prix comme les ouvrages de cuisine. »  D’autant plus rajoute Actualitté que « À l'unité, les coûts de production sont plus chers qu'un tirage de 10.000 exemplaires, mais l'éditeur a au moins l'assurance, dans le cas d'une commande de client, que l'ouvrage se vendra... ». 

    Ce procédé permet aussi aux libraires d’élargir leur gamme de prestations en proposant des fonds littéraires importants comme celui de Gallica mis en place par la Bibliothèque Nationale de France et qui permet d’avoir accès à plus de 250 000 titres jusque-là indisponibles car trop anciens, ou épuisés.

    L’impression à la demande gagne aussi d’autres secteurs, plus « administratifs ». L’Etat avec la direction de l’information légale et administrative (DILA), lance un service d’impression sur une sélection de près de 1 000 rapports publics aujourd’hui en ligne. Un nouveau service que la DILA met en œuvre pour « élargir le catalogue d’ouvrages de la DILA sur des titres non édités à ce jour ou épuisés » et « proposer une édition sous la forme papier des ouvrages à faible potentiel de vente. »

    Qui sait, à l’image des imprimantes en 3D désormais accessibles à tous (dans les bureaux de La Poste) il est possible que l’impression à la demande fasse dans quelques années son apparition chez tout un chacun.


    Photo Wikipedia.

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