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aurélie filippetti

  • Amazon vs Renaudot, une ex ministre de la Culture, et les écrivains du Québec à Paris

    Renaudot vs Amazon suite

    Ce blog a évoqué la polémique née de la présence d’un livre diffusé par Amazon dans la pré-sélection du prix Renaudot (13.9.2018). Son auteur, Marco Koskas, a répondu aux libraires, dénonçant un « diktat scandaleux ». Dans Ouest-France on peut lire : « « Les libraires devraient s’en prendre aux éditeurs qui ont refusé de me publier, et pas à moi », ajoute-t-il, en notant qu’ils pouvaient se raviser, Amazon n’ayant pas d’exclusivité sur son livre. » (…) « Marco Koskas, qui se présente non pas comme un écrivain israélien, mais comme un « écrivain français vivant à Tel-Aviv » et racontant « l’univers (qu’il) connaît, celui des Français qui y vivent », a reconnu avoir été surpris par l’annonce de sa nomination. « Je suis tombé des nues en l’apprenant même si j’en caressais l’espoir », confie-t-il. Le jury du Renaudot fera connaître sa deuxième sélection le 3 octobre.»

    festival America Vincennes, Aurélie Filippetti, Marco Koskas, Bernard Poirette, Fayard, Europe 1, Aurélie Filippetti et la littérature

    "La littérature, ça me nourrit. Je ne pourrais pas vivre sans, cela donne une dimension supplémentaire à la vie" a déclaré Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, au micro de Bernard Poirette, sur Europe 1 qui écrit : « Pour comprendre la relation particulière qu'entretient celle qui vient de publier Les Idéaux chez Fayard, il faut remonter à l'enfance d'une "petite fille en Lorraine". "Pour moi, les livres, c'était la liberté. Le soir, j'avais toujours un livre caché dans mon lit, que je lisais avec une lampe de poche pour pas que ma mère me surprenne et me dise qu'il fallait éteindre", se souvient Aurélie Filippetti. Fantômette, Le Club des Cinq... la jeune lectrice écume la littérature jeunesse avant de gagner en maturité avec Le Petit Prince, de Saint-Exupéry, puis "Balzac, les grands romans du 19e siècle, Stendhal, Flaubert...» Comme souvent, ce goût de la lecture lui a été donné par une professeure de français au collège : "Elle nous donnait des idées, nous amenait à la littérature en nous faisant découvrir des auteurs. Elle en parlait d'une telle manière, c'était passionnant et ça donnait envie" ».

    Les écrivains québéquois à Paris

    Dans le cadre d’un partenariat entre la RATP et la 9e édition du festival America, qui se déroule du 20 au 23 septembre à Vincennes, près de Paris, les citations de dix des 28 écrivains québécois invités, seront exposées dans le métro et le RER jusqu’au 17 octobre, nous apprend Livres Hebdo.

    Des extraits de leurs textes visibles jusqu’au 17 octobre, sur les quais des RER A et B ainsi que dans les rames des lignes 6, 10, 11 et 12. "Avec ce projet, la littérature québécoise se mêle à la vie quotidienne des Parisiens. C’est un symbole de notre proximité culturelle, favorisée par une langue et une histoire que nous partageons", déclare dans un communiqué, repris par Livres Hebdo, la déléguée générale du Québec en France, Line Beauchamp.

  • La voix aux "Chapitre"

    Le point commun entre les villes de Brive, Lyon, Grenoble, Cannes, Colmar, c’est qu’elles vont voir leur librairie Chapitre fermer.

    Le groupe Actissia, groupe de distribution « multicanal » spécialisé dans la culture, les loisirs, et « créateur de lien » a décidé de fermer 12 de ses 57 librairies de sa division Actissia Retail.

    Le groupe qui possède aussi le Club France Loisirs et le Grand Livre du Mois, présente ainsi ses librairies « une vingtaine figurent dans les plus grandes librairies générales de France et bénéficient d'une forte notoriété grâce à leur image de qualité et leur ancienneté. Les libraires qui les animent mettent tout en œuvre pour conseiller et faire partager leurs coups de cœur. Ils proposent également aux clients de commander sur internet et de retirer leurs livres en librairies. »

    Une implantation dans les centres villes et une proximité qui ne pouvait que toucher la clientèle pour qui ces lieux représentent « Bien plus qu’une librairie » comme le revendique le slogan de la marque.

