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christine angot

  • Des romans trop réels, V.S Naipaul, et des visas refusés

    Des romans trop vrais pour être honnêtes

    L’écriture se nourrit de l’imagination de l’auteur-e, mais également de son vécu, de ses expériences, des personnes de son entourage. Il s’agit ensuite d’écrire une histoire, de l’inventer. Certains pourtant ignorent cette étape et ce contentent de copier-coller la réalité pour en faire un roman. Prenant prétexte des déclarations de Séverine Servat de Rugy, épouse du président de l'Assemblée nationale, qui estime que le roman "Vivre ensemble" d'Émilie Frèche, à paraître le 22 août, porte atteinte à sa vie privée, France Info rappelle les démêlés judiciaires de « cinq romanciers condamnés pour s'être (un peu trop) inspirés de la vraie vie ». Les ouvrages cités en exemple sont "Fragments d'une femme perdue" de Patrick Poivre d'Arvor, "Colères" de Lionel Duroy, "Les Petits" de Christine Angot, "Belle et bête" de Marcela Iacub, et "La Ballade de Rikers Island" de Régis Jauffret. France Info détaille le contenu du roman, les de la plainte, et les décisions de justice. Séverine Servat de Rugy n’a pas demandé l’interdiction du livre mais a obtenu qu’un encart précisant qu'il s'agissait bien d'une "œuvre de fiction" soit inséré dans le livre.

    9782264017499FS.gifLa disparition de V.S. Naipaul

    La mort à 85 ans de l’’écrivain britannique Vidiadhar Surajprasad Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001 et auteur de plus de trente ouvrages, aurait pu passer inaperçue en plein mois d’août si quelques journalistes n’étaient pas encore partis en vacances.

    Télérama écrit : « Ce romancier et essayiste voyageur était « l’écrivain plus opposé aux idées reçues et à la bien-pensance qu'on puisse imaginer » (dixit Télérama), portant un regard sans concession sur les sociétés post-coloniales, et notamment sur la place de l'islam chez les peuples non arabes », et republie un grand entretien qu’il avait accordé au magazine en 2001. Libération publie la réponse à la question posée en 1985 par le quotidien « Pourquoi écrivez-vous ? » : « Ne pas écrire, c’est ne pas contempler ; ne pas contempler, c’est se révéler incapable d’extraire le sens réel, la pleine valeur de son expérience ; c’est laisser la vie, le temps, s’écouler sans avoir de signification», et Le Figaro recommande les « Cinq livres de V.S. Naipaul à lire.

    Livres sans frontières

    Livres Hebdo nous apprend que une douzaine d’auteurs invités au Festival international du livre d’Edimbourg qui se déroulera du 11 au 27 août, se sont vus refuser l’entrée sur le territoire britannique : « Le festival, qui invite 900 auteurs et illustrateurs de 55 pays, fournit régulièrement une assistance dans les démarches de demande de visa. Nick Barley, directeur du festival, dénonce dans The Guardian un "processus de demande humiliant" qui dissuade les auteurs de venir sur le sol britannique. "Nous avons tellement de problèmes avec les visas, nous avons réalisé que c’est systématique. Nous voulons en parler et résoudre ce souci. Pas seulement pour le festival mais aussi pour les organisations culturelles au Royaume-Uni" ».

  • Le tabou du harcèlement sexuel

    La polémique déclenchée par Christine Angot dans l’émission On n’est pas couché à propos du livre de Sandrine Rousseau n’était que le prologue du débat ouvert par le scandale Weinstein dévoilé quelques jours après par un article du New Yorker.

    Parler.png« Parler » (Flammarion) est le titre de ce livre écrit après que quatorze femmes aient accusé un homme politique de leur propre parti de harcèlements et d’agressions sexuelles. L’affaire sera classée sans suite et cet ouvrage témoigne de la difficulté de parler de ces problèmes et d'y trouver des solutions. Une démarche qui n'a pas plu à la chroniqueuse de Laurent Ruquier.

