Avertir le modérateur

babelio

  • Ces couvertures de livres qui font lire

    Qu’est-ce qui rend attirant un livre en dehors du nom de l’auteur-e ou du sujet ? Le blog de Babelio consacre un grand article à la conception des couverture de livres et répond aux questions : « Comment avez-vous fait, devant ces kilos de bandeaux, ces alléchantes 4e de couvertures et ces myriades de couleurs, pour en choisir si peu ? Et surtout : pourquoi ce choix ? » Quelques extraits d’un débat sur ce sujet qui réunissait, autour d’un enquête auprès de 6 284 lecteurs, plusieurs professionnels de l’édition.

    Babelio, Octavia Killian, Laure Leroy, éditions Zulma

    (…) « A la question suivante : « Dans le cas d’un livre adapté au cinéma, appréciez-vous que la couverture change pour se mettre aux couleurs de l’affiche du film ? » 81% disent ne pas apprécier cette pratique. Mais ce recouverturage n’a en fait pas les grands lecteurs pour cible. Il cherche plutôt à toucher les spectateurs du film ou le grand public ignorant l’existence du livre d’origine. » (…)

    (…) « Les répondants à l’enquête sont sujets à l’achat d’impulsion, notamment chez les plus jeunes. De manière générale, note Octavia Killian, un lecteur sur deux ne sait pas ce qu’il va acheter. Elle ajoute également que concernant l’achat en ligne, les lecteurs sont moins sensibles à l’achat d’impulsion (69,4% savent ce qu’ils vont acheter contre 47,9% des acheteurs en librairie), sans doute parce que « la librairie est un lieu qui se prête plus à la découverte et au conseil » (…)

    A la question « Êtes-vous attaché(e) à certaines couvertures de maisons d’édition ou de collections ? », les lecteurs sont 52% à répondre « Oui », mais souligne l’article : « Mais cela reste un pari risqué. On note par exemple que, sur les couvertures, 41% des lecteurs affirment avoir déjà été déçus par une couverture. Ils parlent de « discordances », de « décalages »,  ou d’« inadéquations ».

    « Un objet, qui est un produit aussi, n’est pas obligé d’être ouvertement commercial,. Sa beauté peut être liée à l’attention qu’on a portée pour l’imaginer, pour l’écrire, pour le traduire, pour le publier, pour le relire. » Laure Leroy, directrice éditoriale des éditions Zulma.

    Autres sujets abordés, les bandeaux et le contenu des 4èmes pages de couverture.

    L’intégralité de l’article très intéressant est à lire ici.

  • Mai 68 des pavés et des livres

    « J’ai décidé que je ne dirai rien pour les 50 ans de 68. J’ai fait les 2 ans, les 10 ans, les 15 ans, les 20 ans, les 25 ans, les 30 ans, les 35 ans, les 40 ans, les 45 ans, je n’ai plus rien à dire ! » a déclaré récemment Daniel Cohn-Bendit en acceptant toutefois un débat avec un autre meneur de l’époque Alain Geismar. D’autres se sont chargés de célébrer les événements de Mai 68 et notamment les éditeurs.

    Le site Babelio propose une liste d’ouvrages sur Mai 68. On y trouve les témoignages de ceux qui jeunes ont participé aux événements et ont ensuite poursuivi une belle carrière littéraire : Daniel Picouly avec « 68 mon amour » (Grasset), Thierry Jonquet « Rouge c’est la vie » (Seuil), Patrick Rotman « Mai 68 raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu (Seuil), Jean-Bernard Pouy « Mes soixante huîtres » (éditions Folies d’encre), Hervé Hamon « Demandons l’impossible – Le roman-feuilleton de Mai 68 (Editions du Panama), Didier Daeninckx « Camarades de classe » (Gallimard).

