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daniel pennac

  • Le prix des lectures publiques

    « Il y a un an, le Ministère de la Culture a lancé la Nuit de la lecture, une manifestation pour célébrer la lecture à voix haute. C’est une belle idée, et presque une évidence de vous voir en être le parrain. Et pourtant… Cette Nuit de la lecture, le 20 janvier prochain, aura un goût amer ».

    Ces lignes extraites de la tribune du collectif d’auteurs et lecteurs Shéhérazade, publiée sur le site Actuallité.com interpellent Daniel Pennac, le parrain de cette manifestation nationale qui se déroulera dans les bibliothèques et les librairies.

    La raison de cette colère, c’est la volonté de la SCELF (Société Civile des Éditeurs de Langue Française) de récupérer des droits de représentation des lectures publiques, quel que soit le lieu.

    Le collectif écrit « une lecture en bibliothèque coûtera désormais 30 euros, que l’auteur aura la permission de lire son livre sans payer de prélèvement seulement la première année après publication, que les bibliothèques devront demander des autorisations avec trois mois d’avance pour leurs « heures du conte », que les associations d’intérêt général se voient attribuer une dérisoire réduction de 5 %… »

    Des tarifs que la SCELF publie sur son site en précisant « On entend par lecture ou récitation publique relevant de la gestion de la SCELF, toute représentation d’une ou plusieurs œuvre(s) littéraire(s) éditée(s), dans leur intégralité, sous forme de découpage ou de montage d’extraits, avec ou sans passages ajoutés, par le truchement d’un ou plusieurs interprètes procédant à une simple lecture ou récitation sans mise en scène, quels que soient le cadre (possiblement sur scène) et la nature du dispositif (accessoires, lumière etc.) mis en œuvre. »

    Une taxation qui concerne aussi bien les professionnels que les « amateurs » à qui il est indiqué : « La demande d’autorisation de lecture publique peut être effectuée jusqu’à un an avant la date prévisible de la 1ère représentation et au plus tard 3 mois avant la 1ère représentation sur le portail lectures-publiques.scelf.fr La SCELF transmet la demande à (aux) l’éditeur(s) en vue de recueillir son (leur) autorisation pour la représentation, dans les conditions prévues ci-dessous. »

    La pétition lancée par Shéhérazade pour dire « Non au prélèvement SCELF sur les textes lus dans un contexte non marchand, hors billetterie », a déjà recueilli plus de 15 700 signatures

    A lire aussi sur Actuallité « La SCELF face à la lecture publique : la redevance qui indigne »

    Le site Nuit de la lecture.

    Shéhérazade, Nuit de la lecture, SCELF, Actuallité.com, Daniel Pennac

  • L'école de la lecture

    Vaste campagne que celle lancée par le ministère de l’Education sous l’intitulé « Ensemble pour un pays de lecteurs ».

    Le Parisien explique : « Le principe est très simple : partout en France, les plus de 50 ans sont invités à pousser la porte des écoles, pour lire des histoires aux enfants et ainsi leur transmettre le goût de l'écrit, socle indispensable à la réussite, non seulement en français, mais dans toutes les matières.»

    L’opération est soutenue par l’Etat mais aussi par l'Association des maires de France, et un grand nombre de personnalités du monde littéraire Bernard Pivot en tête. Les noms de Yann Queffélec, Daniel Pennac, Marc Levy, sont également cités. La presse régionale devrait y être associée.

    Cette mobilisation prend effet le 12 octobre à l’Institut de France en présence de Madame Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, d’Eric Orsenna de l’Académie française (par ailleurs chargé d'une mission sur l’adaptation des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques), et d’Alexandre Jardin, écrivain, ex-candidat à l’élection Présidentielle, et créateur en 1999 de l’association Lire et faire lire.

    Cette association étroitement liée à l’opération « compte aujourd’hui 18 000 bénévoles âgés d’au moins 50 ans qui interviennent dans plus de 11 000 structures éducatives pour organiser des séances de lecture en petit groupe, une ou plusieurs fois par semaine, tout au long de l’année scolaire, pour stimuler chez de jeunes enfants le goût de la lecture et favoriser leur découverte de la littérature. » (Source Education.gouv.fr)

    Le même site Education.gouv.fr dévoile que « Selon une étude de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) menée en 2016, 22,5 % des 760 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ont effectué leur Journée défense et citoyenneté (JDC) maîtrisent mal la lecture. Leur déchiffrage est lent et leur compréhension de ce qui est lu faible. » Ce constat est une des raisons de l’opération « Ensemble pour un pays de lecteurs » qui dès l’école maternelle devrait permettre aux enfants de se sensibiliser à la lecture et au livre.

    Un objectif déjà fixé par la ministre de la Culture, Françoise Nyssen qui a déclaré vouloir, elle aussi, «favoriser la lecture dès le plus jeune âge» car elle «permet de comprendre et de découvrir le monde». 

    Françoise Nyssen

  • Les plaisirs de la lecture à voix haute

    Longtemps cantonnées aux salons privés ou aux librairies, les lectures publiques sont devenues incontournables dans les manifestations dédiées au livre. Elles permettent de mettre en scène les textes et souvent de les faire découvrir.

    Les acteurs Fabrice Luchini ou Jacques Weber sont de ceux qui ont popularisé le genre, mais des auteurs tels que Christine Angot ou Michel Houellebecq ont eux aussi partagé leurs textes avec le public.

    Daniel Pennac est lui un fervent adepte de la lecture « à voix haute » comme le racontent Les Echos en 2013 : « Il aime tellement ça, Pennac, qu'à plusieurs reprises il est allé lire sur scène. Au théâtre du Rond-Point en 2004 avec son texte « Merci ", puis en 2009 avec son adaptation de Bartleby, d'Herman Melville à La Pépinière théâtre. Aux Bouffes du Nord, enfin, il y a quelques mois avec ce fameux « Journal d'un corps ». Il se délecte tout autant, en simple spectateur, d'écouter André Dussollier lire Marcel Proust ou Denis Podalydès, Céline. « Il existe une jouissance absolue, quand cela est bien fait, à écouter cette coïncidence parfaite entre le texte et la lecture. C'est le bonheur de la justesse. » En 2014, il se souvenait du temps où il était enseignant et déclarait à La Tribune de Génève « Dans mes classes, je faisais une heure de lecture hebdomadaire à tous mes élèves, avec un texte différent à chaque fois, de manière à ce que chacun y trouve son compte. »

    Grignan.pngL’écriture est également mise en valeur avec le Festival de la Correspondance de Grignan, « une manifestation culturelle pour célébrer l'art épistolaire, s'attache aux correspondances de toutes les époques et sous toutes ses formes, des plus traditionnelles aux plus contemporaines », dont la 22ème édition se déroulera du 4 au 8 juillet 2017 et cours de laquelle Marie-Christine Barrault lira des lettres de Mme Sévigné à sa fille.

    On recense également des troupes et des associations qui favorisent a lecture en public. C’est le cas à Carpentas avec des Bonheurs de lecture qui explique « Année après année, nous cheminons parmi les plus grands textes de la littérature universelle, nous partageons les émotions fortes qu'ils suscitent. Nous nous nourrissons des pensées et de la beauté qu'ils nous offrent », ou à Paris avec La voie des livres qui propose la lecture aussi bien de textes de Georges Perec que de Jack London.

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