    Dans L’Express Christine Angot elle même victime d’inceste dans sa jeunesse déclare : « Pour ce qui est de l'agression sexuelle, ou du viol, c'est une souffrance d'autant plus grande qu'elle se double d'un déshonneur. Moi, quand je l'ai vécu, j'aurais préféré être morte que de le vivre. Je dis simplement que revendiquer un statut de victime n'est pas une ambition. » Des propos qu’elle complète par cette affirmation : « Non, ce n'est pas ça qui aide. On se débrouille. On ne nous laisse pas le choix. Il ne faut pas « aider »les gens, ce n'est pas assez, il faut les sauver. Le lien qui se crée avec un psychanalyste peut sauver. » 

    Dans l’hebdomadaire Les Inrocks Sandrine Rousseau se défend : « Dans la lutte contre les violences sexuelles, l'enjeu est de toucher tout le monde. Les femmes qui souffrent le plus sont souvent les plus isolées économiquement ou socialement. Je pense que le sujet n'est pas adapté à une émission comme On n'est pas couché mais il est important de parler aussi à ce public là. L'épisode diffusé samedi dernier révèle beaucoup de choses, et peut-être que dans quelques années on analysera le rôle qu'il a joué dans l’évolution de la perception du problème. »

    Quelques jours plus tard la position très personnelle de Christine Angot sera balayée par la révélation de l’affaire du producteur de cinéma Harvey Weinstein. Des dizaines de comédiennes vont à leur tour témoigner dans les médias, mais aussi sur les réseaux sociaux, des agressions sexuelles qu’elles ont eu à subir de la part du magnat d’Hollywood. Le besoin de dire publiquement s’est révélé le plus fort pour briser la loi du silence.

    Interrogée sur France Info Sandrine Rousseau rajoutera à propos de ce scandale : « Les femmes n'acceptent plus ce système. C'est une révolution douce qui est en train de passer ». « Mais il ne faudrait pas que cette affaire masque la forêt qu'il y a derrière. Parce que partout où il y a des positions de pouvoir, dans les entreprises, les hôpitaux, les associations, il y a des comportements de ce genre. Évidemment que dans la politique, il y en a. Et permettez-moi de noter qu'il n'y a pas tant d'affaires qui sortent, alors qu'à mon avis, il y a matière à en sortir beaucoup plus ».

  • Les plaisirs de la lecture à voix haute

    Longtemps cantonnées aux salons privés ou aux librairies, les lectures publiques sont devenues incontournables dans les manifestations dédiées au livre. Elles permettent de mettre en scène les textes et souvent de les faire découvrir.

    Les acteurs Fabrice Luchini ou Jacques Weber sont de ceux qui ont popularisé le genre, mais des auteurs tels que Christine Angot ou Michel Houellebecq ont eux aussi partagé leurs textes avec le public.

    Daniel Pennac est lui un fervent adepte de la lecture « à voix haute » comme le racontent Les Echos en 2013 : « Il aime tellement ça, Pennac, qu'à plusieurs reprises il est allé lire sur scène. Au théâtre du Rond-Point en 2004 avec son texte « Merci ", puis en 2009 avec son adaptation de Bartleby, d'Herman Melville à La Pépinière théâtre. Aux Bouffes du Nord, enfin, il y a quelques mois avec ce fameux « Journal d'un corps ». Il se délecte tout autant, en simple spectateur, d'écouter André Dussollier lire Marcel Proust ou Denis Podalydès, Céline. « Il existe une jouissance absolue, quand cela est bien fait, à écouter cette coïncidence parfaite entre le texte et la lecture. C'est le bonheur de la justesse. » En 2014, il se souvenait du temps où il était enseignant et déclarait à La Tribune de Génève « Dans mes classes, je faisais une heure de lecture hebdomadaire à tous mes élèves, avec un texte différent à chaque fois, de manière à ce que chacun y trouve son compte. »

    Grignan.pngL’écriture est également mise en valeur avec le Festival de la Correspondance de Grignan, « une manifestation culturelle pour célébrer l'art épistolaire, s'attache aux correspondances de toutes les époques et sous toutes ses formes, des plus traditionnelles aux plus contemporaines », dont la 22ème édition se déroulera du 4 au 8 juillet 2017 et cours de laquelle Marie-Christine Barrault lira des lettres de Mme Sévigné à sa fille.

    On recense également des troupes et des associations qui favorisent a lecture en public. C’est le cas à Carpentas avec des Bonheurs de lecture qui explique « Année après année, nous cheminons parmi les plus grands textes de la littérature universelle, nous partageons les émotions fortes qu'ils suscitent. Nous nous nourrissons des pensées et de la beauté qu'ils nous offrent », ou à Paris avec La voie des livres qui propose la lecture aussi bien de textes de Georges Perec que de Jack London.

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