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  • Livre ou liseuse ?

    Le lancement en 2012 en France d’une liseuse Kindle en couleurs (peut-être plus grande et tactile) va-t-il définitivement asseoir le marché de ces tablettes censées, selon certains, remplacer, à terme, le livre papier ?

    En juin 2011, Le Figaro posait à Jeff Bezos fondateur d’Amazon cette question « Pensez-vous que le livre électronique va remplacer le livre papier ? », et celui-ci répondait « Je suis totalement bluffé. Tout est allé plus vite que ce que j'anticipais. Aux États-Unis, nous vendons plus de e-books que de livres papier. Ce changement s'est fait en seulement trois ans et demi. Le démarrage est également rapide en Grande-Bretagne. Il est clair que le livre électronique est un outil très pratique. Lorsque l'on peut télécharger un livre en soixante secondes, chercher les définitions, changer la taille des caractères avec une apparence identique à une page de papier, les lecteurs l'adoptent très vite. »

    En France, Amazon lançait à l’automne dernier une tonitruante campagne de publicité pour le lancement de sa liseuse Kindle, à 99 euros, s’offrant de pleine pages de publicités dans la presse. Le Figaro le décrivait alors ainsi « L'appareil ne déborde pas d'originalité. Mais il « fait le job » : léger (170 g), à encre électronique (donc pas fatiguant pour les yeux), d'une autonomie d'un mois et d'une capacité de stockage de 1400 livres. »

    Souvent mis en « concurrence » avec l’iPad d’Apple il n’en a cependant pas les mêmes fonctionnalités. La véritable concurrence pour le Kindle vient des liseuses diffusées à la même époque par la FNAC sous le nom de Kobo et par Virgin avec son Cybook.

    Début janvier 2012, Paul Loubière de Challenges écrit « Même s'ils se refusent à donner des chiffres précis, les fabricants et les distributeurs reconnaissent que les ventes des trois produits-phare - Kindle, Kobo et Cybook - ont réellement décollé en France à l'occasion de Noël. »

    Il indique aussi que « selon l’IDATE, il n’y a aucun doute, le numérique est l’avenir du livre. Il va croître de 30% par an d’ici 2015 où il représentera 12% du marché total du livre. Les terminaux de lectures grimperont de 24% par an, passant de 3,3 millions d’unités vendues en 2010 à 29,8 millions en 2015. »

    En conclusion de son article Paul Loubière évoque cependant les points qui pourraient ralentir cette expansion : « En Europe, les cinq principaux pays européens verront le chiffre d’affaires du livre numérique atteindre 1,4 milliard d’euros en 2015. L’IDATE pointe un élément de blocage : le prix du livre numérique reste trop élevé dans les pays où existe un prix unique du livre. "Le différentiel est de 50% aux Etats-Unis entre le prix moyen du papier et celui de l’électronique, souligne l’étude. En France, le différentiel n’est que de 20% est n’incite pas les consommateurs à migrer vers le numérique". Le prix n’est qu’un des éléments. Il manque aussi une vraie volonté des éditeurs. A l’horizon 2015, l’Espagne aura un marché du livre électronique plus développé que celui de la France ou de l’Allemagne "en raison d’un plus grand volontarisme des éditeurs" prédit l’Idate, 16% en volume et 9% en valeur contre 13% en volume et 7% en valeur pour la France et 10% en volume et 6% en valeur pour l’Allemagne. Reste que l’abandon du prix unique du livre n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour. »

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