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  • Mai 68 des pavés et des livres

    « J’ai décidé que je ne dirai rien pour les 50 ans de 68. J’ai fait les 2 ans, les 10 ans, les 15 ans, les 20 ans, les 25 ans, les 30 ans, les 35 ans, les 40 ans, les 45 ans, je n’ai plus rien à dire ! » a déclaré récemment Daniel Cohn-Bendit en acceptant toutefois un débat avec un autre meneur de l’époque Alain Geismar. D’autres se sont chargés de célébrer les événements de Mai 68 et notamment les éditeurs.

    Le site Babelio propose une liste d’ouvrages sur Mai 68. On y trouve les témoignages de ceux qui jeunes ont participé aux événements et ont ensuite poursuivi une belle carrière littéraire : Daniel Picouly avec « 68 mon amour » (Grasset), Thierry Jonquet « Rouge c’est la vie » (Seuil), Patrick Rotman « Mai 68 raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu (Seuil), Jean-Bernard Pouy « Mes soixante huîtres » (éditions Folies d’encre), Hervé Hamon « Demandons l’impossible – Le roman-feuilleton de Mai 68 (Editions du Panama), Didier Daeninckx « Camarades de classe » (Gallimard).

    HO0870.jpgOn retrouve la plupart de ces titres sur BibliObs qui écrivait déjà en 2008 : « Si ça n'est pas une avalanche de pavés, ça y ressemble fort. Car chez les éditeurs, la frénésie commémorative est à son comble pour l'anniversaire de mai-68. Et il n'est pas sûr que l'imagination ait toujours pris le pouvoir... » Plusieurs des livres cités par Babelio y figurent mais sont complétés par des ouvrages d’analyse comme « 68 : une histoire collective [1962-1981] » (La Découverte) « Un ouvrage collectif de référence, dans lequel des chercheurs reviennent sur vingt années qui ont profondément transformé la société française », ou « Mai 68, la brèche, vingt ans après » (Fayard) avec les signatures d’Edgar Morin, Claude Lefort, Cornelius Castoriadis.

    Autre liste celle du site Des livres qui regroupe lui aussi un certain nombre de titres sur l’événement dont certains plus récents comme « Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu » (éditions de l’Atelier/Médiapart), « Mai 68 un mouvement politique » (éditions Acratie), ou « Filles de Mai mon Mai à moi – Mémoires de femmes (éditions Le Bord de l’eau).

    De quoi lire en attendant les commémorations officielles - ou pas - du mois de mai 2018.

    En photo : la réédition par les éditions Hoëbeke/Gallimard du célèbre journal L’Enragé de Siné publié en 1968.

  • ERNEST ! le livre en fête et en revue

    Les revues sur la littérature et le monde de l’édition ne manquent pas, Lire, Le Magazine littéraire, La Quinzaine littéraire, ou Livres Hebdo, plus destinée aux professionnels, on les trouve chez les marchands de journaux ou par abonnement. Depuis quelques années Internet a augmenté cet éventail de titres avec ActuaLitté, Le Blog des livres, Babelio, Le Choix des libraires, ou Onlalu, ceux-ci parmi beaucoup d’autres.

    Un petit nouveau vient se joindre à la liste, Ernest !. Sur France Info son fondateur David Medioni explique l’origine du titre : "Ernest est un média qui se veut un peu fantasque on avait envie d'incarner ça avec un prénom. On a choisi Ernest parce que c'est un prénom qu'on aimait bien, qu'on trouvait sympathique. Et puis surtout, c'était un petit hommage à Ernest Hemingway, dont on apprécie le côté fantasque".

