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christine angot

  • Les plaisirs de la lecture à voix haute

    Longtemps cantonnées aux salons privés ou aux librairies, les lectures publiques sont devenues incontournables dans les manifestations dédiées au livre. Elles permettent de mettre en scène les textes et souvent de les faire découvrir.

    Les acteurs Fabrice Luchini ou Jacques Weber sont de ceux qui ont popularisé le genre, mais des auteurs tels que Christine Angot ou Michel Houellebecq ont eux aussi partagé leurs textes avec le public.

    Daniel Pennac est lui un fervent adepte de la lecture « à voix haute » comme le racontent Les Echos en 2013 : « Il aime tellement ça, Pennac, qu'à plusieurs reprises il est allé lire sur scène. Au théâtre du Rond-Point en 2004 avec son texte « Merci ", puis en 2009 avec son adaptation de Bartleby, d'Herman Melville à La Pépinière théâtre. Aux Bouffes du Nord, enfin, il y a quelques mois avec ce fameux « Journal d'un corps ». Il se délecte tout autant, en simple spectateur, d'écouter André Dussollier lire Marcel Proust ou Denis Podalydès, Céline. « Il existe une jouissance absolue, quand cela est bien fait, à écouter cette coïncidence parfaite entre le texte et la lecture. C'est le bonheur de la justesse. » En 2014, il se souvenait du temps où il était enseignant et déclarait à La Tribune de Génève « Dans mes classes, je faisais une heure de lecture hebdomadaire à tous mes élèves, avec un texte différent à chaque fois, de manière à ce que chacun y trouve son compte. »

    Grignan.pngL’écriture est également mise en valeur avec le Festival de la Correspondance de Grignan, « une manifestation culturelle pour célébrer l'art épistolaire, s'attache aux correspondances de toutes les époques et sous toutes ses formes, des plus traditionnelles aux plus contemporaines », dont la 22ème édition se déroulera du 4 au 8 juillet 2017 et cours de laquelle Marie-Christine Barrault lira des lettres de Mme Sévigné à sa fille.

    On recense également des troupes et des associations qui favorisent a lecture en public. C’est le cas à Carpentas avec des Bonheurs de lecture qui explique « Année après année, nous cheminons parmi les plus grands textes de la littérature universelle, nous partageons les émotions fortes qu'ils suscitent. Nous nous nourrissons des pensées et de la beauté qu'ils nous offrent », ou à Paris avec La voie des livres qui propose la lecture aussi bien de textes de Georges Perec que de Jack London.

  • Lire pour vivre vieux

    En vacances la lecture a un réel avantage. Elle permet de rester immobile pendant des heures pour bronzer, ou de patienter tout autant par temps de pluie. Désormais il faudra rajouter un autre intérêt, et Le Figaro nous le confirme qui titre : « Une étude prouve que lire des livres prolonge la vie ».

    Sur-La-Lecture-Proust-422216230_L.jpgL’article d’Alice Develey le confirme « Selon des chercheurs américains de la prestigieuse université de Yale, qui ont étudié la passion de plus de trois mille bibliophiles, lire quelques minutes par jour serait très bon pour la santé et même extrêmement salvateur. Un chapitre par jour, pourrait très certainement vous sauver la vie ou du moins la rallonger… »

    La journaliste explique « Pour établir ses chiffres, celle-ci a fait appel à 3635 volontaires de 50 ans et a étudié sur une certaine durée leurs habitudes en bibliophagie. Trois groupes ont ainsi pu être établis. Ceux qui ne lisent pas (du moins pas plus que le nécessaire vital), ceux qui lisent jusqu’à trois heures par semaine et enfin, ceux qui lisent plus de 3h30 chaque semaine. Selon toute vraisemblance, ceux qui ont été amenés à pratiquer la lecture plus longtemps que leurs confrères qui n’ouvrent jamais de livre (les magazines en papier glacé ne comptent donc pas vraiment) ont obtenu de meilleurs chiffres. »

    A lire les commentaires sur cette article ( repris du New-York Times ) on s’interroge cependant sur la pertinence de l’étude, certain jugeant que « on est clairement ici dans une relation de corrélation et non de causalité », et un autre, pas dupe, constate que « Lire du Christine Angot ne prolonge pas la vie, mais le temps semble plus long. »

    Dans l’expectative, on se contentera de ce qu’en disent les écrivains :

    937728399.jpg« La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur. »
    Paul Auster

    « La lecture met en ébullition, dissipe la sécheresse, active les facultés, déchrysalide l'intelligence et met en liberté l'imagination. » Antoine Albalat

    « La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens. » Daniel Pennac

    Bonne lecture à tous !

  • La rentrée littéraire 2015

    Avec 589 livres publiés (607 en 2014), la fameuse rentrée littéraire est largement entamée et déjà quelques titres font le bonheur des médias, peut-être davantage par rapport à la personnalité des auteurs que pour la qualité de leur ouvrage.

    Le Monde dès le mois d’août en a publié une liste non exhaustive mais qui donne la tendance :

    « Du côté des têtes d’affiche, cette rentrée compte, comme les vingt-deux précédentes, un roman d’Amélie Nothomb, Le Crime du comte de Neuville, chez Albin Michel, qui publie également un autre pilier de son catalogue : Eric-Emmanuel Schmitt (La Nuit de feu).
    Les autres maisons publient aussi des auteurs « identitaires » : ainsi de Christine Angot chez Flammarion (Un amour impossible), d’Alain Mabanckou et Philippe Delerm, au Seuil (pour, respectivement, Petit Piment et Les Eaux troubles du mojito), de Jean-Philippe Toussaint chez Minuit (Football), de Delphine de Vigan 1507-1.jpgchez JC Lattès (D’après une histoire vraie), de Mathias Enard (Boussole) pour Actes Sud, de Frédéric Beigbeder chez Grasset (Conversations d’un enfant du siècle) ou encore de Nicolas Fargues chez POL (Au pays du p’tit) – maison à laquelle Atiq Rahimi, Prix Goncourt 2008, fait une infidélité en publiant La Ballade du Calame à L’Iconoclaste.
    En littérature étrangère, le casting (composé de 196 titres, huit de moins qu’en 2014) compte de grands noms, de la Prix Nobel américaine Toni Morrison (Délivrances, Christian Bourgois) à l’Israélien David Grossman (Un cheval entre dans un bar, Seuil), en passant par Martin Amis (La Zone d’intérêt, Calmann-Lévy), Jim Harrison (Péchés capitaux, Flammarion), Nick Hornby (Funny Girl, Stock)…
    La palme du livre le plus longtemps attendu revient sans conteste à L’Infinie Comédie, de David Foster Wallace (L’Olivier), paru aux Etats-Unis en 1996. »

    On retrouve quelques-uns de ces titres dans la sélection de Télérama des « sept romans qui feront l’automne 2015 », chacun étant accompagné d’un court résumé et des fameux T (souvent trois) décerné par l'hebdo culturel.

    De son côté, Le Point a réuni sur son site Internet sa sélection des « livres qui feront l'événement en cette rentrée littéraire 2015 » publiée cet été et propose, en plus de l’article consacré à leur auteur, un extrait du roman.

    Il n’y a plus qu’à les lire.

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