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  • Le chat et la littérature

    Le chat ouvrit les yeux,

    Le soleil y entra.

    Le chat ferma les yeux, le soleil y resta.

     Voila pourquoi, le soir,

    Quand le chat se réveille,

    J'aperçois dans le noir,

    Deux morceaux de soleil.

     Maurice Carême, L'arlequin (Nathan, 1978)*

    Si le chat est un personnage plébiscité par la bande dessinée, Le chat du rabbin de Joann Sfar, Le Chat de Geluck, et bien d’autres qui atteignent tous des records de ventes en librairies, il est également présent dans nombre de textes littéraires.

    Bérangère Bienfait, Brigitte Bulard-Cordeau, Joachim du Bellay, Jacques Roubaud,Charles Baudelaire, Edmond Rostand, Colette, Jacques Prévert, Leonor Fini, Frédéric Vitoux, Georges Simenon, Doris Lessing, Yves Navarre, Paul Léautaud, Natsume Soseki, Babelio, Joann sfar, Geluck, Maurice carême, Boris vian, , Valérie Parent, Le site Babelio nous propose une liste de 59 ouvrages « uniquement les romans ayant un chat ou des chats comme héros. » Parmi les auteurs cités on trouve Leonor Fini, Frédéric Vitoux, Georges Simenon, Doris Lessing, Yves Navarre, Paul Léautaud, Natsume Soseki.

    Le chat est omniprésent dans la littérature et quand il ne figure pas dans le récit d’un livre il est souvent présenté comme le meilleur ami de l’écrivain. France Culture s’interroge « Pourquoi les chats inspirent-ils tant les écrivains ? », Marianne constate (en 2016): « Pourquoi tous les écrivains ont-ils des chats ? », et Le monde littéraire après s’être demandé si « Le chat serait-il le meilleur ami de l’écrivain ? », tente une explication : « Ecrire est un exercice solitaire, parfois douloureux. L’écrivain est seul devant sa page blanche, en proie aux doutes, aux hésitations, à ses démons intérieurs. La présence du petit félin affectueux semble souvent lui apporter la sérénité, le réconfort, le recul nécessaire à la construction d’une œuvre. »

    Bérangère Bienfait, Brigitte Bulard-Cordeau, Joachim du Bellay, Jacques Roubaud,Charles Baudelaire, Edmond Rostand, Colette, Jacques Prévert, Leonor Fini, Frédéric Vitoux, Georges Simenon, Doris Lessing, Yves Navarre, Paul Léautaud, Natsume Soseki, Babelio, Joann sfar, Geluck, Maurice carême, Boris vian, , Valérie Parent, Un livre Les chats des écrivains, de Bérangère Bienfait, Brigitte Bulard-Cordeau, Valérie Parent, raconte à travers « 28 histoires au poil » cette cohabitation propice à l’écriture.

     

    *Quelques extraits de textes et poèmes sur les chats sont à retrouver sur le blog Les chats. De Joachim du Bellay à Jacques Roubaud, en passant par Charles Baudelaire, Edmond Rostand, Colette, Jacques Prévert, ou Boris Vian.

  • Ces couvertures de livres qui font lire

    Qu’est-ce qui rend attirant un livre en dehors du nom de l’auteur-e ou du sujet ? Le blog de Babelio consacre un grand article à la conception des couverture de livres et répond aux questions : « Comment avez-vous fait, devant ces kilos de bandeaux, ces alléchantes 4e de couvertures et ces myriades de couleurs, pour en choisir si peu ? Et surtout : pourquoi ce choix ? » Quelques extraits d’un débat sur ce sujet qui réunissait, autour d’un enquête auprès de 6 284 lecteurs, plusieurs professionnels de l’édition.

