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  • Cette culture qui nourrit son homme

    Le Salon international de l'agriculture se déroulera à Paris du 24 février au 4 mars 2018. Un secteur en pleine évolution et sujet de nombreux livres. Quelques-uns, souvent polémiques, s’interrogent sur son l’état actuel et sur son avenir.

    Fabrice Nicolino, AFP, Paul François, Jean Imbert, Flammarion, Fayard,Frédéric Denhez, Buchet-Chastel, Périco Légasse, Charlie Hebdo, Culture bio ou culture industrielle ? Frédéric Denhez publie « Le Bio, au risque de se perdre » (Buchet-Chastel) préfacé par Périco Légasse, chroniqueur gastronomique de Marianne. Sur son blog hébergé par Médiapart l’auteur écrit : « Le bio est fragile, travaillé qu’il est par des contradictions internes et les formidables pressions de l’industrie et de la Grande distribution qui, toujours, essaient de phagocyter ce qui les menace. La crise de croissance est bien là. Elle peut ouvrir l’avenir sur un nouvel équilibre, une ligne d’horizon attirante pour ces 20% d’agriculteurs qui sont déjà en train de changer de modèle ; ou être l’idiot utile du processus d’élimination de l’agriculture humaine et paysagère, au profit d’une moléculture hygiéniste, tracée, propre à destination de purs esprits urbains effrayés par le sang, le sol, les épluchures, le gras et la mort. »

    Fabrice Nicolino, AFP, Paul François, Jean Imbert, Flammarion, Fayard,Frédéric Denhez, Buchet-Chastel, Périco Légasse, Charlie Hebdo, Avec « Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenu l’agriculture » paru en 2015, Fabrice Nicolino journaliste à Charlie Hebdo trace une grande fresque du monde agricole d’hier et d’aujourd’hui. Interrogé par l’AFP il déclare : « Les Français ont envie de manger des produits de qualité, pas farcis de  pesticides, d'antibiotiques ou d'hormones" et demandent "une agriculture qui respecte enfin les sols, les eaux, la santé des humains et des organismes vivants". "Ce qui a été fait peut être défait". "Il faut imaginer un plan de conversion de l'agriculture intensive, qui prendra peut-être une  génération. C'est à la fois beaucoup et peu. »

    Fabrice Nicolino, AFP, Paul François, Jean Imbert, Flammarion, Fayard,Frédéric Denhez, Buchet-Chastel, Périco Légasse, Charlie Hebdo, La condition de l’agriculteur est aussi évoquée dans « Un paysan contre Monsanto » (Fayard) signé par Paul François qui se bat depuis 10 ans pour faire reconnaître les effets nocifs des pesticides sur les récoltes et sur les hommes. Lui-même intoxiqué au Lasso, un puissant herbicide interdit en France depuis, Paul François a déjà gagné deux procès contre la multinationale et raconte son parcours.

    Fabrice Nicolino, AFP, Paul François, Jean Imbert, Flammarion, Fayard,Frédéric Denhez, Buchet-Chastel, Périco Légasse, Charlie Hebdo, L’agriculture est encore le principal fournisseur de ce que nous mangeons et depuis longtemps nombre de grands chefs privilégient la qualité des produits qu’ils utilisent. Le jeune cuisinier Jean Imbert popularisé par ses émissions de télé publie « Utile + de 100 recettes éco-responsables » (Flammarion). Au-delà du goût il nous sensibilise à une cuisine éco responsable, engagée, et nous incite à « manger de saison, utiliser des restes, ne presque plus rien jeter ».

  • Frédéric Pajak, écrivain, dessinateur, et éditeur

    Sur Frédéric Pajak, Christophe Gallaz a écrit sur son blog : « Ces travaux, qui paraissent disparates, sont en réalité soumis au principe cardinal d'une démarche artistique intime. Frédéric Pajak cherche l'introuvable en parfaite conscience de l'insuccès qui frappera cet effort. Il incarne d'ailleurs cette fatalité de toute sa personne. Même appuyé sur des travaux de documentation acharnés qui lui donnent à connaître en détail les figures de Luther, de Pavese, de Joyce ou de Nietzsche, il réserve d'instinct une part de son intelligence aux stratégies du flottement qui capte avec bonheur ou reste bredouille. »

    Frédéric Pajak est un écrivain complexe, prolifique et un dessinateur passionné de dessin, un intérêt qu’il manifeste en éditant de très beaux livres et en organisant des expositions comme celle présentée en 2015 à la Halle St Pierre à Paris et qui attira des milliers de visiteurs.

    Comme auteur il vient de publier le cinquième tome de son « Manifeste incertain » (Les Éditions Noir sur blanc), dans lequel il retrace « Errance existentielle, errance artistique » du peintre Vincent Van Gogh.

