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christine angot

  • Le tabou du harcèlement sexuel

    La polémique déclenchée par Christine Angot dans l’émission On n’est pas couché à propos du livre de Sandrine Rousseau n’était que le prologue du débat ouvert par le scandale Weinstein dévoilé quelques jours après par un article du New Yorker.

    Parler.png« Parler » (Flammarion) est le titre de ce livre écrit après que quatorze femmes aient accusé un homme politique de leur propre parti de harcèlements et d’agressions sexuelles. L’affaire sera classée sans suite et cet ouvrage témoigne de la difficulté de parler de ces problèmes et d'y trouver des solutions. Une démarche qui n'a pas plu à la chroniqueuse de Laurent Ruquier.

    Dans L’Express Christine Angot elle même victime d’inceste dans sa jeunesse déclare : « Pour ce qui est de l'agression sexuelle, ou du viol, c'est une souffrance d'autant plus grande qu'elle se double d'un déshonneur. Moi, quand je l'ai vécu, j'aurais préféré être morte que de le vivre. Je dis simplement que revendiquer un statut de victime n'est pas une ambition. » Des propos qu’elle complète par cette affirmation : « Non, ce n'est pas ça qui aide. On se débrouille. On ne nous laisse pas le choix. Il ne faut pas « aider »les gens, ce n'est pas assez, il faut les sauver. Le lien qui se crée avec un psychanalyste peut sauver. » 

    Dans l’hebdomadaire Les Inrocks Sandrine Rousseau se défend : « Dans la lutte contre les violences sexuelles, l'enjeu est de toucher tout le monde. Les femmes qui souffrent le plus sont souvent les plus isolées économiquement ou socialement. Je pense que le sujet n'est pas adapté à une émission comme On n'est pas couché mais il est important de parler aussi à ce public là. L'épisode diffusé samedi dernier révèle beaucoup de choses, et peut-être que dans quelques années on analysera le rôle qu'il a joué dans l’évolution de la perception du problème. »

    Quelques jours plus tard la position très personnelle de Christine Angot sera balayée par la révélation de l’affaire du producteur de cinéma Harvey Weinstein. Des dizaines de comédiennes vont à leur tour témoigner dans les médias, mais aussi sur les réseaux sociaux, des agressions sexuelles qu’elles ont eu à subir de la part du magnat d’Hollywood. Le besoin de dire publiquement s’est révélé le plus fort pour briser la loi du silence.

    Interrogée sur France Info Sandrine Rousseau rajoutera à propos de ce scandale : « Les femmes n'acceptent plus ce système. C'est une révolution douce qui est en train de passer ». « Mais il ne faudrait pas que cette affaire masque la forêt qu'il y a derrière. Parce que partout où il y a des positions de pouvoir, dans les entreprises, les hôpitaux, les associations, il y a des comportements de ce genre. Évidemment que dans la politique, il y en a. Et permettez-moi de noter qu'il n'y a pas tant d'affaires qui sortent, alors qu'à mon avis, il y a matière à en sortir beaucoup plus ».

  • Les plaisirs de la lecture à voix haute

    Longtemps cantonnées aux salons privés ou aux librairies, les lectures publiques sont devenues incontournables dans les manifestations dédiées au livre. Elles permettent de mettre en scène les textes et souvent de les faire découvrir.

    Les acteurs Fabrice Luchini ou Jacques Weber sont de ceux qui ont popularisé le genre, mais des auteurs tels que Christine Angot ou Michel Houellebecq ont eux aussi partagé leurs textes avec le public.

    Daniel Pennac est lui un fervent adepte de la lecture « à voix haute » comme le racontent Les Echos en 2013 : « Il aime tellement ça, Pennac, qu'à plusieurs reprises il est allé lire sur scène. Au théâtre du Rond-Point en 2004 avec son texte « Merci ", puis en 2009 avec son adaptation de Bartleby, d'Herman Melville à La Pépinière théâtre. Aux Bouffes du Nord, enfin, il y a quelques mois avec ce fameux « Journal d'un corps ». Il se délecte tout autant, en simple spectateur, d'écouter André Dussollier lire Marcel Proust ou Denis Podalydès, Céline. « Il existe une jouissance absolue, quand cela est bien fait, à écouter cette coïncidence parfaite entre le texte et la lecture. C'est le bonheur de la justesse. » En 2014, il se souvenait du temps où il était enseignant et déclarait à La Tribune de Génève « Dans mes classes, je faisais une heure de lecture hebdomadaire à tous mes élèves, avec un texte différent à chaque fois, de manière à ce que chacun y trouve son compte. »

    Grignan.pngL’écriture est également mise en valeur avec le Festival de la Correspondance de Grignan, « une manifestation culturelle pour célébrer l'art épistolaire, s'attache aux correspondances de toutes les époques et sous toutes ses formes, des plus traditionnelles aux plus contemporaines », dont la 22ème édition se déroulera du 4 au 8 juillet 2017 et cours de laquelle Marie-Christine Barrault lira des lettres de Mme Sévigné à sa fille.

    On recense également des troupes et des associations qui favorisent a lecture en public. C’est le cas à Carpentas avec des Bonheurs de lecture qui explique « Année après année, nous cheminons parmi les plus grands textes de la littérature universelle, nous partageons les émotions fortes qu'ils suscitent. Nous nous nourrissons des pensées et de la beauté qu'ils nous offrent », ou à Paris avec La voie des livres qui propose la lecture aussi bien de textes de Georges Perec que de Jack London.

  • Lire pour vivre vieux

    En vacances la lecture a un réel avantage. Elle permet de rester immobile pendant des heures pour bronzer, ou de patienter tout autant par temps de pluie. Désormais il faudra rajouter un autre intérêt, et Le Figaro nous le confirme qui titre : « Une étude prouve que lire des livres prolonge la vie ».

    Sur-La-Lecture-Proust-422216230_L.jpgL’article d’Alice Develey le confirme « Selon des chercheurs américains de la prestigieuse université de Yale, qui ont étudié la passion de plus de trois mille bibliophiles, lire quelques minutes par jour serait très bon pour la santé et même extrêmement salvateur. Un chapitre par jour, pourrait très certainement vous sauver la vie ou du moins la rallonger… »

    La journaliste explique « Pour établir ses chiffres, celle-ci a fait appel à 3635 volontaires de 50 ans et a étudié sur une certaine durée leurs habitudes en bibliophagie. Trois groupes ont ainsi pu être établis. Ceux qui ne lisent pas (du moins pas plus que le nécessaire vital), ceux qui lisent jusqu’à trois heures par semaine et enfin, ceux qui lisent plus de 3h30 chaque semaine. Selon toute vraisemblance, ceux qui ont été amenés à pratiquer la lecture plus longtemps que leurs confrères qui n’ouvrent jamais de livre (les magazines en papier glacé ne comptent donc pas vraiment) ont obtenu de meilleurs chiffres. »

    A lire les commentaires sur cette article ( repris du New-York Times ) on s’interroge cependant sur la pertinence de l’étude, certain jugeant que « on est clairement ici dans une relation de corrélation et non de causalité », et un autre, pas dupe, constate que « Lire du Christine Angot ne prolonge pas la vie, mais le temps semble plus long. »

    Dans l’expectative, on se contentera de ce qu’en disent les écrivains :

    937728399.jpg« La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur. »
    Paul Auster

    « La lecture met en ébullition, dissipe la sécheresse, active les facultés, déchrysalide l'intelligence et met en liberté l'imagination. » Antoine Albalat

    « La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens. » Daniel Pennac

    Bonne lecture à tous !

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