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  • Chronique écrite sans algorithme

    asimov-cover.jpgFini les Victor Hugo, Alexandre Dumas, Baudelaire, J.K Rowling, John Le Carré, ou Marc Lévy ? Le Monde dans son édition du 30 juin titre « Robots, les algorithmes prennent la plume » (article payant mais également disponible sur ce site syndical), et publie un dossier sur diverses techniques d’écriture automatisée actuellement développées aux Etats-Unis par des chercheurs en intelligence artificielle.

    Passons sur la capacité des robots à absorber quantités de données déjà pré-formatées par des logiciels « De nos jours, cela représente une grande partie de l'information produite par les humains, depuis le tableur contenant la comptabilité d'une entreprise jusqu'au blog résumant le déroulement d'un match de football. »

    On apprend ensuite qu'une des tâches des algorithmes « consiste à effectuer une « analyse narrative » » : « Les données sont triées et ordonnées selon une méthode strictement orientée vers la construction d'une narration. Elle sélectionne certains faits, souligne certaines actions, met en valeur certains chiffres... ».

    La troisième étape est la « genèse de la narration » : « Les algorithmes établissent un plan, une liste de faits, est un mélange de mots, de lignes de code, de graphiques - une représentation compréhensible uniquement par les machines. »

    Enfin dernière étape, Quill (les robots ont aussi un nom) peut passer à l'écriture proprement dite : « Pour composer ses phrases, il possède une bibliothèque de règles, de mots et d'expressions - de l'anglais courant, et aussi du vocabulaire professionnel spécialisé ».

    lerore89.jpgUne « mécanique » de création qui n’est pas loin de ressembler à celle d’un écrivain, la mémoire et l’efficacité en plus. Pour l’imagination, les chercheurs du Laboratoire d'information intelligente de l'université Northwestern, près de Chicago à l’origine de ce projet, doivent encore travailler dessus.

    Pour le moment, ces machines « intelligentes » ne sont utilisées que dans le domaine du journalisme (Los Angeles Times), mais on peut aisément imaginer des romans, des séries, des livres documentaires, conçus – fabriqués - dans un avenir proche à l’aide de ces outils. Des outils sans doute également capables d’inventer... le nom de l’auteur.

    Les photos des couvertures sont extraites du site Damocles.forum actif.

  • Des lettres et des chiffres

    La révolution numérique a suscité l’invention des e-books mais a aussi permis la numérisation d’ouvrages inaccessibles jusqu’alors et favorisé leur accès au grand public. En France, nous avons Gallica, en Angleterre, la British library, et le Vatican a également entreprit de numériser ses manuscrits. 

    Gallica, déjà mentionnée sur ce blog, met en ligne des milliers d’ouvrages numérisés par la Bibliothèque nationale de France. Plusieurs mode de lecture sont proposés avec défilement vertical, mosaïque, normal, et une fonction zoom sur les pages. Parmi les ouvrages les plus consultés on trouve Les contes de Charles Perrault illustrés par Gustave Doré, artiste du 19ème siècle à qui le Musée d’Orsay consacre - du 18 février au 11 mai 2014 - une grande exposition, ou Les fleurs du mal de Charles Baudelaire édité en 1857 à Paris par Poulet-Malassis et De Broise. Dans ce dernier cas, la reproduction des pages n’est pas de très bonne qualité mais on peut les lire en « Mode texte ». A éviter le « Mode écoute » où un robot numérique débite mécaniquement les poèmes, une vrai curiosité technologique et littéraire. Gallica propose aussi des archives sonores et parmi les plus écoutées, on trouve des chants grégoriens par les chœur des moines de l’abbaye de Solesmes, ou la Marseillaise de Rouget de l’Isle.

    A la British library vous pouvez feuilleter l’édition manuscrite originale d’Alice au pays des merveilles (Alice's Adventures Under Ground) de Lewis Carroll’s (photo). Ces « virtuals books » vous permettent de feuilleter le livre, d’agrandir les pages et vous pouvez même écouter le texte de l’histoire et le lire avec les images. Le Menu de la British library propose d’autres titres comme les 560 pages du Codex de Léonard de Vinci, quelques pages de ses carnets de notes, ou le journal musical de Mozart.

    La bibliothèque du Vatican fondée au 15ème siècle a elle entrepris la numérisation de sa collection de manuscrits anciens datant pour la plupart des origines de l'Eglise. La BBC indique que la première étape du projet portera sur 3 000 documents et que le coût - plus de 20 millions de dollars (12 millions de livres) - est pris en charge par la société de technologie NTT Data au Japon. La bibliothèque espère mettre en ligne l'ensemble de ses manuscrits qui représentent aussi bien œuvres de la littérature grecque et latine classique, des manuscrits médiévaux et de la Renaissance éclairée, que des œuvres importantes des mathématiques, de la science, du droit et de la médecine des premiers temps jusqu'à nos jours.

    Ces manuscrits proviennent de « l'Amérique précolombienne à la Chine et le Japon en Extrême-Orient, en passant par toutes les langues et les cultures qui ont marqué la culture de l'Europe », explique Mgr bibliothécaire Jean-Louis Bruguès Vatican. L'objectif à long terme est de numériser les pages de 40 millions de documents.

     

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