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  • Retour vers Stéphane de Groodt

    Connaissez-vous Stéphane de Groodt ? Comme d’autres humoristes avant lui, il joue et jongle avec les mots. On pense à Raymond Devos, Pierre Desproges, François Rollin, François Morel... Lui se revendique de Pierre Repp, bafouilleur volontaire, qui eut son heure de gloire dans les années 1960-1980.

    C’est avec sa chronique « Retour vers le futur » dans l’émission de Canal+ « Le Supplément » animée par Maïtena Biraben, qu’il a conquis un large public. Des « rencontres » avec des personnalités aussi diverses que Victor Hugo, Valérie Trierweiler, Jésus, Claude François, Oussama Ben Laden, le Père Noël, ou Nabila, entre autres.

    Festival du Mot à La Charité-sur-Loire, Dany Boon, Maïtena Biraben, Stéphane de Groodt, Raymond Devos, Pierre Desproges, François Rollin, Pierre Repp, Canal+, Voyage en absurdieParis Match qui connaît « le poids des mots » lui a consacré un grand article et a écrit à son propos « Les aficionados du jongleur de mots ont d’ailleurs pu retrouver ces textes à tiroirs dans son livre « Voyages en absurdie », carton en librairies avec 250 000 exemplaires vendus : « C’est vraiment une surprise pour tout le monde, pour l’éditeur, pour moi, pour Canal. Je pensais qu’on allait en vendre même pas le dixième », explique Stéphane de Groodt, sincèrement touché par son succès : « J’en suis très heureux et je le vois dans la façon dont les gens m’abordent, ça m’emplit de bonheur. Quand on écrit, on a envie d’être lu, et pour le coup, je suis lu ! » Entre sa chronique et son livre, il y a pour lui un « côté ludique, presque complémentaire » qui a fait le succès de son « Voyage ».

    Fin mai 2014, il a reçu des mains d’Aurélie Filippetti le Prix Raymond Devos dans le cadre du 10ème Festival du Mot à La Charité-sur-Loire. L’hebdomadaire Les Inrockuptibles le met en couverture de son numéro datée 18-24 juin, et Canal + diffuse le 24 juin à 20h 50 "De Groodt, une fois !" une émission qui lui est entièrement consacrée. 

    Si Stéphane de Groodt a annoncé qu’il arrêtait après deux saisons sa chronique sur Canal +, le comédien poursuit sa carrière au théâtre et au cinéma. Il prépare même son premier long-métrage - produit par Dany Boon - en tant que réalisateur.  

    Mais la vraie bonne nouvelle, c’est qu’il a suffisamment de chroniques en réserve pour publier un tome 2 de « Voyages en absurdie », déjà en préparation aux éditions Plon.

    A lire aussi un entretien avec Stéphane de Groodt sur le site Pure Médias.

  • Ollivier Pourriol : Fallait pas y aller*

    Pourriol.jpgDans le monde de l’édition tout fait livre. Ainsi un assez jeune agrégé de philosophie (41 ans), Ollivier Pourriol, qui pendant un an a essayé de parler de livres dans le cadre de l’émission Le grand journal de Canal +, vient de publier un livre de 354 pages qui raconte comment il a vécu cette expérience pendant laquelle il s’est retrouvé « dispersé, psychiquement atomisé, désintégré ».

    Les relations entre le livre et la télévision sont suffisamment complexes pour fournir la matière d’un ouvrage sur les coulisses de ce média alimenté aussi bien par les Théma d’Arte que par les Anges de la réalité.

    Au final, ON/OFF paru aux éditions Nil est qualifié de bon livre par la presse, de « féroce » par Le Monde », et son auteur fait la tournée des rédactions pour en parler.  

    Dans un entretien accordé au Monde il explique « Je voulais faire du journalisme d'idées à l'anglo-saxonne, à la manière de Malcom Gladwell dans le New Yorker. Parfois, j'y suis parvenu comme avec Nicolas Sarkozy. Après lui avoir passé un extrait d'Ordet, de Carl Theodor Dreyer, il a essayé de donner une leçon d'esthétique qui fut très instructive. On aurait pu continuer de la sorte avec d'autres invités politiques en les faisant réagir à une scène de leur film préféré car, cela est révélateur de leur psyché et de ce qui les anime. De même, quand Marine Le Pen me récite "Charogne" de Baudelaire, j'estime que l'on appris des choses sur elle, moi le premier. Les rares fois où j'ai réussi à faire cela, c'était un peu en contrebande. »

    Une ambition et une hauteur de vue vite contrecarrée par le déroulé et le rythme de l’émission destinée avant tout à distraire le téléspectateur de Canal+. On lui conseille aussi de « humer » les livres plutôt que de les lire, de ne pas parler de poètes morts, et de ne lire que le début, la page 100 et la fin des livres pour gagner du temps, car si on peut citer le contenu de la page 100, on démontre avoir lu le livre.

    Au cours d’un « chat » organisé par le quotidien 20 minutes Ollivier Pourriol répond au sujet de la télévision « Le «milieu télévisuel» n’est que le miroir de nos désirs. Il capte l’air du temps, ou ce qu’il suppose tel. Il ne faut attendre aucune prise de conscience du milieu, mais on peut espérer des initiatives individuelles, et un changement perceptible des attentes de ce qu’on appelle «le public». La télé n’invente rien, elle ne fait que suivre et amplifier. »

    La morale de cette épisode, on la trouve dans Les Inrocks où Jean-Marie Durand écrit à propos de ON/OFF « Dévoré par la télé de divertissement, Ollivier Pourriol fut une potiche comme une autre, ni plus ni moins. Exilé de la scène, il sait désormais que si les philosophes créent des concepts, les musiciens des affects, les écrivains des “percepts” (cf. Deleuze), la télé “crée de l’inepte”. Son passage au Grand Journal lui aura au moins fourni le plaisir d’une formule qui fait mouche… et pschitt. »

    * le titre de cette chronique est emprunté à une chanson « philosophique » de Patrick Sébastien, animateur télé qui lui aussi vient de publier un livre, « Comme un poisson dans l’herbe » (Xo).

  • Chronique du livre à la télé (et au cinéma)

    Cinq anecdotes sur l'interaction du livre avec la télé et le cinéma.

     

    Lecume-des-jours.jpg1. Alors que le film « L’écume des jours » de Michel Gondry librement adapté du livre de Boris Vian n’est pas encore dans les salles de cinéma, la réédition d’un fac-similé du manuscrit original en édition de luxe fait un tabac sur Amazon.

    Jérôme Béglé explique dans Le Point : "Vendredi après-midi, le livre classé numéro un des ventes sur le site Amazon.fr était celui d'un auteur de 26 ans qui n'a été invité ni par Laurent Ruquier, ni par Frédéric Taddeï, ni par François Busnel. La parution de son ouvrage cette semaine lui a valu au mieux quelques lignes dans la presse. Et, suprême erreur commerciale ! son livre coûte 119 euros. Mais quel livre ! Un chef-d'œuvre qui se bonifie avec le temps."

    2. Ollivier Pourriol, publie On/off (Nil) un livre de 350 pages où le philosophe revient sur son expérience de chroniqueur littéraire dans le Grand journal de Canal +. Il écrit : « Plutôt qu'être très intéressants pour très peu de monde, ils savent dans chacun de leurs nerfs qu'il vaut mieux intéresser très peu tout le monde. Sinon, ça prend du temps, et ça prend la tête. Alors que le vide... Le vide n'est jamais décevant », et relate le conseil avisé que lui donne un autre des chroniqueurs « Je lis la première page, la dernière page et la page 100. Comme ça, je connais le début, la fin. Et si on parle du livre, je parle de la page 100. Quelqu'un qui arrive à la page 100, c'est qu'il a lu le livre ».

    3. Le très médiatique Joann Sfar signe son premier roman, L’Eternel (Albin Michel), pour lequel il a été reçu dans l’émission C à vous de France 5 (entre autres). Dans L’Express, François Busnel qui est aussi l’animateur de l’émission La grande librairie (France 5) résume son avis « C'est le roman le plus foutraque mais aussi le plus ambitieux qu'on ait lu depuis longtemps! Joann Sfar, prodige de la bande dessinée et du cinéma (on lui doit 150 albums en vingt ans de carrière et deux longs-métrages multicésarisés), se lance dans le roman et signe une véritable réussite. » C’est dit.

    4. « L’aristocrate des braqueurs » et « le caïd aux deux visages », Redoine Faïd, surnommé ainsi par les médias, s’est récemment évadé à l’aide d’explosifs de la prison de Fresnes où il purgeait une peine de 18 ans de prison. A cette occasion les télés ont pu ressortir les images des reportages qu’elles lui avaient consacré après la parution de son livre Braqueur, des cités au grand banditisme (Editions Manufacture de livres). Cité par le Nouvel Obs, son éditeur Pierre Fourniaud a déclaré : « Je pensais vraiment que l'écriture de son livre et sa médiatisation avaient comblé son besoin de reconnaissance. »

    5. J'attends avec impatience les livres de Frigide Barjot, de Nabila Alloquoi, et les chiffres de vente de « Configuration du dernier rivage » (Flammarion), livre de poèmes de Michel Houellebecq largement vu à la télé et entendu à la radio...

     

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