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  • Précarité, littérature, dépôt de bilan, quelques brèves sur le livre

    Les auteurs de plus en plus précaires

    France Culture nous apprend à propos de la rentrée littéraire que « Les revenus des auteurs sont en baisse constante. En France, seuls quarante écrivains vivraient de leurs ouvrages. »

    Dans le détail, « Près de deux tiers de la profession perçoit moins de 10% de droits d’auteur sur le prix public des livres. Un auteur sur cinq est même rémunéré à un taux inférieur à 5%, selon les données du Conseil permanent des écrivains. C'est bien moins que ce que longtemps les maisons d’édition proposaient : la règle des « 8/10/12 » : 8% pour un premier palier de 0 à X exemplaires, 10% de X à Y exemplaires et 12% au-delà. Pour les grands auteurs ce seuil peut atteindre les « 10/12/14 ». En outre, les auteurs sont ceux, avec la diffusion, qui touchent le moins sur la vente d’un livre. »

    Delcourt, Emmanuelle Heurtebize, Georges Maximos, Librairie Richer

     De la BD à la littérature

    Livres Hebdo (article payant) annonce que les édition Delcourt, jusqu’à présent spécialisées dans la Bande dessinée créent un département de littérature : «  C'est l'éditrice Emmanuelle Heurtebize qui a été choisie pour diriger Delcourt Littérature. Après une maîtrise de lettres modernes, elle a débuté sa carrière dans l'édition chez 10/18, dont elle a été directrice éditoriale pendant onze ans. De 2012 à 2016, elle a dirigé la fiction étrangère chez Stock. Elle prendra ses nouvelles fonctions le 19 septembre. Les premiers titres de ce nouveau département devraient paraître au début de l'année 2018, et la maison mise sur une production de 15 à 20 titres par an, mêlant auteurs français et étrangers. Si leur distribution sera assurée par Hachette, comme le reste de la production du groupe, leur diffusion ne sera pas prise en charge par Delsol, la filiale de diffusion de Delcourt, spécialisée dans la bande dessinée, mais par une autre structure à déterminer. »

     

    Librairie et dépôt de bilan

    Ouest France a relayé début septembre «  le cri d’alarme » des libraires d’Angers. Le quotidien régional écrit  : « L’annonce, jeudi 1er septembre, du placement en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Angers de la librairie Richer a fait l’effet d’une bombe chez les Angevins. « On a lu la presse et on ne s’attendait pas à ça. Immédiatement, entre les libraires angevins, le téléphone a beaucoup marché. » Georges Maximos, directeur de la librairie Contact et président de l’association Librairies passion qui réunit huit libraires d’Angers, Philippe Lhériau, libraire de la place de la Visitation, ou Thi Nguyen, de la librairie de bandes dessinées Au repaire des Héros, s’avouent bouleversés. « On savait que Pierre Richer cherchait un repreneur mais la semaine dernière, nous avions une réunion professionnelle. Lui et son adjoint n’ont rien laissé paraître. » Pour Georges Maximos et ses confrères, un dépôt de bilan, ça peut arriver à n’importe lequel d’entre eux : « Quand on a appris la triste nouvelle, on ne s’est pas dit, « super ça fait un concurrent en moins ». Demain, ce sera un autre d’entre nous. Si les gens continuent d’acheter sur Internet, les librairies vont disparaître progressivement et il sera trop tard alors pour le déplorer, assure le libraire. C’est déjà le cas dans des pays comme la Belgique où on ne trouve plus de librairie dans les villes. »

  • Les libraires fêtent aussi la BD à Angoulême

    La particularité du festival de la bande dessinée d’Angoulême c’est de transformer la ville en gigantesque librairie. Sont présents de très nombreux éditeurs : Casterman, Delcourt, Glénat, Dargaud, Soleil, Gallimard, Actes Sud, mais aussi les librairies de la ville qui y consacrent leurs vitrines et accueillent des auteurs pour des signatures. Le groupe Cultura est aussi un des principaux partenaires de la manifestation avec l’organisation du Prix du Public attribué à un des 35 albums composant la sélection officielle.

    Dans la « bulle » des éditeurs, on trouve le stand du réseau des libraires indépendants : Canal BD. Il regroupe une centaine de libraires spécialisés et est également présent sur www.canalbd.net. Le réseau publie et distribue une édition papier de Canal BD magazine dont le n°93 vient de paraître.

