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boris vian

  • Très chers beaux livres

    Le musée du Louvre nous invite à participer à l’achat du Livre d'heures acquis en 1538 par François 1er, et qui connu ensuite plusieurs propriétaires, Henri IV, Marie de Médicis, le cardinal Mazarin, avant de partir pour l’Angleterre au 18ème siècle. Son prix est de 10 millions d’euros et le Groupe LVMH de l’homme d’affaire Bernard Arnault s’est engagé à en payer la moitié. Restent à trouver les 5 millions manquants pour lesquels l’opération "Tous mécènes" est lancée par Le Louvre.

    Présenté comme un joyau de l'orfèvrerie et de l'enluminure de la Renaissance ce livre de petit format - 8,5 cm de hauteur x 6,5 cm de largeur – comporte seize peintures et de nombreuses initiales décorées. Sa reliure est en or émaillé ornée de pierres précieuses et de deux grandes plaques de cornalines gravées (pierres semi-précieuses). Il est accompagné d’un signet ou marque-page en forme de colonne sertie de rubis et de turquoises (voir photo)

    Le Livres d'heures est visible à Paris, jusqu’au 18 janvier 2018 dans le cadre de l’exposition "François Ier et l'art des Pays-Bas" présentée au Louvre.

    françois 1er,marcel pagnol,éditions les saints pères,bernard arnault

    Autre beau livre, mais beaucoup, beaucoup plus abordable - 149 euros quand même -, le manuscrit de "La Gloire de mon père" de Marcel Pagnol édité par les éditions Les Saints Pères.

    Un éditeur spécialisé dans la publication de reproductions de manuscrits originaux et dont le catalogue propose déjà les œuvres d’Apollinaire, Victor Hugo, Jules Verne, Marcel Proust, Jacques Prévert, Boris Vian. Des fac-similés de qualité qui permettent d’approcher le travail de création de ces auteurs, l’écriture, les ratures, les ajouts à des textes devenus des grands classiques de la littérature.

    "La Gloire de mon père" paru en 1957, est le premier titre de la série "Souvenirs d'enfance" de Marcel Pagnol. Il sera suivi par "Le château de ma mère", "Le temps des secrets" et "Le temps des amours". Ces romans ont également été adaptés plusieurs fois au cinéma et récemment en bande dessinée.

    françois 1er,marcel pagnol,éditions les saints pères,bernard arnault

  • Quand les bons livres font leur cinéma

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    Les livres sont une source d’inspiration pour le cinéma et les réalisateurs y puisent allègrement leurs idées. A l’occasion de la sortie en salles du film « Un sac de billes », Europe 1 consacre sur son site Internet un article à « Ces livres plusieurs fois adaptés au cinéma ».

    L’auteur de l’article cite le livre de Joseph Joffo adapté au grand écran par Jacques Doillon en 1975 et Christian Duguay en 2017, mais également « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carol (3 versions minimum), « Charlie et la chocolaterie » de Roald Dahl, « L’écume des jours » de Boris Vian, « La guerre des boutons » de Louis Pergaud (3 versions), « Les misérables » de Victor Hugo (4 versions dont une comédie musicale en 2012), « Le livre de la jungle » de Rudyard Kipling, « La planète des singes » de l’écrivain français Pierre Boulle, entre autres.

    Les cinéastes (et les producteurs) utilisent les histoires, mais s’appuient aussi sur le succès en librairie de ces ouvrages en espérant que celui-ci amènera les lecteurs dans les salles de cinéma.

    Le site Sens critique propose le « Top 100 des adaptations de livres au cinéma », et attribue la palme des « meilleures transpositions d'œuvres littéraires en films » à « Les liaisons dangereuses » de Chanderlos de Laclos adapté par Stephen Frears en 1988, « La Planète des singes » réalisé en 1968 par Franklin J. Schaffner, et « Le seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau », signé Peter Jacson d’après l’œuvre de J. R. R. Tolkien.