    France Info détaille ses objectifs : « La revue en ligne "est découpée comme une fête", poursuit David Medioni. "Il y a 'l'apéro d'Ernest', c'est la partie gratuite du site, c'est Ernest qui régale. Ensuite vous avez des invités, comme Thomas Hervé, Didier Porte, Sonia Petit qui est une libraire qui est en train de créer sa librairie et qui va nous raconter les coulisses. L'espace  'Discute' est un endroit où on va aller apostropher des personnalités qui n'ont rien à voir avec le livre. Mon rêve - je passe un petit appel - c'est d'avoir Zinédine Zidane qui parle des livres qu'il lit à ses enfants !  Il y a aussi 'Les coups de foudre d'Ernest' et une rubrique 'Première fois' où on va voir des auteurs de premiers romans pour essayer de découvrir le nouveau Houellebecq, pourquoi pas !" »

    Au sommaire, des chroniques comme celle de Didier Porte qui « lira les livres et essais politiques et en fera, pour vous, une critique humoristique et grinçante », et même un scoop avec Sorj Chalandon qui parle de son prochain roman à paraître à la rentrée.

    En conclusion de son interview David Medioni déclare : « Je ne supporte pas les librairies où on chuchote et où il ne fait pas faire de bruit. Une librairie est un lieu de vie. Avec Ernest, on ne va pas épater le lecteur, on va lui parler simplement  et on ne va pas s'écouter écrire. C’est un peu le défaut par moment de certaines revues littéraires qui sont un peu élitistes. »

    David Medioni, Ernest!, France Info, Didier Porte, Lire, Le Magazine littéraire, La Quinzaine littéraire, ActuaLitté, Le Blog des livres, Babelio, Le Choix des libraires, Onlalu,Livres Hebdo, Sorj Chalandon,

  • Quand les bons livres font leur cinéma

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    Les livres sont une source d’inspiration pour le cinéma et les réalisateurs y puisent allègrement leurs idées. A l’occasion de la sortie en salles du film « Un sac de billes », Europe 1 consacre sur son site Internet un article à « Ces livres plusieurs fois adaptés au cinéma ».

    L’auteur de l’article cite le livre de Joseph Joffo adapté au grand écran par Jacques Doillon en 1975 et Christian Duguay en 2017, mais également « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carol (3 versions minimum), « Charlie et la chocolaterie » de Roald Dahl, « L’écume des jours » de Boris Vian, « La guerre des boutons » de Louis Pergaud (3 versions), « Les misérables » de Victor Hugo (4 versions dont une comédie musicale en 2012), « Le livre de la jungle » de Rudyard Kipling, « La planète des singes » de l’écrivain français Pierre Boulle, entre autres.

    Les cinéastes (et les producteurs) utilisent les histoires, mais s’appuient aussi sur le succès en librairie de ces ouvrages en espérant que celui-ci amènera les lecteurs dans les salles de cinéma.

    Le site Sens critique propose le « Top 100 des adaptations de livres au cinéma », et attribue la palme des « meilleures transpositions d'œuvres littéraires en films » à « Les liaisons dangereuses » de Chanderlos de Laclos adapté par Stephen Frears en 1988, « La Planète des singes » réalisé en 1968 par Franklin J. Schaffner, et « Le seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau », signé Peter Jacson d’après l’œuvre de J. R. R. Tolkien.

    Sens critique invite également ses lecteurs à participer au « Top 50 des plus mauvaises adaptations de livres au cinéma ». Au palmarès de ce classement « Les trois mousquetaires », « Eragon », et « Le septième fils ».

    On retrouve la plupart de ces titres dans la liste de 200 noms établie par La voleuse de livre et publié par Babelio. Celle-ci va de « Charlie et la chocolaterie » aux « Schtroumpfs », des films destinés à un public jeune, mais on y trouve aussi les long-métrages adaptés des livres « Le Pianiste » de Wladyslaw Szpilman, « Le Silence de la mer » de Vercors, ou du «  Cercle des poètes disparus » qui fut d’abord un roman de Nancy Horowitz Kleinbaum.

    A défaut de succès, au cinéma la reprise de récits publiés, à l’avantage de rappeler que les auteurs et l’écriture restent la source essentielle de l’imagination.

    Les-Liaisons-dangereuses.jpg

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