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cavanna

  • Eric Holder, Angoulême, librairie Coiffard, Gilets jaunes, Cavanna, l'actualité du livre en quelques lignes

    Décès

    Sérotonine , Michel Houellebecq, Cavanna, éditions Belfond,Etienne Balibar, Thomas Piketty, François-Bernard Huygue, gilets jaunes, éditions VA, Amélie Nothomb,Emil Ferris, éditions Monsieur Toussaint Louverture, Ted, Émilie Gleason, éditions Atrabile, Halfdan Pisket, éditions Presque Lune, Festival BD Angoulême, Eric Holder, Le dilettante, Librairie Coiffard Nantes, Le Seuil, Edwy Plenel, Jean-Claude MonodFlammarion, Disparition de l’écrivain Eric Holder. Son premier recueil, Nouvelles du Nord, a été publié en 1984 par les éditions Le Dilettante et son premier roman, Manfred ou l’Hésitation sera publié par Le Seuil l’année suivante. Il était l’auteur d’une trentaine de livres et ses ouvrages ont reçu de nombreux prix littéraires : le prix Fénéon en 1989 pour Duo forte (Gallimard), en 1994 le prix Novembre pour La Belle Jardinière (Le Dilettante), et en 1996, le prix Roger-Nimier pour En compagnie des femmes (Le Dilettante). Trois de ses livres on été adaptés au cinéma : Mademoiselle Chambon par Stéphane Brizé en 2009, , L’Homme de chevet par Alain Monne en 2009 et Bienvenue parmi nous par Jean Becker en 2012. Il avait 58 ans.

    Angoulême

    Le quotidien 20 minutes publie le palmarès complet des prix attribués lors du festival de la Bande dessinée d’Angoulême. Celui-ci récompense nombre de petites maisons d’édition et des albums atypiques comme Moi, ce que j'aime, c'est les monstres de la dessinatrice américaine Emil Ferris (éditions Monsieur Toussaint Louverture) ou Ted, drôle de coco d’Émilie Gleason (éditions Atrabile), et Dansker, d'Halfdan Pisket (éditions Presque Lune).

    Centenaire

    France 3 a consacré plusieurs reportages à la librairie Coiffard à Nantes qui fête cette année son centenaire avec pour marraine Amélie Nothomb.

    Vidéo :

    100 ans librairie.png

    Le site de la librairie.

    Gilets jaunes

    Le mouvement social qui mobilise depuis deux mois des Français dans la rue devait finir par se retrouver dans des livres. Les éditions VA publient Dans la tête des gilets jaunes de François-Bernard Huygue docteur en sciences politiques. La Découverte, publie Gilets jaunes, hypothèses sur un mouvement qui réunit de manière chronologique 25 textes de sociologues, économistes, historiens, philosophes ou écrivains et annonce pour le 7 mars un essai d’Edwy Plenel, La victoire des vaincus : à propos des gilets jaunes. De son côté, Le Seuil propose Le fond de l'air est jaune, avec des textes d’Etienne Balibar, Thomas Piketty ou Jean-Claude Monod.

    Cavanna

    Le 29 janvier se déroulera à Paris la rencontre Cavanna occupe la Sorbonne !, un hommage à l’écrivain disparu en 2014, connu pour la création de journaux comme Hara-Kiri ou Charlie Hebdo, mais également pour ses livres à succès Les Ritals, Les Russkofs, Maria (éditions Belfond). Son dernier livre Lune de miel est paru en 2010 (Gallimard).

    Pour terminer

    Sérotonine de Michel Houellebecq (Flammarion) est toujours en tête du Top 20 Livres Hebdo des meilleures ventes après sa parution le 4 janvier.

  • Les éditeurs sont encore Charlie

    Le drame du 7 janvier 2015 suscite encore l’intérêt des éditeurs. Autour du drame lui-même mais aussi sur les origines du journal Charlie Hebdo. Plusieurs titres sont déjà parus, de nombreux autres vont arriver en librairie d’ici le premier anniversaire de cet événement tragique.

    Premier album, « L’anthologie Tignous » (éditions du Chêne), dessinateur de l’hebdomadaire, assassiné dans les locaux du journal dont la femme Chloé Verlhac présente une sélection de dessins accompagnée de textes de ses amis.

    A paraître le 12 novembre, « C’était Charlie » (Grasset) de Philippe Val qui fût durant 20 ans le directeur du journal satirique. Dans le texte de présentation l’auteur écrit : « Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j’entendais ne correspondait plus à la réalité.Certains, effrayés par l’horreur, ou habités par d’obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : “Ils sont morts, mais ils l’ont quand même  bien cherché.”Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d’articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l’argent et disparaître avec la caisse.»

