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bernard pivot

  • Les mémoires souvenirs de Bernard Pivot

    Bernard Pivot«J’ai le goût des mots, des expressions et des accents circonflexes ; je suis pour en rajouter, d'ailleurs. A l'instar des accessoires de la mode, ils font l'esthétique de la langue française. J'ai une obligation morale envers les mots et, pour cette raison, j'ai accepté cette année de parrainer la Semaine de la langue française. Je me suis également engouffré dans le tweet, ce nouveau moyen de communication. C'est un exercice de style très agréable. Pour entretenir mon esprit, au lieu de faire des mots croisés, je tweete. » Celui qui se confie ainsi dans un long entretien à L’Express c’est Bernard Pivot.

    Bernard Pivot, 81 ans, le spécialiste à qui les médias font appel dès qu’une grande signature meurt et déserte le paysage littéraire français. Un milieu qu’il connaît bien pour en avoir reçu tout le gratin dans ses émissions « Ouvrez les guillemets », « Apostrophe » la plus célèbre, ou « Bouillon de Culture », la dernière. Il fut aussi le créateur du magazine Lire et aujourd’hui il préside le jury de l’académie Goncourt. Autant dire qu’il est incontournable.

    Bernard Pivot qui vient de publier « La mémoire nen fait qu’à sa tête » (Albin Michel) que Le Parisien qualifie de « savoureux recueil de souvenirs réveillés au gré de ses lectures. » Jérôme Garcin écrit à son propos dans L’Obs : « Dans ce livre mutin qui ressemble tant à son auteur - comment fait-il pour être si joyeux dans la mélancolie et si peu vaniteux dans l'égotisme? -, Bernard Pivot offre un artichaut, chez Drouant, à Karen Blixen (la nouvelliste osseuse du «Festin de Babette» était rongée par la syphilis et avait subi une gastrectomie), se souvient du vieil Ezra Pound, qui «puait le soufre», dans l'appartement du général Hallier, ressuscite Louise Labé pour un tête-à-tête de soixante-quinze minutes, dit sa flamme au mot «libellule» et se demande si des académiciens Goncourt ont déjà été saisis par «l'audace et le plaisir troublant de faire l'amour» dans le fameux salon de la place Gaillon.»

    Si Bernard Pivot est omniprésent dans le monde de l’édition et les réseaux sociaux, ses incursions avec des livres « personnels » (qui ne sont pas dus au seul attrait commercial de son nom sur la couverture) sont plus rares dans les rayons des librairies. Parmi eux on peut citer son premier roman « L’Amour en vogue » (Calmann-Lévy) qu’il qualifie lui-même « d’erreur de jeunesse », « Mots de ma vie », (Albin Michel) et l’autobiographie romancée « Oui, mais quelle est la question ? » (Nil), auxquels on peut rajouter « Le dictionnaire amoureux des vins » (Plon, et Pocket).

  • Goncourt, LGBT, Souverain pontife, et dessins d'enfants

    Quelques premières informations sur le livre et l’édition en ce début d’année 2016.

    Jury Goncourt

    Virginie Despentes et Eric-Emmanuel Schmitt rejoignent le jury du prix Goncourt ils remplacent Régis Debray et Edmonde Charles-Roux. Auparavant Virginie Despentes siégeait au jury du prix Fémina. L’Académie Goncourt est toujours présidée par Bernard Pivot.

    Calendrier LGBT

    Livres Hebdo (article payant) nous apprend que douze bibliothécaires brésiliens se sont fait photographier dans un calendrier sexy dont les ventes serviront à ouvrir la première bibliothèque LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, et Transgenres) du pays. En photo, le mois de décembre.

