Avertir le modérateur

d8

  • La parole est au livre

    Il existe plusieurs façons de lire un livre, en tournant soi-même les pages, en écoutant quelqu’un le lire à haute voix. Une tradition de la lecture publique qui remonte à l’antiquité et qui était pratiquée dans les églises au moyen-âge.

    A l’image de Fabrice Luchini qui récite ou lit des textes d’auteurs, nombre de comédiens ces dernières années sont montés sur scène pour partager avec le public le plaisir de la littérature des idées et des mots.

    Des acteurs que l’on retrouve aussi dans le catalogue des éditions Thélème, avec au « générique », Guillaume Gallienne, Isabelle Carré, Lorànt Deutsch, Stéphane Freiss, Sara Forestier, Michel Vuillermoz, André Dussollier, et bien d’autres, dont les voix moins connues permettent d’apprécier les textes sans préjugés.

    Le plaisir de lire a également fait l’objet en 1987 d’un film « La lectrice » signé Michel Deville qui raconte l’histoire de Constance (Miou-Miou) qui devient lectrice à domicile et recrute par petite annonce « ses clients » amateurs de L’amant de Marguerite Duras, Guerre et paix de Tolstoï, des écrits du marquis de Sade, ou de poésie. Le long-métrage s’inspire d’un roman de Raymond Jean (Actes Sud).

    Les « Livreurs », lecteurs sonores passionnés expliquent « Écouter un texte est une autre manière de lire et de découvrir des livres et lire à haute voix peut aussi donner envie de lire silencieusement ! Pour cela, il faut qu'une lecture vivante respecte les sentiments de l'auteur sans le trahir, qu'elle mette en valeur le texte et non le lecteur. C'est à ce moment précis que se joue l'apprentissage de la lecture interprétée où le texte devient un livre sonore.
    Le son de Lecture fait entendre des auteurs classiques et contemporains, des styles littéraires et met en valeur la dimension émotionnelle d'une œuvre. Il sensibilise au lien qui existe entre le sens et le son des mots. De ce fait, l'interprétation littéraire prend tout son sens et le lecteur public s'efface au profit de l'œuvre en question. »

    La chaîne de télévision D8 a pensé aux insomniaques et diffuse vers 3 heures du matin son émission « Voyage au bout de la nuit » pendant laquelle des « narrateurs et narratrices lisent les plus grandes œuvres de la littérature française et rendent un hommage aux plus beaux textes de notre patrimoine. »

    Des livres à lire... les yeux fermés.


    Photo : Charles Dickens à sa table de lecture, gravure trouvée sur le blog « Lecture à haute voix », plateforme de rencontres du groupe lyonnais "Les lecteurs à haute voix".

    D8, Livreurs.com, Raymond Jean, La Lectrice, Michel Deville, éditions Thélème,

  • Lu ça et là ce mois-ci

    Lu dans Le Monde : « Un Livre des psaumes datant de 1640, le premier ouvrage imprimé sur ce qui allait devenir le territoire américain, est devenu mardi 26 novembre le livre le plus cher jamais vendu aux enchères. L'ouvrage à la reliure dorée, avec ses pages brunies, a été adjugé à 14 millions de dollars à New York. Il y avait à l'origine 1 700 copies de cette édition, imprimée par des pèlerins à Cambridge, dans la colonie de la baie du Massachusetts, dont il ne reste plus aujourd'hui que onze exemplaires. Ces puritains, profondément religieux, avaient rédigé une nouvelle traduction de la version en hébreu du Livre des psaumes, plus fidèle selon eux que celle qu'ils avaient apportée d'Angleterre quelques années plus tôt.» 14 millions de dollars, il faut espérer qu’il en existera bientôt une version en livre de poche.

    En France, Nabilla lit son livre « Allô ! Non mais allô, quoi !» (éditions Privé) sur D8, en Italie la littérature fait son entrée dans la téléréalité. La chaîne Rai 3 diffuse « Masterpiece » un concours dans lequel les candidats doivent lire leur textes devant un jury d’écrivains. Le vainqueur de l’émission verra son roman publié à 100 000 exemplaires. L’Express explique « Quelque 5000 manuscrits ont été envoyés en un mois à la Rai qui a retenu 70 candidats avec des profils très différents: un adolescent, un serveur, un handicapé, une ouvrière, un retraité, etc. Chaque écrivain en herbe sera d'abord interrogé sur son projet de roman par un jury, composé des écrivains Giancarlo De Cataldo, Andrea de Carlo et Taiye Selasi. Chaque émission inclura une "épreuve en immersion" - une soirée dansante avec des anciens, un mariage -, expérience que les candidats seront chargés ensuite de retranscrire. Les textes, écrits en direct, seront visibles par les téléspectateurs au fur et à mesure de leur composition. Et comme dans tout "talent show" qui se respecte, une salle du "confessionnal" permettra aux aspirants écrivains d'exprimer leurs angoisses, sans oublier le "repêchage" des candidats par le public ou par le jury, jusqu'à la finale prévue fin février. »

     

    Nabilla.jpg

    Campagne d’affiches dans les abribus parisiens pour l’arrivée en France de ComiXology plateforme de diffusion de bandes dessinées et mangas sous forme numérique. Au mois de juillet 2013 le site ActuaBD.com parlait déjà de ComiXology, signalant au passage que deux français passionnés, Alexandre Castanheira et Victorien Minière, étaient les maîtres d’œuvre de cette implantation. Ceux-ci évoquaient les qualités de leur application : « Le point fort du lecteur de ComiXology, c’est la "Vue Guidée". Un système qui permet de lire la BD case à case, sans que pour autant le travail de l’artiste soit jamais retouché. A chaque instant, le lecteur peut revenir à la page entière ou, comme c’est souvent le cas dans les mangas, sur la double page de lecture. 40 personnes sont dédiées à cette fonctionnalité, dont certaines francophones pour s’adapter à la spécificité de la lecture en français. Effectivement, la lecture en est facile et très intuitive. » 

    « Lifting 2.0 pour Georges Perec » titre Le Point qui annonce une version numérique augmentée du livre « Les choses » et l’hebdomadaire nous apprend que  « Les choses, c'est le premier roman de Georges Perec. Un Perec pas encore connu, pas encore chevelu. C'est aussi le prix Renaudot de 1965. Et Les choses est un livre qui, depuis presque un demi-siècle, s'écoule, toutes éditions "papier" confondues, au rythme de 30 000 à 40 000 exemplaires en France par an. » L’auteure de l’article, Julie Malaure, le décrit  ainsi « L'esthétique choisie, néo-rétro, crée une passerelle entre les années 1960 et les nôtres, 2010. Sur un air de swing un peu jazzy, les choses convoitées s'animent derrière une vitrine. La vitrine, c'est la trouvaille qui fait la subtilité de cette édition. Le texte est séparé de l'image. On peut dissocier les deux ou les "lire" ensemble. Toutes les trois pages, sur les 130 du livre, on peut choisir d'actionner ou pas, par effleurement, une animation. »

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu