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catherine meurisse

  • Quelques articles sur la lecture, une bibliothèque, et des livres sur François Hollande

    LECTURE

    123349_couverture_Hres_0.jpgDans Télérama, un entretien avec l’écrivain argentin Rodrigo Fresán titré “Le grand ennemi de la lecture, c'est l'écriture en 140 signes”. Il évoque les auteurs qui l’ont marqué Francis Scott Fitzgerald, Anne Rice, Herman Melville, Borgès, Nabokov.

    Citation : « J’en arrive à la conclusion que l’ordre idéal est celui dans lequel on a lu les livres : il faudrait qu’ils soient classés chronologiquement. A 90 ans, on s’arrêterait tout au bout de la dernière rangée et on reviendrait à la première. On aurait ainsi une « biothèque », on verrait sa vie en tant que lecteur : j'ai lu tel livre quand je me suis marié, etc… Il faudrait faire un musée des bibliothèques d’écrivains, cela ferait partie de leur œuvre. »

    L’article intégral.

    Rodrigo Fresán vient de publier La Part inventée, éd du Seuil.

     

    BIBLIOTHEQUE

    A l’occasion de la réouverture du site Richelieu de la BnF, l’émission Le Petit Salon de Lucile Commeaux sur France Culture évoque les « Bibliothèques idéales » : « L’ancienne bibliothèque nationale a aujourd’hui cent cinquante ans, elle est en travaux depuis sept ans, et ouvre enfin une de ses plus belles salles désormais dédiée aux fonds de l’Institut national d’Histoire de l’art, avant une ouverture définitive prévue pour 2020. A cette occasion le Nouvel Observateur il y a deux semaines a demandé à des artistes et des créateurs d’imaginer la bibliothèque de leur rêve, l’occasion de se demander ce qu’est une bonne bibliothèque. A ce jeu ont participé des dessinateurs comme Catherine Meurisse, ou Mathieu Sapin, des écrivains comme Enrique Vila-Matas ou Charles Dantzig, ou encore des architectes comme Dominique Perrault. »

    Réécouter l’émission.

     

    LIVRES

    François Hollande ne sera pas candidat à sa succession et dans son bilan il faudra désormais comptabiliser un grand nombre de livres que son passage à la présidence de la République française a suscité. Sous le titre « Ces livres qui ont plombé le quinquennat » Europe 1 en recense quelques-uns de De l'intérieur, voyage au pays de la désillusion de Cécile Duflot (Fayard), à L'Abdication, d’Aquilino Morelle (Grasset), dernier en date à paraître : « Il y a quelques journalistes et beaucoup d'ex. Ex-ministres, ex-conseillers, ex-compagne. Tous ont choisi de prendre la plume pour dire leur colère et leurs déceptions du quinquennat Hollande. Avec, souvent, des conséquences dévastatrices pour l'image de ce dernier. Retour sur ces ouvrages qui ont empoisonné son mandat. »

    Lire l’article intégral.

  • Les auteures de bandes dessinées se manifestent

    Les femmes sont souvent bien représentées dans l’édition : romancières, essayistes, mais aussi directrices de collection, maquettistes, illustratrices, et bien d’autres métiers.
    On aurait pu croire la situation quasiment idyllique si la sélection du prochain festival de la bande dessinée d’Angoulême n’avait révélé que sur 30 ouvrages nominés pour l’attribution du Grand Prix, aucun n’avait pour auteur une femme.
     
    Attitude inadmissible pour nombre d’auteures, mais aussi pour certains dessinateurs sélectionnés comme Riad Sattouf qui a annoncé sur Facebook qu’il demandait à être retiré de la sélection. Il sera aussitôt suivi par plus de la moitié des nominés dont Daniel Clowes, Joann Sfar, Etienne Davodeau, Charles Burns, Christophe Blain, Milo Manara, François Bourgeon, etc.
     
    Riad Sattouf écrit « J'ai découvert que j'étais dans la liste des nominés au grand prix du festival d'Angoulême de cette année. Cela m'a fait très plaisir !
    Mais, il se trouve que cette liste ne comprend que des hommes.
    Cela me gêne, car il y a beaucoup de grandes artistes qui mériteraient d'y être.
    Je préfère donc céder ma place à par exemple, Rumiko Takahashi, Julie Doucet, Anouk Ricard, Marjane Satrapi, Catherine Meurisse (je vais pas faire la liste de tous les gens que j'aime bien hein ! )...
    Je demande ainsi à être retiré de cette liste, en espérant toutefois pouvoir la réintégrer le jour où elle sera plus paritaire! Merci ! »