    HO0870.jpgOn retrouve la plupart de ces titres sur BibliObs qui écrivait déjà en 2008 : « Si ça n'est pas une avalanche de pavés, ça y ressemble fort. Car chez les éditeurs, la frénésie commémorative est à son comble pour l'anniversaire de mai-68. Et il n'est pas sûr que l'imagination ait toujours pris le pouvoir... » Plusieurs des livres cités par Babelio y figurent mais sont complétés par des ouvrages d’analyse comme « 68 : une histoire collective [1962-1981] » (La Découverte) « Un ouvrage collectif de référence, dans lequel des chercheurs reviennent sur vingt années qui ont profondément transformé la société française », ou « Mai 68, la brèche, vingt ans après » (Fayard) avec les signatures d’Edgar Morin, Claude Lefort, Cornelius Castoriadis.

    Autre liste celle du site Des livres qui regroupe lui aussi un certain nombre de titres sur l’événement dont certains plus récents comme « Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu » (éditions de l’Atelier/Médiapart), « Mai 68 un mouvement politique » (éditions Acratie), ou « Filles de Mai mon Mai à moi – Mémoires de femmes (éditions Le Bord de l’eau).

    De quoi lire en attendant les commémorations officielles - ou pas - du mois de mai 2018.

    En photo : la réédition par les éditions Hoëbeke/Gallimard du célèbre journal L’Enragé de Siné publié en 1968.

  • ERNEST ! le livre en fête et en revue

    Les revues sur la littérature et le monde de l’édition ne manquent pas, Lire, Le Magazine littéraire, La Quinzaine littéraire, ou Livres Hebdo, plus destinée aux professionnels, on les trouve chez les marchands de journaux ou par abonnement. Depuis quelques années Internet a augmenté cet éventail de titres avec ActuaLitté, Le Blog des livres, Babelio, Le Choix des libraires, ou Onlalu, ceux-ci parmi beaucoup d’autres.

    Un petit nouveau vient se joindre à la liste, Ernest !. Sur France Info son fondateur David Medioni explique l’origine du titre : "Ernest est un média qui se veut un peu fantasque on avait envie d'incarner ça avec un prénom. On a choisi Ernest parce que c'est un prénom qu'on aimait bien, qu'on trouvait sympathique. Et puis surtout, c'était un petit hommage à Ernest Hemingway, dont on apprécie le côté fantasque".

    France Info détaille ses objectifs : « La revue en ligne "est découpée comme une fête", poursuit David Medioni. "Il y a 'l'apéro d'Ernest', c'est la partie gratuite du site, c'est Ernest qui régale. Ensuite vous avez des invités, comme Thomas Hervé, Didier Porte, Sonia Petit qui est une libraire qui est en train de créer sa librairie et qui va nous raconter les coulisses. L'espace  'Discute' est un endroit où on va aller apostropher des personnalités qui n'ont rien à voir avec le livre. Mon rêve - je passe un petit appel - c'est d'avoir Zinédine Zidane qui parle des livres qu'il lit à ses enfants !  Il y a aussi 'Les coups de foudre d'Ernest' et une rubrique 'Première fois' où on va voir des auteurs de premiers romans pour essayer de découvrir le nouveau Houellebecq, pourquoi pas !" »

    Au sommaire, des chroniques comme celle de Didier Porte qui « lira les livres et essais politiques et en fera, pour vous, une critique humoristique et grinçante », et même un scoop avec Sorj Chalandon qui parle de son prochain roman à paraître à la rentrée.

    En conclusion de son interview David Medioni déclare : « Je ne supporte pas les librairies où on chuchote et où il ne fait pas faire de bruit. Une librairie est un lieu de vie. Avec Ernest, on ne va pas épater le lecteur, on va lui parler simplement  et on ne va pas s'écouter écrire. C’est un peu le défaut par moment de certaines revues littéraires qui sont un peu élitistes. »

    David Medioni, Ernest!, France Info, Didier Porte, Lire, Le Magazine littéraire, La Quinzaine littéraire, ActuaLitté, Le Blog des livres, Babelio, Le Choix des libraires, Onlalu,Livres Hebdo, Sorj Chalandon,

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu