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charlie hebdo

  • Les mauvais chiffres de l’édition, un prix littéraire satirique, et un manifeste d’écrivains

    En Panne !

    Mauvaise passe pour le monde de l’édition si l’on en croit CultureBox : « Orientés à la baisse depuis le début de l'année, les ventes de livres se sont carrément effondrées en avril, selon des données rassemblées par le magazine Livres Hebdo à paraître vendredi 2 juin. La campagne électorale semble avoir détourné les lecteurs des librairies. Le livre est en effet un des seuls secteurs à souffrir. Les ventes de commerce, tous produits confondus, ont eu tendance à résister (-0,2%).  Sur les quatre premiers mois de l'année, la baisse est de 4,6%. La tendance annuelle du marché du livre décroche à -1,8%. Aucun circuit de distribution du livre n'est épargné. Les librairies de 2e niveau (petits points de vente de proximité et supermarchés) sont les plus affectées (-12%), devant les hypermarchés (-10%) et les librairies générales de 1er niveau (-9%). Même les grandes surfaces culturelles enregistrent une baisse substantielle (-8%). »

    Ils écrivent Charlie

    Charlie Hebdo a dévoilé les lauréats 2017 (dont un âgé de 12 ans) de son prix consacré à l’écriture: « Le "Prix littéraire Charlie", dit aussi "Le Prix Charlie Hebdo" est un grand concours national lancé par Charlie Hebdo, récompensant les textes inédits les plus drôles écrits par les collégiens, lycéens et étudiants sur un thème donné. Le concours, ouvert à tous les francophones, quel que soit leur pays de résidence, récompense toutes les formes d’humour : humour noir, absurde, grotesque, pince-sans-rire ou débile. » Les textes primés ont été publiés dans l’hebdomadaire et sur le site du journal.

    Etonnant manifeste

    Le 1 St Malo.jpgA l’occasion de la dernière édition du festival Etonnants voyageurs à St Malo, 60 écrivains parmi lesquels Tahar Ben Jelloun, Patrick Chamoiseau, J.M.G Le Clezio, Laurent Gaudé, Erik Orsenna,Yann Quéffélec, Michel Le Bris, Sorj Chalandon, ont signé le manifeste "Nous sommes plus grands que nous". Extrait du texte intégral publié par BibliObs et l’hebdomadaire le 1 (photo) : « Ouvrons les yeux : nous sommes en train de perdre la bataille de la culture. Il ne suffit pas de brandir, tel un talisman, le mot «culture» face à la barbarie: toutes les cultures ne se valent pas. Il y eut une culture nazie, des philosophes nazis, des écrivains et des artistes nazis. C’est d’un combat à l’intérieur de la culture qu'il s’agit. Ce qui suppose, sans rien oublier des horreurs de l’histoire, que l’on retrouve cette idée de l’être humain qui fit notre génie. Et que cesse ce vertige du dénigrement, de la haine de soi où puisent si généreusement aujourd’hui ceux qui nous ont déclaré la guerre. »

  • Les 100 ans du Canard enchaîné

    Le Canard enchaîné, hebdomadaire satirique paraissant le mercredi, journal indépendant et sans publicité, fête ses 100 ans en 2016, un anniversaire célébré par le monde de l’édition.

    Le Seuil propose « Le Canard enchaîné, 100 ans. Un siècle d’articles et de dessins ». Un beau livre de 672 pages abondamment illustré dont parle La Croix présente ainsi : « « Notre fierté est d’avoir conservé l’esprit d’origine », confie Michel Gaillard, entré au journal il y a cinquante ans. Un ton satirique que Maurice Maréchal résumait ainsi : « Quand quelque chose me scandalise, mon premier mouvement, c’est de m’indigner. Mon second, c’est d’en rire. C’est plus difficile, mais c’est plus efficace ! » Mais aussi une « grande permanence à la fois formelle et éditoriale, avec des ressemblances dans la titraille, la mise en page, la pérennité de rubriques comme la”mare aux canards”, précise l’historien. Et surtout une indépendance financière. »

    Les Arènes de leur côté éditent « L’Incroyable histoire du Canard enchaîné » de Didier Convard pour le récit et Pascal Magnat pour les dessins.