     
    A ce jour, selon Les Inrocks, plus de 140 appellent au boycott du Prix -,
    Les dessinatrices réunies sous le « Collectif des créatrices de bandes dessinées contre le sexisme » font, elles, savoir que « Suite à la publication de la liste des nominés pour le Grand Prix d’Angoulême 2016 pour lequel nous, autrices et auteurs sommes appelé.e.s à nous prononcer, le couperet est tombé : 30 noms, 0 femme. Elles rappellent que « depuis 43 ans, Florence Cestac est la seule femme à avoir reçu cette distinction. Claire Brétecher, pilier du Neuvième Art, n’a elle-même jamais reçu le Grand Prix, repartant en 1983 avec le prix du 10ème anniversaire (prix n’ayant jamais empêché ses lauréats d’être éligibles pour les Grand Prix suivants). Nous nous élevons contre cette discrimination évidente, cette négation totale de notre représentativité dans un médium qui compte de plus en plus de femmes. »
    En réponse à ces accusations, le délégué général du festival, Franck Bondoux, a nié tout sexisme dans les colonnes du journal Le Monde : « Il y a malheureusement peu de femmes dans l’histoire de la bande dessinée. C’est une réalité. Si vous allez au Louvre, vous trouverez également assez peu d’artistes féminines. Le Grand prix regarde vers le passé pour récompenser des auteurs qui ont une œuvre dense. Jusqu'à présent les femmes étaient peu nombreuses.  Je n'exclus pas d'ouvrir la porte à une évolution de la liste. »


    On laissera le mot de la fin (de cette chronique) à la dessinatrice Coco (Charlie Hebdo) qui a déclaré sur France Inter : « Comment ont-ils pu sélectionner les auteurs sans se rendre compte qu'il n'y avait pas de femme ? »


    Epilogue (provisoire) : Le Monde annonce que « Le Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême fait machine arrière. Dans un communiqué publié mercredi 6 janvier après-midi, sa direction a annoncé qu’elle allait finalement ajouter des femmes à sa liste d’auteurs sélectionnés pour l’obtention du prochain Grand Prix, dont l’annonce sera faite pendant la 43e édition de la manifestation (28-31 janvier). »

     

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    Dessin de Florence Cestac.

  • Salon du Livre mode d’emploi

    Dans quelques jours le 34ème Salon du livre de Paris ouvrira ses portes au public. Même si depuis quelques années la fréquentation tend à baisser, il n’en reste pas moins un événement important pour l’édition. Il y a plusieurs façons de le fréquenter.

    Le soir de l’ouverture, muni d’une invitation généreusement distribuée par les organisateurs et les éditeurs, on se rend Porte de Versailles pour se mêler dans les allées au Tout-Paris médiatico-littéraire et, avec un peu d’audace, on peut aller boire un verre sur le stand d’un éditeur.

    En semaine, le Salon est beaucoup plus calme. L’entrée est payante (de 10 à 49 euros pour le Pass Premium, c’est gratuit pour les moins de 26 ans sur pré-inscription) et l’on peut rencontrer les auteurs dont on aura repéré la présence sur le programme. C’est malgré tout le week-end et lors de la nocturne qu’on a le plus de chance de les approcher après de longues heures d’attente, et d’obtenir un paraphe personnalisé, ou pas.

    On peut y acheter des livres, pour permettre aux éditeurs de rentabiliser la location de leurs stands. Le Salon est la plus grande librairie éphémère de France, mais ces dernières années, plusieurs éditeurs l’ont désertée refusant les tarifs pratiqués par les organisateurs privés de la manifestation (en partenariat avec le Syndicat National de l’édition).

    Pour tenter de renouveler d’année en année l’intérêt du public à se rendre au Salon, la littérature d’un pays est mise en valeur. En 2014, ce sera celle de l’Argentine avec plus de 46 auteurs invités parmi lesquels, le dessinateur Quino dont le personnage de Mafalda fête ses 50 ans. On commémorera aussi le centenaire de la naissance de Julio Cortázar, « figure emblématique de la littérature argentine de la seconde moitié du XXe siècle ».

    Les jeunes sont également une cible pour les organisateurs qui mettent l’accent sur des espaces consacrés à la bande dessinée et aux mangas avec pour les plus petits le Salon du livre célèbre les 40 ans du personnage Yakari. Autre public mais toujours dans la bande dessinée, le salon propose cette année « Regards de Femmes sur la société actuelle » avec des planches originales de Claire Bretécher, Florence Cestac, Annie Goetzinger, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Anne Simon, et Vanyda, et  une exposition sur la bande dessinée chinoise.

    Le Salon du livre de Paris se déroulera du 21 au 24 mars 2014, Porte de Versailles – Pavillon 1, Boulevard Victor, Paris 15ème.

    De 10h à 20h (sauf dimanche 23 jusqu’à 19h). Lundi 24 mars de 9h à 13h la matinée est exclusivement réservée aux professionnels du livre pré-accrédités.

    Salon du Livre de Paris, Claire Bretécher, Florence Cestac, Annie Goetzinger, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Anne Simon, Julio Cortázar, Quino, Mafalda,

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