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    Une bibliothécaire super

    Arte nous raconte l’histoire de « La super-bibliothécaire de Catane » : « C'est l'histoire d'une bibliothèque inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco qui n'est restée ouverte que grâce à l'abnégation et à la passion pour "ses" livres de sa directrice et unique employée, Rita Carbonaro. Les sept autres qui étaient là à son arrivée, il y a une quinzaine d'années, sont tous partis faute de moyens. La bibliothèque Ursino e Recupero de Catane, en Sicile, avec ses 270.000 ouvrages précieux dont le noyau d'origine remonte à l'an 1115 a vu passer des personnages tels que Goethe, Wagner, Liszt mais dépend des aléas des finances municipales. Extrait du reportage en vidéo.

    Le livre du Pape

    Sortie mondiale pour ce que la presse présente comme le premier livre du Pape François (Jorge Bergoglio). "Le nom de Dieu est miséricorde" est un livre d'entretien avec le journaliste italien Andrea Tornielli. En France il est édité par les éditions Robert Laffont et les Presses de la Renaissance. Le journal catholique La Vie en a publié des extraits.

    Les enfants sont Charlie

    Les éditions Les Echappés publient « #Je dessine », un album qui présente quelques-uns des milliers de dessins d’enfants reçus au journal satirique Charlie Hebdo après l’attentat contre la rédaction le 7 janvier 2015. Il est édité par l’association Dessinez Créez Liberté, et préfacé par Boris Cyrulnik.

  • Le Goncourt en BD, écrire en prison et des livres dans la rue

    Un prix Goncourt (2013) en bande dessinée

    « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, a été adapté, avec la participation de l’auteur, en bande dessinée. Une adaptation que commente Bernard Pivot dans sa chronique du Journal du Dimanche. Après avoir recensé les exemples de coupe, de contraction, de rajout, « ce qui donne parfois des choses étranges », il écrit : « Tout cela n'est pas grave puisque Pierre Lemaitre a admis et signé ces distorsions par rapport à son roman. La bande dessinée est conforme dans l'esprit, c'est là l'essentiel. Et on peut espérer qu'elle incitera certains jeunes lecteurs à se procurer le roman et à y découvrir le plaisir de se plonger dans une histoire plus complexe où les mots seuls frappent l'imagination. »

    Ecrire pour sortir de prison

    C’est 20 minutes qui le raconte : « En Roumanie, c’est en écrivant un livre que l’on peut espérer en sortir plus tôt que prévu. Cette loi, en vigueur depuis 2013, fait de nouveau l’actualité car elle encourage la corruption, selon un article paru fin octobre dans The Economist. L’objectif initial de cette loi était d’encourager les détenus à faire des recherches universitaires, dans l’optique de faciliter leur réinsertion. Mais cette mesure favorise surtout les détenus qui ont les moyens de se payer un nègre. Selon des journalistes roumains, des manuscrits sont introduits en douce en prison, avant d’être recopiés par les détenus. Après l’étape de l’édition, les livres sont transmis à une commission chargée d’accorder des remises de peine. »

    Les livres mis en boîte à Metz

    Le site Piwee nous apprend que la ville de Metz a décidé d’installer des « Boîtes à livres » dans la ville dans le cadre de sa politique culturelle et associative : « Le concept est simple et repose sur la notion de partage. Chacun peut venir déposer des livres dans ces mini bibliothèques de rue ou se servir en libre-accès. Et ensuite c’est vous qui décidez : vous pouvez piocher pour offrir, juste pour feuilleter, pour emporter chez vous, pour garder à jamais ou pour rendre après, vous pouvez déposer pour vous débarrasser ou pour partager un coup de cœur, mais n’oubliez pas de lire ! Encore en phase d’expérimentation, les boîtes à livres n’ont pas encore été installées dans toute la ville. Pour le moment, chers Messins, vous pouvez aller déposer vos livres ou découvrir de nouveaux auteurs Place de la Comédie, Porte des Allemands et sur l’Esplanade. Et d’ici quelques mois, si l’essai est transformé, 7 autres boîtes seront installées dans d’autres quartiers de la ville. »

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    Pour finir, je racontais il y a peu l’aventure du Bouq’lib à Montreuil, et si l’on en croit les photos postées sur Facebook (et l’article du Parisien) le projet prend forme :

    BouqLib.png

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