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californismesdavid caviglioli

  • Gilles Jacob, Finkie, Jean-Claude Pirotte, et californismes / Revue de presse.

    Fin du festival de Cannes 2014 et surtout fin de parcours pour Gilles Jacob, qui en fut l’âme à partir de 1977.  Dans Bibli Obs,  Jérôme Garcin lui consacre un article qui se termine ainsi :

    412s7T79pPL._SY445_.jpg« Mais celui dont la vie a passé comme un rêve regardera plutôt, en plongée, tous ses amis disparus du septième art, Fellini, Truffaut, Kurosawa, Malle, Chabrol, Pialat, Antonioni, Angelopoulos, Ruiz, Marker ou Resnais. Et, en bas des marches, comme voilé par le soleil couchant de la Côte d'Azur, il apercevra un garçon de 18 ans qui, en 1948, après la projection du « Macbeth » d'Orson Welles, avait conduit André Gide dans sa Citroën et avait osé lui confier : « Plus tard, j'aimerais écrire. » « C'est bien », lui avait répondu l'auteur de « Paludes ». Le jeune homme, c'était Gilles Jacob, qui a consacré ses printemps à l'image et qui offre son hiver à l'écrit. Faut-il y voir une morale ? C'est dans les livres que, désormais, ce grand cinéphile couvert de pellicules se fait son cinéma - dont Cocteau disait que c'est «une encre de lumière ». En quittant Cannes, l'auteur prolifique du « Fantôme du capitaine» et des «Pas perdus», actuellement plongé dans la rédaction d'un roman-fresque, tourne la page, au sens propre. Pour mieux la remplir. »

     
    10365928_692222460823673_901693848739455080_n.jpgA peine élu à l’Académie française, le penseur éruptique désormais immortel Alain Finkielkraut s’en prend au « genre mineur » que représente pour lui la bande dessinée. En guise de réponse, Yann Lindingre, rédacteur en chef du mensuel Fluide Glacial, (photo) lance sur les réseaux sociaux l’opération « #UneBDpourFinkie » et lui propose comme lecture « Maus » d'Art Spiegelman. Une initiative relayée par d’autres auteurs qui lui conseillent, contre l’exclusion et la discrimination culturelle, des livres majeurs tels que « La Ballade de la mer salée », d'Hugo Pratt, « Le Transperceneige », de Lob et Rochette, « Le Cri du peuple », de Tardi, « La Marche du crabe », d'Arthur de Pins, « Blotch », de Blutch, « La Folle du Sacré-Coeur », de Jodorowski et Moebius, « Passions », de Daniel Goossens, ou encore « Un Monde de différence », de Howard Cruse, comme le raconte Le Point.


    Toujours dans Le Nouvel Observateur, un article nous apprend la disparition de « Jean-Claude Pirotte, le poète en cavale ». David Caviglioli écrit « Lui qui avait publié quelques petites choses poétiques à la fin de la vingtaine, il se remet à écrire. Il pioche dans sa lourde mémoire, celle de son enfance triste et de sa cavale vagabonde. Il publie « Journal moche » puis « la Pluie à Rethel », son premier roman. Il est d’ailleurs étonnant qu’on le présente toujours comme un poète, lui qui a écrit « Cavale », « Boléro » ou « Absent de Bagdad ». Des récits éblouissants de style et de liberté, où la vie est décrite comme « un chemin vicinal oublié » qu’on parcourt les mains dans les poches, sans trop savoir où on va. Ses livres sont obsessionnels, mélancoliques, indécis, comme un poète qui a pris la tangente. »

     
    A part ça, les mots « vapoter », « cyberattaque », « Selfie », « hashtag », font leur entrée dans l’édition 2015 du dictionnaire Le Petit Robert. Pour justifier l’arrivée des deux derniers, Alain Rey, linguiste et conseiller éditorial aux éditions Le Robert, précise que pour eux on ne peut pas parler d'anglicismes ou d'américanismes, car il s'agit de « californismes », « la plupart [ de ces mots venant ] de la côte ouest des États-Unis, en particulier de la Silicon Valley » (source Le Figaro).

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