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  • Bibliothèques fantômes

    « Ces bibliothèques illégales, haïes par les éditeurs, peuvent contenir jusqu’à 1,2 million de documents, souvent des ouvrages difficiles à trouver légalement » peut-on lire dans Le Monde qui sur son blog Big Browser attire notre attention sur les bibliothèques clandestines de l’Internet.

    Le quotidien cite une grande enquête de la journaliste Claire Richard pour L’Obs-Rue 89 et explique « Les « pirates » derrière ces librairies ne collent pas aux clichés habituels : étudiants, chercheurs, ceux pour qui les livres sont un outil de travail essentiel ne peuvent pas toujours acheter tous les volumes dont ils ont besoin en librairie. D’autres sont simplement des amoureux des livres, amateurs d’éditions rares. »

    Sur le site de L'Obs-Rue 89 on peut lire les témoignages de plusieurs utilisateurs  dont celui de Paul, prof d’allemand en prépa à Toulouse : « Je pirate pour le travail, parce que j’ai souvent besoin de comparer des versions allemandes et françaises du même texte. Les textes sont difficiles à trouver et ils coûtent cher. »

    Les amateurs connaissent les noms de ces sites très particuliers, mais ceux-ci semblent jouer à cache-cache comme le confesse un des utilisateurs qui dit devoir faire des recherches sur Google pour les retrouver lorsque les adresses changent.

    Pour Claire Richard « Les bibliothèques en ligne de la génération suivante passent donc à un modèle plus souple, décentralisé. Gigapédia, qui est vers 2009-2010 la plus grande de ces bibliothèques pirates et la plus fréquentée, est ainsi maintenue par des Irlandais, sur des domaines enregistrés en Italie et dans le pays insulaire de Niue et des serveurs en Allemagne et en Ukraine. Pour donner une idée de son activité, Gigapedia aurait à son apogée accueilli plus de 400 000 livres et, selon un rapport de l’association américaine des éditeurs, International Publishers Association (IPA), gagné « environ 8 millions d’euros de revenus, provenant de la publicité, des dons et des comptes premium ». »

    Si les lecteurs semblent y trouvent leur compte, plus pour des documents de travail que de divertissement, ce n’est pas vraiment le cas des éditeurs pour qui il est difficile de faire respecter leurs droits sur les publications. Dans sa conclusion Claire Richard écrit : « Les « bibliothèques de l’ombre » sont peut-être alors un phénomène transitoire, marqueur d’une époque où l’industrie culturelle n’a pas encore trouvé le bon modèle pour s’adapter à l’évolution radicale du monde du partage des connaissances et des œuvres. »

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