    Le Huffington Post écrit à son propos : « comme le rappelle la bande dessinée, tout n'a pas toujours été si facile, et les crises ont été nombreuses. Le Canard a connu l'an passé l'un de ses évènements les plus tragiques avec la mort de Cabu, son dessinateur emblématique, dans l'attentat de Charlie Hebdo. L'événement évoqué dans les toutes dernières pages rappelle tristement que le combat pour une presse libre et irrévérencieuse n'est jamais gagné, et que ce qui a été arraché pendant des décennies de combat pour l'indépendance et contre la censure, la corruption et les manipulations n'est jamais acquis pour toujours. Longue vie au Canard ! »

    A lire également :

    "Le Canard enchainé, Histoire d’un journal satirique - 1915-2005", de Laurent Martin (éditions Nouveau monde, 2005).

    "Le Canard enchaîné – La Vème République en 2000 dessins", publié en 2008 et réédité en 2009 en version brochée (Les Arènes).

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  • Les attentats de 2015 en France et les livres

    Après l’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, les ventes de livres sur l’Islam avaient triplé comme l’expliquait ce reportage de iTélé : « ce sont les textes du Coran en particulier qui s'arrachent. Des lecteurs de toutes origines veulent se faire leur propre opinion sur la religion musulmane. » A la même période le Traité de la tolérance de Voltaire avait été réimprimé et vendu à plus de 90 000 exemplaires par les éditions Folio-Gallimard.
    Quelques mois après, les commentaires divers et variés sur ces événements vont donner lieu à une prolifération de titres, un phénomène analysé par Le Monde qui lui consacre un grand article. Nul doute que le 13 novembre va susciter la même envolée éditoriale. Déjà deux titres font parler d’eux :
     
    « Dawa »  paru en 2014 (Robert Laffont). Le site L’Internaute raconte :
    « C'est une horrible coïncidence, après les attentats de Paris, survenus vendredi 13 novembre. En 2014, Julien Suaudau racontait, dans son roman intitulé « Dawa », le déroulement d'attaques terroristes à Paris, un vendredi 13. Dans la fiction, six lieux sont ciblés à Paris, six gares parisiennes : Montparnasse, Austerlitz, Saint-Lazare, gare du Nord, gare de l'Est et gare de Lyon. Les attaques sont pensées par un professeur algérien qui veut se venger de la France. Pour mener à bien son funeste projet, il recrute en banlieue des adolescents, de toutes origines, à la dérive.
    Les attentats du vendredi 13 novembre dernier ont donné un coup de projecteur à ce roman. L'auteur, Julien Suaudeau, a publié un billet sur le site de L'Obs. Il y explique tout d'abord le choix du nom de son ouvrage « Dawa », pour sa double signification : " Bazar ", en argot et en arabe " subversion de l'ordre établi dans le but ultime d'instaurer la charia ". Enfin, il explique le choix des terroristes, dans son roman, d'un vendredi 13 par " une date (…) qui parlait à la sous-culture imbécile dans laquelle ils baignaient depuis la naissance. »


    « Paris est un fête » (Folio) connaît également un regain d’intérêt comme le constate le journaliste canadien Luc Boulanger reprenant des informations du Monde :
    « Une « super mamie » parisienne interviewée par BFMTV, six jours après les attentats, a recommandé de lire (ou relire) « Paris est une fête », le récit d'Ernest Hemingway sur ses années de jeunesse dans la capitale. Depuis, l'ouvrage a atteint le sommet des ventes sur Amazon, passant de 10 exemplaires par jour à 500, puis à «1500 vendredi dernier », selon les Éditions Gallimard. En rupture de stock, l'éditeur a dû organiser « 20 000 réimpressions à toute vitesse », le week-end dernier. Écrit à la fin des années 50 et publié après la mort d'Hemingway, en 1964, ce livre est désormais le symbole de la tolérance et la fureur de vivre de la Ville Lumière. L'auteur du Vieil homme et la mer y écrit entre autres : « Il n'y a jamais de fin à Paris, et le souvenir qu'en gardent les personnes qui y ont vécu diffère d'une personne à l'autre. » 

     

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