    Babelio, Octavia Killian, Laure Leroy, éditions Zulma

    (…) « A la question suivante : « Dans le cas d’un livre adapté au cinéma, appréciez-vous que la couverture change pour se mettre aux couleurs de l’affiche du film ? » 81% disent ne pas apprécier cette pratique. Mais ce recouverturage n’a en fait pas les grands lecteurs pour cible. Il cherche plutôt à toucher les spectateurs du film ou le grand public ignorant l’existence du livre d’origine. » (…)

    (…) « Les répondants à l’enquête sont sujets à l’achat d’impulsion, notamment chez les plus jeunes. De manière générale, note Octavia Killian, un lecteur sur deux ne sait pas ce qu’il va acheter. Elle ajoute également que concernant l’achat en ligne, les lecteurs sont moins sensibles à l’achat d’impulsion (69,4% savent ce qu’ils vont acheter contre 47,9% des acheteurs en librairie), sans doute parce que « la librairie est un lieu qui se prête plus à la découverte et au conseil » (…)

    A la question « Êtes-vous attaché(e) à certaines couvertures de maisons d’édition ou de collections ? », les lecteurs sont 52% à répondre « Oui », mais souligne l’article : « Mais cela reste un pari risqué. On note par exemple que, sur les couvertures, 41% des lecteurs affirment avoir déjà été déçus par une couverture. Ils parlent de « discordances », de « décalages »,  ou d’« inadéquations ».

    « Un objet, qui est un produit aussi, n’est pas obligé d’être ouvertement commercial,. Sa beauté peut être liée à l’attention qu’on a portée pour l’imaginer, pour l’écrire, pour le traduire, pour le publier, pour le relire. » Laure Leroy, directrice éditoriale des éditions Zulma.

    Autres sujets abordés, les bandeaux et le contenu des 4èmes pages de couverture.

    L’intégralité de l’article très intéressant est à lire ici.

  • Mai 68 des pavés et des livres

    « J’ai décidé que je ne dirai rien pour les 50 ans de 68. J’ai fait les 2 ans, les 10 ans, les 15 ans, les 20 ans, les 25 ans, les 30 ans, les 35 ans, les 40 ans, les 45 ans, je n’ai plus rien à dire ! » a déclaré récemment Daniel Cohn-Bendit en acceptant toutefois un débat avec un autre meneur de l’époque Alain Geismar. D’autres se sont chargés de célébrer les événements de Mai 68 et notamment les éditeurs.

    Le site Babelio propose une liste d’ouvrages sur Mai 68. On y trouve les témoignages de ceux qui jeunes ont participé aux événements et ont ensuite poursuivi une belle carrière littéraire : Daniel Picouly avec « 68 mon amour » (Grasset), Thierry Jonquet « Rouge c’est la vie » (Seuil), Patrick Rotman « Mai 68 raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu (Seuil), Jean-Bernard Pouy « Mes soixante huîtres » (éditions Folies d’encre), Hervé Hamon « Demandons l’impossible – Le roman-feuilleton de Mai 68 (Editions du Panama), Didier Daeninckx « Camarades de classe » (Gallimard).

    HO0870.jpgOn retrouve la plupart de ces titres sur BibliObs qui écrivait déjà en 2008 : « Si ça n'est pas une avalanche de pavés, ça y ressemble fort. Car chez les éditeurs, la frénésie commémorative est à son comble pour l'anniversaire de mai-68. Et il n'est pas sûr que l'imagination ait toujours pris le pouvoir... » Plusieurs des livres cités par Babelio y figurent mais sont complétés par des ouvrages d’analyse comme « 68 : une histoire collective [1962-1981] » (La Découverte) « Un ouvrage collectif de référence, dans lequel des chercheurs reviennent sur vingt années qui ont profondément transformé la société française », ou « Mai 68, la brèche, vingt ans après » (Fayard) avec les signatures d’Edgar Morin, Claude Lefort, Cornelius Castoriadis.

    Autre liste celle du site Des livres qui regroupe lui aussi un certain nombre de titres sur l’événement dont certains plus récents comme « Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu » (éditions de l’Atelier/Médiapart), « Mai 68 un mouvement politique » (éditions Acratie), ou « Filles de Mai mon Mai à moi – Mémoires de femmes (éditions Le Bord de l’eau).

    De quoi lire en attendant les commémorations officielles - ou pas - du mois de mai 2018.

    En photo : la réédition par les éditions Hoëbeke/Gallimard du célèbre journal L’Enragé de Siné publié en 1968.

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