    A propos du tome 3 qui a obtenu en 2013, le prix Médicis Essai, Télérama écrivait : « On ne sait pas précisément, l'auteur lui-même ne peut l'affirmer avec certitude, combien de volumes comptera ce Manifeste incertain, dont la publication a commencé il y a deux ans. C'est sans doute l'une des caractéristiques de l'écrivain et dessinateur Frédéric Pajak que de n'en avoir jamais terminé. Avec quoi ? Avec rien. Ni avec son autobiographie, dont ses ouvrages, rêveurs, ironiques et anxieux, offrent tous des fragments obsédants, flagrants ou discrets, écrits ou dessinés. Ni avec ces conversations dans lesquelles il est ­engagé, depuis longtemps, avec un certain nombre d'écrivains – citons Nietzsche, Pavese, Robert Walser, Apollinaire, Martin Luther, Joyce... –, qui lui sont comme des intercesseurs, des frères en humanité dont les vies et les œuvres constituent un support à sa méditation sur ce « métier de vivre » admirablement énoncé par Cesare Pavese. »

    Chaque ouvrage est illustré par des dessins de l’auteur.

    En tant qu’éditeur Frédéric Pajak est aussi un découvreur de talents et le créateur d’une maison d’édition spécifiquement dédiée au graphisme Les Cahiers dessinés. A son catalogue on trouve pêle-mêle les signatures de Chaval, Martial Leiter, Marcel Bascoulard, Cardon, Pierre Alechinsky, Gébé, Hervé Di Rosa, Mix & Remix, Bosc, Anna Sommer.

    Longtemps nichée au sein des éditions Buchet-Chastel maison racheté en 2001 par Vera et Jan Michalski, Les Cahiers dessinés sont désormais autonomes. Ils viennent de publier « Topor – Voyageur du livre », « Tomi Ungerer – Pensées secrètes » et « Laplace – Sauf erreur », et participeront à la grande exposition consacrée à Roland Topor que présentera la BnF en 2017.

    Les Cahiers dessinés seront également présents dans le cadre du prochain festival de la bande dessinée d’Angoulême.

    Frédéric Pajak était un des invités de La Grande librairie diffusée le 19 janvier 2017.

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  • Editeurs à Paris ou ailleurs

    Si on peut écrire n’importe où, il semblerait aussi que l’on puisse éditer en divers endroits.

    Actes Sud a choisi de s’installer à Arles, place Nina-Berberova, une ville où l’éditeur possède également une librairie et un cinéma. Hubert Nyssen fondateur avec sa femme, Christine Le Bœuf, des éditions Actes Sud raconte : « En 1968, j'ai fondé un atelier de cartographie avec un jeune géographe dans une bergerie provençale du XVIIIe: “Actes”. C'était passionnant, mais en 1977, je venais de passer 50 ans, j'ai dit à Jean-Philippe Gautier de continuer sous le sigle “Actes”; de mon côté j'ajoutais “Sud” pour me lancer dans l'édition. » Une délocalisation « loin du Flore » dont il décrit les conséquences « On a mis longtemps à me le pardonner. François Nourissier m'a dit un jour : “Hubert, tu t'es mis dans des conditions où tu n'auras plus jamais un prix, ni toi personnellement ni ta maison d'édition. On s'arrangera pour que tu n'en aies pas.”Oui, voyou à ce point ! J'ai lancé une contre-offensive :“Mais nous sommes sur la rive gauche. Du Rhône.” »

    Le sixième arrondissement de Paris qui a longtemps été considéré comme le quartier des éditeurs a perdu sa substance au fil des concentrations, des restructurations, et surtout du manque de place et des hausses de loyers au centre de la capitale. Restent malgré tout, dans ce haut lieu de la littérature, des maisons comme Le Cherche midi, Hoëbeke, Arléa, L’Iconoclaste, Buchet-Chastel, à quelques centaines de mètres de St Germain-des-Prés.

    D’autres ont quitté le centre de Paris pour s’installer à la périphérie. Les éditions de La Martinière sont installées depuis quelques années dans le quatorzième arrondissement, à la lisière de Montrouge, dans un immeuble qui leur permet de rassembler toutes les filiales du groupe, Seuil, Seuil Jeunesse, Points, Don Quichotte, Métailié, etc.

    Autre éditeur à s’installer pas très loin de Paris, Hachette, troisième éditeur mondial, dont Le Figaro nous dévoile le nouveau siège « Un livre ouvert sur la ville » : « Du haut de ses sept étages, le nouvel édifice qui se déploie sous la forme d’un « H », accueille les 700 salariés d’Hachette depuis mars dernier. Ces derniers avaient du quitter les célèbres bureaux du quai de Grenelle (15e arrondissement de Paris). À Vanves, ils sont déployés sur plus de 20.000 m² ! Pour casser l’image des plateaux de bureaux alignés les uns à côté des autres, Jacques Ferrier a développé l’idée d’une promenade intérieure avec des couloirs qui bifurquent, s’évasent et divergent. «Tout cela rythmé par de la lumière naturelle, des patios et des loggias» commente-t-il. »

    Pour terminer cette liste non exhaustive, on signalera les éditions Au diable Vauvert dont le siège se situe dans une ancienne école de village d'un lieu-dit dépendant de la commune de... Vauvert.

    Photo : une vidéo sur le nouveau siège d’Hachette commentée par son architecte.

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