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delphine batho

  • Quand les politiques se livrent

    françois fillon,alain juppé,jean-françois copé,nicolas sarkozy,nadine morano,philippe de villiers,cécile duflot,delphine batho,fadela amara,roselyne bachelot,azouz begag,christine boutin,jean-christophe cambadélisC’est une experte qui le dit, Roselyne Bachelot, ex-ministre et aujourd’hui animatrice télé (Le Grand 8 sur D8), il est important que les politiques écrivent des livres car ça leur permet de « structurer leur pensée ». Une réflexion faite à propos du dernier livre de Christiane Taubira « Murmures à la jeunesse » (Philippe Rey) publié une semaine après sa démission du gouvernement.

    Structurer leur pensée, c’est un exercice auquel se sont livrés ces derniers temps nombre d’hommes politiques du même parti Les Républicains : François Fillon, Alain Juppé, Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy (Nadine Morano préparerait le sien), tous présents en même temps dans les librairies (pour cause de Primaires).

    Si chacun souhaite exprimer ses idées, il espère également atteindre les chiffres de vente de Philippe de Villiers qui, avec « Le moment est venu de dire ce que j'ai vu » (Albin Michel), dépasse allègrement les 200 000 exemplaires vendus.

    Un score que vise sûrement aussi Nicolas Sarkozy avec son livre « mea-culpa » « La France pour la vie » (Plon), dont l'Institut d'études GFK « estime » d’ors et déjà que 70 000 exemplaires ont trouvés preneur une semaine après sa parution.

    « Les livres vengeurs d'anciens ministres font-ils vendre ? » s’interroge Europe 1 qui passe en revue les fortunes diverses qu’ont connu les titres écrits par Cécile Duflot, Delphine Batho, (classés par Le Parisien parmi « Ces livres qui empoisonnent le quinquennat d’Hollande ») Fadela Amara, Roselyne Bachelot, ou Azouz Begag, ancien ministre de Nicolas Sarkozy dont le livre « Un mouton dans la baignoire » (Fayard) s’est vendu à 65 exemplaires. Autre désastre, le livre de Christine Boutin dont Le Figaro nous a appris récemment que son ouvrage « Qu'est-ce que le parti chrétien démocrate ? » n’avait intéressé que… 38 personnes en 5 ans. Loin des 37 323 exemplaires de Jean-Luc Mélenchon avec "Le Hareng de Bismarck » (Plon), mais plus près des 326 exemplaires de Jean-Christophe Cambadélis avec "A gauche, les valeurs décident de tout" (Plon).

    Le Point esquisse une explication à cette désaffection des lecteurs : «Écrire un livre permet d'être invité dans les médias, de développer sur une forme longue des idées que généralement vous n'avez que quelques secondes pour mettre en avant, d'évoquer des souvenirs, de vous expliquer, de brosser des portraits, de régler des comptes, de vous montrer sous un autre jour, de vous offrir à bon compte un vernis culturel... Du coup, tout le monde s'y met : de l'ex-président de la République au sous-secrétaire d'État aux choux farcis. De cette abondance naquit une immense hypocrisie : le signataire publie un livre qu'il n'a pas écrit, que les journalistes ne lisent pas et que les Français n'achètent pas... Tout le monde le sait, mais personne ne le dit. »

    On ne le répètera donc pas.

    Photo : "A feu et à sang" de Roselyne Bachelot paru en 2012 (Flammarion).

  • Ces livres qui cartonnent

    Les titres « Voyage au pays de la désillusion » de Cécile Duflot (Fayard), « Merci pour ce moment » de Valérie Trierweiler (Les Arènes), « Insoumise » de Delphine Batho (Grasset) n’obtiendront aucun prix littéraires. Pourtant ils vont faire vivre le monde de l’édition même si leur succès ne sera que très éphémère.

    Europe 1 s’intéresse sur son site au phénomène et s’interroge «Le livre vengeur, un bon filon en politique ?». L’auteur de l’article Louis Hausalter explique « les lecteurs semblent trouver leur compte dans ces récits des coulisses du pouvoir. Le livre de Valérie Trierweiler s'est arraché à 567.000 exemplaires, selon des chiffres arrêtés mardi soir, communiqués par l'éditeur à Europe 1. A côté de ce carton, les livres des ex-ministres boxent dans une autre catégorie. Mais Cécile Duflot a tout de même écoulé 33.000 exemplaires de son ouvrage depuis fin août. « C'est un très bon chiffre pour ce type de livre et compte tenu de la situation du secteur », se félicite Sophie Charnavel, directrice éditoriale de Fayard, l'éditeur de Cécile Duflot. Mais pour elle, ce succès n'est pas seulement lié au déballage des petits secrets de l'exécutif : « ce n'est pas un livre de vacheries. Il entre en résonance avec un sentiment dans la société, celui de ceux qui ont cru en Hollande et ont été déçus ». Pour autant, il sera toujours plus facile de vendre un livre nourri d'anecdotes et de critiques plutôt qu'un ouvrage sans fracas. Pour preuve, le flop du récent livre de Michel Sapin, « L'Ecume et l'Océan » (Flammarion), dans lequel il raconte ses deux ans au ministère du Travail, en défendant la ligne de l'exécutif. Plus de quatre mois après sa sortie, il s'était écoulé à… 312 exemplaires ! « Le public a un radar à langue de bois », affirme Sophie Charnavel. »

