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benoît peeters

  • Les dernières aventures de Tintin reporter

    Thomas Chauvineau, Tintin, Hergé, Casterman, Benoit Peeters, Noam Morgensztern,  Si, de 7 à 77 ans* (et plus), vous n’avez jamais eu l’occasion de croiser le personnage de Tintin (c’est quasiment impossible) plusieurs événements permettent de faire sa connaissance, et de découvrir son univers issu du monde de la bande dessinée.

    En premier lieu son créateur, Hergé, de son vrai nom Georges Rémi, qui imagina en 1929 les aventures du reporter dans Le Petit Vingtième supplément destiné à la jeunesse du journal belge Le Vingtième siècle. En ce moment et jusqu’au 15 janvier 2017, le Grand Palais à Paris, lui consacre une grande exposition.

    Les organisateurs le présentent ainsi : « Souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne », il est l’un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles. Perfectionniste et visionnaire, il crée tour à tour Les Exploits de Quick et Flupke (1930) ou Les Aventures de Jo, Zette et Jocko (1935) et fait évoluer ses personnages en lien avec l’actualité contemporaine. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains et a vendu presque 250 millions d’albums, traduits dans une centaine de langues. »

    Sur France Culture on peut écouter l’adaptation radiophonique de l’album Le Lotus Bleu par la Comédie française accompagnée par la musique de l’Orchestre National de France. Cinq épisodes à podcaster et à partager. Un extrait avec des images à écouter sur Youtube.

    Sur une autre vidéo, le comédien Noam Morgensztern explique comment il a prêté sa voix a Tintin et comment il a interprété son rôle.

    On peut aussi feuilleter l’ouvrage présenté par France Inter comme « LA biographie de référence », et réédité à l’occasion de l'exposition au Grand Palais. Thomas Chauvineau écrit à son propos : « Des centaines de travaux consacrés à Hergé. Celui se distingue par sa précision, sa somme de travail, sa documentation, c'est la plus complète. Une biographie signée Benoit Peeters ; son titre : Hergé fils de Tintin (Flammarion) un titre qui n'est pas juste une figure de style : tout le livre, tend à démontrer comment Tintin a aussi crée Hergé, à chacune des 500 pages. Et quand je dis tout le livre, c'est 500 pages. Ce n'est pas un travail à la gloire de, même si on sent l'auteur fasciné. C'est plutôt une entreprise universitaire et journalistique. »

    Sans oublier les 24 albums publiés par les éditions Casterman, de Tintin au pays des Soviets (dont une version colorisée devrait paraître en janvier 2017) à Tintin et l’Alph-Art, volume inachevé à la mort d’Hergé en 1983 et paru en 1986.

    Albums Tintin.png

    * Slogan de l'hebdomadaire Tintin (1946-1988).

  • Les auteurs de bandes dessinées ne sont tous riches

    Qui sont les auteurs de bandes dessinées ? Vivent-ils réellement de leur métier ? On sait que la littérature ne nourrit pas forcément ses auteurs, le milieu de la bande dessinée qui pourtant semble florissant connait le même problème.

    En janvier 2015, avait lieu à Angoulême une première grande manifestation de dessinateurs et de scénaristes, qui voulaient attirer l’attention des éditeurs et des pouvoirs publics sur les difficultés de leur métier.

    Déjà en 2014, le magazine spécialisé Bodoï écrivait : « Le mot court depuis quelques temps dans le milieu de la bande dessinée. Paupérisation. Oui, la grande majorité des auteurs de BD vivent mal, avec des rémunérations en baisse et un marché du numérique incertain qui ne leur promet pas de gagner davantage à court terme. Et le projet d’augmenter les cotisations de retraite complémentaire vient de faire déborder le vase. »

    Parallèlement à cette manifestation exceptionnelle, avec au premier rang de grandes signatures, Pénélope Bagieu, Fabien Velhmann, Lewis Trondheim, se tenaient les Etats généraux de la bande dessinée dont le sujet principal était la nouvelle forme de cotisation régime de retraite complémentaire de retraite des artistes auteurs professionnels applicable à compter de janvier 2016 et équivalente à 8% des revenus. Une charge trop lourde sur des revenus très faibles. Ces Etats généraux ont également proposéque « des cahiers de doléances soient rédigés par branche professionnelle, par localisation, par activité, lors de festivals ou par les organisations représentatives. »
    A quelques mois du prochain festival de la BD d’Angoulême, une nouvelle initiative vient se rajouter à toutes ces actions, avec l’ouverture d’une grande enquête s’adressant à tous, « auteurs débutants ou confirmés, scénaristes, dessinateurs ou coloristes » (Les réponses sont à fournir avant le 15 novembre prochain). Sur le site Actualitté, Benoît Peeters, président des Etats généraux, précise que ces questionnaires anonymes devraient permettre d’obtenir «un véritable état des lieux, qui sera complété par une enquête qualitative, menée à travers des entretiens. Notre intention est de savoir, combien nous sommes d’auteurs, comment ce secteur se compose, quels sont les principaux problèmes recensés – ou les non-problèmes».  

     

    Dessins de James illustrant une pétition envoyée au ministre de la Culture.

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