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bernard pivot les tweets sont des chats

  • Un Pivot essentiel

    Depuis combien de temps Bernard Pivot traîne-t-il sa mèche rebelle et son regard mutin dans les médias ? On ne sait plus, la seule chose sûre, c’est qu’il frise les 80 ans et que l’âge ne faisant rien à l’affaire, il continue à vagabonder d’émissions en émissions, désormais en invité et en « bon client ».

    Personnage incontournable du monde de l’édition, le bonhomme doit sa notoriété à la célèbre émission littéraire « Apostrophes » qui pendant plus de 15 ans a fait la pluie et le beau temps dans le milieu des livres et a donné le goût de la lecture à des millions de téléspectateurs, même si le philosophe Gilles Deleuze l’a qualifiée de « degré zéro de la critique littéraire ».

    La qualité et la diversité des plateaux composés par Bernard Pivot ont fait le succès de ce rendez-vous hebdomadaire qui connaîtra également quelques moments « forts », quand il recevra par exemple le Russe Alexandre Soljenitsyne, l’Américain Charles Bukowski, ou encore François Mitterrand, pas encore Président de la République, mais « qui surprendra par sa veine littéraire » (Wikipedia).

    S’il a commencé sa carrière au Figaro littéraire et l’a continué sur Europe 1, où ses billets caustiques matutinaux faisaient le bonheur des auditeurs, c’est l’amour pour les livres et les auteurs qui sera le fil rouge de son parcours professionnel (on oubliera son premier roman L'Amour en vogue publié en 1959).

    En 1973, il présente Ouvrez les guillemets, puis participe en 1975 à la création du magazine Lire. Mais c’est surtout Apostrophes diffusée sur la deuxième chaîne à partir de 1975, et qui restera à l’antenne tous les vendredis soir jusqu’en 1990, qui va lui apporter une grande popularité. D’autres émissions suivront comme Bouillon de culture (1991-2001) ou Double je (2002-2005).

    Pêle-mêle, on peut aussi ajouter qu'en 2004, il est élu à l’Académie Goncourt et qu’il est encore aujourd’hui chroniqueur littéraire au Journal du Dimanche.

    Bernard Pivot est aussi le créateur de la célèbre dictée de Pivot, un combat pour la langue française qu’il poursuit désormais dans ses livres. Dans « 100 expressions à sauver », il s’enflamme, note le Nouvel Observateur (voir video) pour « laisser pisser le mérinos», ou « yoyoter de la touffe». Entre autres.

    Au mois de mai dernier, il s’opposait à l’introduction de cours en anglais à l’université déclarant à La Croix « Peut-être que certains, parmi les plus jeunes, sont moins attachés que nous au français… Mais je crois que le problème est plus grave. Il est que nos dirigeants ne sont plus des lettrés, ni des amoureux du français, comme ils l’ont été autrefois. Je pense au général de Gaulle, bien sûr, à Georges Pompidou, mais aussi à François Mitterrand. Ces hommes étaient de grands SzS-PtN9nMWBgKQZMxtok7N6W0I.jpglecteurs, des amoureux de la langue, et même des écrivains capables d’écrire de beaux livres… Ils n’auraient jamais laissé passer une telle loi. »

    Récemment, il faisait encore « l’événement » avec son dernier livre « Les tweets sont des chats » (Albin Michel) et surtout avec l’annonce de son entrée dans l’édition 2014 du Petit Larousse, entrée qu’il commentera dans un tweet « Quand on entre dans le Petit Larousse, c'est, le plus souvent, qu'on n'est pas loin de la sortie ». Sur un autre tweet publié par L’Express il rajoutera « qu'est-ce qui, dans le Petit Larousse, unit Corneille, Racine, Camus et Pivot? Leurs noms sont aussi dans la partie réservée aux noms communs... ». L’humour chez Bernard Pivot semble être un gage de longévité.

     

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