    « Deux semaines avec Charlie » (Presses universitaires de la Méditerranée) dont l’auteur Pascal Moliner, m’a annoncé la parution : « Essai de décryptage psychosocial des évènements de janvier 2015. Les tueries des 7, 8 et 9 janvier 2015 ont bouleversé l’opinion française et déclenché une série de mouvements collectifs, de réactions médiatiques et de débats publics rarement observés dans notre pays. Au-delà des explications rapides en termes de choc émotionnel, de sursaut citoyen ou de défense des valeurs républicaines, cet ouvrage porte sur ces évènements un regard original, différent de celui suggéré par les commentateurs médiatiques et les responsables politiques. »

    Plus distancié, « Mohicans » (Julliard), du journaliste écrivain Denis Robert, rend hommage à François Cavanna et au Professeur Choron, créateurs des journaux Hara-Kiri mensuel, Charlie mensuel  et L’Hebdo Hara-Kiri qui deviendra Charlie Hebdo, après son interdiction en 1970. L’auteur propose également une enquête sur les derniers avatars internes de ce titre qui paraît toujours.

    Hara-Kiri mensuel, L’Hebdo Hara-Kiri, des journaux mythiques dont les coulisses ont été immortalisées en leur temps par les photographes Arnaud Baumann et Xavier Lambours et que l’on revoit dans l’album « Le ventre de Hara-Kiri » (éditions de La Martinière).

    On retrouve aussi le Professeur Choron (Georges Bernier) dans « ça c’est Choron ! », un ouvrage volumineux des éditions Glénat, très illustré, qui donne un aperçu de ses nombreuses créations.

    Enfin, on citera « L’après-Charlie » (éditions de l’Atelier), de Jean-Louis Bianco, Lylia Bouzar, et Samuel Grybowski, dont la couverture indique « 20 questions pour en débattre sans tabou ».

     

    Apres Charlie 2015-10-04.png

  • Cavanna l’écrivain

    « Jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai », c’est finalement le titre donné par Denis Robert à son film sur Cavanna qui sort dans les salles de cinéma le 17 juin 2015. La télévision a popularisé le personnage - il est souvent passé chez Bernard Pivot et même chez Michel Drucker comme on le voit dans le film -, mais il est surtout connu en tant que complice du Pr Choron avec qui il a fondé des journaux mythiques. Son œuvre littéraire est pourtant tout aussi importante.

    En 2001, à la question de L’Express « Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ? », il répond « J’ai lu Les Misérables à 9 ans et Dumas à 10. Ça m’a donné l’envie d’en faire autant un jour. Ou tout au moins d’essayer. »
    Toute une vie consacrée à l’écriture, chaque semaine dans Charlie Hebdo et tous les mois dans Hara Kiri mensuel. Des textes du mensuel qu’il réunira ensuite dans Les Ritals, Les Russkoffs (prix Interallié 1979),  Bête et méchant, mais aussi Les Aventures de Dieu,L'Aurore de l'humanité, Les Aventures de Napoléon, au total plus de 60 livres, tous genres confondus.


    Toujours dans L’Express, il raconte à propos du plaisir d’écrire : « J’aime être perdu dans la nuit avec une petite ampoule éclairée et la pénombre autour. C’est magique et ça exalte mon goût de la solitude. Mon égoïsme, disons. Alors, j’oublie tout. Je m’engloutis dans ce que j’écris. Après des heures, je me retrouve tout dépoitraillé, mais avec un paquet de feuilles noircies. Que s’est-il passé ? Je n’en sais rien, mais le tas de pages est là. L’écriture est le point culminant de la solitude. Du plaisir de la solitude fructueuse. On est seul mais avec ce monde intérieur immense qui s’agite. On voit les personnages. Ils sont là, sur la table ; ils courent, ils se battent ; les montagnes se dressent, l’océan rugit. Un monde entier est là qui gigote en vous. »

    Il écrira jusqu’au bout. Dans son dernier livre paru « Lune de miel », il évoque sa maladie de Parkinson et ses conséquences : « Le pire, c'est l'écriture. Vous n'imaginez pas ce que m'a coûté d'efforts ce que vous lisez en ce moment. Ma main ne m'obéit plus. Ce n'est pas tellement qu'elle tremble, ça elle le fait rarement et pas longtemps. Mais elle n'en veut faire qu'à sa guise. J'avais une grande écriture, rapide et très régulière, mon principal souci, quand j'écris, étant d'être compris au premier regard. Si je la laisse faire, ma main, elle tend à griffonner des signes minuscules, lilliputiens, quasi invisibles sur le papier. Ca, c'est les bons jours. Il y a les autres, les plus nombreux, où la rebelle refuse de tracer la moindre lettre identifiable, la salope. Jours de détresse. »

    Lors de sa disparition à 90 ans en janvier 2015, Macha Séry écrit dans Le Monde «Parallèlement au journalisme, Cavanna s'adonnait à l'écriture. Son premier livre, Les Ritals, grand succès populaire adapté à la télévision, l'avait imposé comme un écrivain de premier ordre. Cavanna possédait, en effet, un style magnifique, singulier, mélange d'oralité et de lyrisme sec. Un Rabelais moderne, estimait Pierre Desproges. »


    La bande annonce du film :

    Cavanna.png

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