    Les clients se mobilisent. A Grenoble, une pétition adressée au Président de la République, dans laquelle on apprend au passage que la chaîne appartient à un fonds d’investissement américain, a recueilli plus de 19 000 signatures. Un Harlem Shake a réuni devant la librairie Arthaud, bicentenaire, une centaine de clients (photo). Michel Destot, le maire de la ville était présent.  

    A Toulouse, où l’enseigne est connue depuis des années sous le nom de Privat, c’est le maire Pierre Cohen qui est venu à la rencontre des responsables « pour apporter mon soutien au personnel de la librairie et lui faire part de la volonté de la mairie de les aider dans un éventuel projet de reprise ». La Dépêche du midi qui rend compte de cette mobilisation donne la parole à d’anciens salariés qui évoquent le passé de cette librairie familiale créée en 1903 et l’un d’eux, Georges Brielle, constate « Vous savez, la mort d’une librairie signe la fin des idées. »

    Cette inquiétude touche aussi et surtout les salariés puisque ces fermetures entraîneraient 271 suppressions d’emplois sur 1200. Le 3 mai 2013, un comité d’entreprise du groupe devrait donner les détails du plan social envisagé.

    En attendant, les maires de Toulouse et de Grenoble ont été reçus par Jorg Hagen, PDG d’Actissia, et devraient évoquer la situation de leurs librairies avec Aurélie Filippetti, ministre de la Culture.

  • Quelle BPI pour demain ?

    bpi,centre pompidou« Les bibliothèques demeurent l’équipement culturel le plus démocratique de notre pays et la BPI occupe, de ce point de vue, une place privilégiée. En dépit d’une moindre attractivité constatée ces dernières années, elle continue de répondre à une forte demande sociale pour un accès aisé à des espaces de travail et d’étude. » Ceci est un extrait de la lettre de recadrage adressée au directeur de la Bibliothèque Publique d’Information à Paris par Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, à la suite des fortes inquiétudes manifestées par les personnels sur la réorganisation de leur établissement public.

    Car la BPI dont les locaux sont imbriqués dans le Centre Pompidou n’est pas une bibliothèque comme les autres. Elle reçoit plus de 5500 visiteurs par jour, soit 1 650 000 par an, et met à leur disposition 353 300 livres, près de 12 000 périodiques, imprimés ou sur support électronique, des films documentaires, des archives sonores, et des expositions virtuelles.  

    L’organisme répond ainsi à la vocation première que voulait lui donner son fondateur Jean-Pierre Seguin de devenir un « centre vivant de culture et d'information », une « médiathèque » comme l’indique le sous-titre du livre « Comment est née la BPI » qu’il lui a consacré. Quelques temps après l’ouverture, il écrit « Quoique un peu abasourdi par l’ampleur de la fréquentation, j’en retenais surtout l’aspect positif : la constatation d’un immense besoin d’information et de culture. E, si l’énorme affluence quotidienne posait des problèmes d’ordre, de sécurité... et de reclassement des collections d’une dimension imprévue, j’observais que dans la grande majorité, les simples visiteurs de tous âges et la quasi-totalité des usagers se comportaient de façon très libre certes, mais respectueuse de la finalité des lieux, et révélatrice d’une satisfaction générale. »

    Un esprit qui perdure. L’outil est encore aujourd’hui très utilisé, notamment par un grand nombre d’étudiants, dont le travail est facilité par un accès libre et des heures d’ouvertures très larges, plus de 60 heures par semaine, de 11h à 22h chaque jour. Elle est uniquement fermée le mardi.

    Plus de 250 personnes accueillent les usagers (avec des facilités pour les personnes handicapées) qui ont à leur disposition, outre les collections de livres (17 000 sont acquis chaque année), 450 postes informatiques, des photocopieurs, et des équipements pour déficients visuels. Un service d’autoformation propose plus de 4 500 documents permettant de se former – entre autre - à l’apprentissage, à la remise à niveau, au perfectionnement des langues, à l’expression écrite, à l’informatique et même au code de la route. En  2006, la BPI a rénové son portail de recherche documentaire, un des services offerts par son site web.

    La bibliothèque publique organise également des conférences, des débats, des expositions, des projections de cinéma documentaire, et contribue à l’animation et au développement du réseau des bibliothèques territoriales.

    Au mois de septembre 2012, le personnel inquiet déclarait dans un communiqué qu’il avait «l'impression que des missions qui faisaient la réputation de la BPI au niveau national (mission handicap, autoformation, coopération...etc.) sont délaissées au profit de la volonté de transformer l'établissement en une simple salle d'espace culturel, où l'on trouverait parfois des livres... ». On devrait apprendre dans quelques semaines si ce sera finalement le cas.

     

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