    Dans un autre article Louis Hausalter donne la parole à deux autres ministres exclus du gouvernement. Philippe  Martin, remplacé par Delphine Batho, elle même remplacée par Ségolène Royal, qui a lu les livres de Cécile Duflot et de Delphine Batho « trouve la démarche déplacée ». « On n'est pas nommé ministre pour faire une carrière littéraire. Personnellement, je considère qu'on ne peut pas critiquer comme cela des personnes qui vous ont fait l'honneur de vous nommer au gouvernement ».  Il rajoute « désormais, chaque personne qui a été quelqu'un veut qu'on en retienne quelque chose, même si le collectif s'écroule. Ca me paraît absurde ». Même attitude pour Michèle Delaunay, ex ministre des personnes âgées, qui n’a pas lu les livres et « trouve qu'il est regrettable de faire des révélations sur des personnes qui sont encore aux affaires ». Elle nous apprend que si elle écrivait un livre ce serait pour livrer « une réflexion sur ce qui rend la politique aimable ou détestable ». Peut-être pense-t-elle aux livres règlements de comptes ?

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  • Merci pour ce moment ?

    Impossible cette semaine de ne pas s’intéresser au livre documentaire de Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match et compagne reniée de François Hollande, président de la République française, comme en témoigne ce (petit) florilège de commentaires :

    Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF), et patron de la grande librairie L'Armitière, à Rouen cité par l’AFP : «Les libraires ont vendu en à peine une demi-journée, jeudi, autant de livres de l'ex-première dame que d'exemplaires du roman d'Emmanuel Carrère, Le Royaume, en six jours», [...] «C'est un coup d'édition énorme, mais cela ne veut pas dire que la frénésie va durer. Ce genre de bouquin a besoin d'être vendu rapidement. Je fais le pari que le roman d'Emmanuel Carrère se vendra toujours à un bon rythme dans trois mois, alors que celui de Valérie Trierweiler aura terminé sa vie bien avant», a souligné le président du Syndicat de la librairie française. Il estime cependant que le livre de Trierweiler pourrait atteindre à terme 400.000 exemplaires, soit l'équivalent d'un bon Goncourt ! » (Le Figaro).

    « Nous sommes libraires. Nous avons 11 000 livres. Nous n’avons pas vocation à être la poubelle de Trierweiler et de Hollande. “Merci pour ce moment” de compréhension », précise l’un. « Désolé, nous n’avons plus le livre de Valérie Trierweiler, mais il nous reste des ouvrages de Balzac, Dumas, Maupassant », ironise un autre. » (Le Monde)

    « Que devait-elle faire ? Se laisser humilier, s'écraser, considérant qu'elle ne pouvait s'attaquer à plus fort qu'elle ? Accepter la violence dont elle était victime, au motif que c'est la politique qui veut cela, dont pour ainsi dire elle aurait accepté les règles ? Ou bien a-t-elle au contraire le droit de répondre, le droit de se battre, le droit de se venger, le droit de démentir les tombereaux de diffamations dont on l'a accablée ? » Charles Consigny (Le Point)

    A signaler aussi le blog « Bescherelle ta meire » qui à trouvé dans le livre les « 8 fautes comme on les aime » commises par l’auteure.

    A écouter (et à voir sur Dailymotion) la chronique de François Rollin « Un supplément de dignité » sur France Inter (photo).

    Imprimé au départ à 200 000 exemplaires par les éditions Les Arènes, le livre s’est vendu en 4 jours à 131 000 exemplaires pour l’édition papier et à 14 000 exemplaires pour la version numérique. Son éditeur précise qu’il a été réimprimé à 270 000 exemplaires pour répondre aux demandes des libraires. (Le Point)

    Sont annoncés en librairie « L’insoumise » livre à charge contre le pouvoir de Delphine Batho ex-ministre de François Hollande (Grasset), et « L’ennemi » de Georges Buisson « un livre au vitriol » sur son père Patrick, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy (Grasset).


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