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    A quelques pas de ce chapiteau se trouve, dans le centre commercial du Champ de Mars, la nouvelle librairie Cosmopolite, ex-Chapitre, reprise fin décembre 2013 par son directeur Pascal Dulondel. La création d’une SARL "La galerie des Savoirs" chargée de la gestion de la librairie désormais indépendante a permis de préserver 21 emplois.

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    Dans les vieilles rues d’Angoulême, rue de la Cloche verte, on peut découvrir la librairie Lilosimages, spécialisée depuis 25 ans dans les livres pour enfants et pour la jeunesse. Le site de Lilosimages.

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    Ces librairies restent ouvertes tout le reste de l’année et proposent bandes dessinées et tout autres littératures susceptibles d’intéresser les lecteurs de 7 à 77 ans comme le proclamait autrefois le journal Tintin.

  • Sa majesté Stephen King

    Shinning, Carrie, La ligne verte, la série La Tour sombre, sont quelques-uns des titres les plus connus de Stephen King, écrivain américain culte, dont les livres se sont vendus à plus de 350 millions d’exemplaires dans le monde. Un succès démultiplié par l’adaptation de nombre de ses histoires au cinéma.

    Grand spécialiste du roman d’horreur ou fantastique, il est un auteur très prolifique et il suffit de parcourir sa fiche Wikipedia pour voir l’étendue de son œuvre qui va des nouvelles, aux romans, en passant par les scénarios ou les adaptations pour films et téléfilms. Parmi les écrivains qui l’ont influencé, on peut citer H.P. Lovercraft, Edgar Allan Poe, ou J.R.R. Tolkien, entre bien d’autres. A la question « Pourquoi êtes-vous devenu un écrivain ? » il a répondu  « J'étais fait pour écrire des histoires et j'aime écrire des histoires. C'est pourquoi je le fais. Je ne peux m'imaginer faire quelque chose d'autre comme je ne peux imaginer ne pas faire ce que je fais. »

    Stephen King a aussi été un des premiers en mettre en ligne un de ses romans (The Plant), mais le succès n’a pas été au rendez-vous et aujourd’hui il semble tourner le dos au numérique. Le site IDBoox écrit à propos de la sortie de son prochain roman Joyland (17 juin 2013 en France) : « Cet ouvrage ne sera disponible qu’en livre imprimé. Pour l’auteur, il faut faire revenir les clients dans les librairies physiques. Stephen King a déclaré au Wall Street Journal : « Je n’ai aucune intention de proposer une version numérique. Peut-être plus tard, mais en attendant laissons les gens se bouger et se diriger vers les librairies plutôt que vers le digital ».

    L’écrivain est également présent dans l’univers de la bande dessinée avec l’adaptation en 12 tomes du livre Le fléau par les éditions Marvel (en France ils sont publiés par Delcourt).

    Très impliqué dans son époque, il a récemment fait un don substantiel à une association de l'État du Maine, qui plaide en faveur d'un contrôle de la présence d'armes aux États-Unis (ActuaLitté).

    Dans le quotidien Metro, Guillaume Musso parle de lui « Je me suis aperçu, en discutant avec des auteurs comme Maxime Chattam, Franck Thilliez ou Bernard Werber, que l'œuvre de Stephen King était notre point de ralliement, presque un « mot de passe » pour notre génération. Ma mère étant bibliothécaire, j'ai débuté par la littérature classique, avant de découvrir le fantastique par l'intermédiaire de "Dead Zone ". L'histoire de Johnny, un homme qui après être sorti du coma, découvre qu'il possède un don de voyance. J'aime ce genre de anti-héros, à la fois fragile et attachant. Et puis c'est un roman court, que je recommande toujours à ceux qui veulent découvrir King. De façon générale j'apprécie beaucoup ses recueils de nouvelles. Son influence ? Le côté surnaturel ancré dans la réalité de certains de mes livres, je lui dois sans doute beaucoup. »

    Cette passion, le grand public peut aussi la partager non seulement à travers les livres mais aussi grâce à la toile et aux réseaux sociaux. Sur Internet on trouve – en français – le Club Stephen King qui existe depuis 1992 et propose une bibliographie complète, des résumés de livres, un forum, une filmographie, des videos, et des concours.

    Le Club Stephen King est également sur Facebook où on apprend notamment que l’écrivain sera en France en novembre 2013 pour la sortie du livre Doctor Sleep présenté comme un Shining 2.

    Photo, la version anglaise de la couverture du prochain Stephen King.

     Stephen King, IDBoox, Delcourt, ActuaLitté, Guillaume Musso, Joyland

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