    Sens critique invite également ses lecteurs à participer au « Top 50 des plus mauvaises adaptations de livres au cinéma ». Au palmarès de ce classement « Les trois mousquetaires », « Eragon », et « Le septième fils ».

    On retrouve la plupart de ces titres dans la liste de 200 noms établie par La voleuse de livre et publié par Babelio. Celle-ci va de « Charlie et la chocolaterie » aux « Schtroumpfs », des films destinés à un public jeune, mais on y trouve aussi les long-métrages adaptés des livres « Le Pianiste » de Wladyslaw Szpilman, « Le Silence de la mer » de Vercors, ou du «  Cercle des poètes disparus » qui fut d’abord un roman de Nancy Horowitz Kleinbaum.

    A défaut de succès, au cinéma la reprise de récits publiés, à l’avantage de rappeler que les auteurs et l’écriture restent la source essentielle de l’imagination.

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  • Chronique du livre à la télé (et au cinéma)

    Cinq anecdotes sur l'interaction du livre avec la télé et le cinéma.

     

    Lecume-des-jours.jpg1. Alors que le film « L’écume des jours » de Michel Gondry librement adapté du livre de Boris Vian n’est pas encore dans les salles de cinéma, la réédition d’un fac-similé du manuscrit original en édition de luxe fait un tabac sur Amazon.

    Jérôme Béglé explique dans Le Point : "Vendredi après-midi, le livre classé numéro un des ventes sur le site Amazon.fr était celui d'un auteur de 26 ans qui n'a été invité ni par Laurent Ruquier, ni par Frédéric Taddeï, ni par François Busnel. La parution de son ouvrage cette semaine lui a valu au mieux quelques lignes dans la presse. Et, suprême erreur commerciale ! son livre coûte 119 euros. Mais quel livre ! Un chef-d'œuvre qui se bonifie avec le temps."

    2. Ollivier Pourriol, publie On/off (Nil) un livre de 350 pages où le philosophe revient sur son expérience de chroniqueur littéraire dans le Grand journal de Canal +. Il écrit : « Plutôt qu'être très intéressants pour très peu de monde, ils savent dans chacun de leurs nerfs qu'il vaut mieux intéresser très peu tout le monde. Sinon, ça prend du temps, et ça prend la tête. Alors que le vide... Le vide n'est jamais décevant », et relate le conseil avisé que lui donne un autre des chroniqueurs « Je lis la première page, la dernière page et la page 100. Comme ça, je connais le début, la fin. Et si on parle du livre, je parle de la page 100. Quelqu'un qui arrive à la page 100, c'est qu'il a lu le livre ».

    3. Le très médiatique Joann Sfar signe son premier roman, L’Eternel (Albin Michel), pour lequel il a été reçu dans l’émission C à vous de France 5 (entre autres). Dans L’Express, François Busnel qui est aussi l’animateur de l’émission La grande librairie (France 5) résume son avis « C'est le roman le plus foutraque mais aussi le plus ambitieux qu'on ait lu depuis longtemps! Joann Sfar, prodige de la bande dessinée et du cinéma (on lui doit 150 albums en vingt ans de carrière et deux longs-métrages multicésarisés), se lance dans le roman et signe une véritable réussite. » C’est dit.

    4. « L’aristocrate des braqueurs » et « le caïd aux deux visages », Redoine Faïd, surnommé ainsi par les médias, s’est récemment évadé à l’aide d’explosifs de la prison de Fresnes où il purgeait une peine de 18 ans de prison. A cette occasion les télés ont pu ressortir les images des reportages qu’elles lui avaient consacré après la parution de son livre Braqueur, des cités au grand banditisme (Editions Manufacture de livres). Cité par le Nouvel Obs, son éditeur Pierre Fourniaud a déclaré : « Je pensais vraiment que l'écriture de son livre et sa médiatisation avaient comblé son besoin de reconnaissance. »

    5. J'attends avec impatience les livres de Frigide Barjot, de Nabila Alloquoi, et les chiffres de vente de « Configuration du dernier rivage » (Flammarion), livre de poèmes de Michel Houellebecq largement vu à la télé et entendu à la radio...

     

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