Avertir le modérateur

arnaud baumann

  • Les beaux-livres au pied du sapin de Noël

    12345655_10205164369535183_4174517731552446464_n.jpgNoël est une occasion en or pour les éditeurs de beaux-livres et une idée de cadeau facile pour tous ceux qui en manquent. Histoire, culture, sciences, divertissement, tous les thèmes sont représentés.


    Le Magazine Littéraire n° 562 daté de décembre 2015, leur consacre un grand dossier et propose une sélection d’ouvrages. Dans son introduction Alexis Brocas écrit : « Loin d’être de simples objets décoratifs unissant images de circonstances et texte à valeur de prétextes, les trente ouvrages que nous avons sélectionnés se distinguent par un soin égal apporté à l’iconographie et au commentaire (…). »
    Un pari risqué pour les éditeurs, car la conception et la réalisation de ces livres représentent un travail de longue haleine et un gros investissement financier qui justifie la plupart du temps leur prix élevé. Même si depuis quelques années, avec la délocalisation de l’impression, les prix ont eu tendance à baisser fortement.


    Le Magazine Littéraire consacre également un article à l ‘économie de ces beaux-livres. On y apprend que, en quinze ans, le marché a baissé de 30% et ne représente plus que 3% du chiffre d'affaires avec des ventes moyennes de 3 600 exemplaires alors qu’il en faudrait environ 10 000 pour qu’un livre soit rentable, selon Valérie Dumeige des éditions Arthaud.
    Parmi les recettes permettant de faire exister ces livres, on notera les thèmes porteurs, les Beatles, Picasso, les co-éditions, les partenariats avec des télévisions ou des radios, ou encore les livres d’entreprises. « Sans une aide médiatique, c’est très difficile » constate Fabienne Kriegel des éditions du Chêne, maison réputée pour ses livres illustrés de qualité.


    Toujours cité en exemple de réussite dans ce domaine, l’album photo « La Terre vue du ciel » de Yann Arthus-Bertrand, publié en 1999, fait lui aussi l’objet d’un article. Avec 3,5 millions d’exemplaires, il est le beau livre le plus vendu dans le monde et a fait la fortune des éditions La Martinière. Son contenu a été décliné sous forme d’agendas, de cartes postales, de puzzles. D’autres titres du même auteur, « 365 jours pour la terre » vendu à 500 000 exemplaires ou « La Terre racontée aux enfants » à 200 000 exemplaires, ont contribué à pérenniser ce succès.


    Le journal donne aussi la parole à l’éditeur José Alvarez. Dans son texte titré « 1975-2005, extinction du livre d’Art » il écrit : (…) « plébiscités, les livres « illustrés », de plus en plus créatifs, étaient attendus, collectionnés par d’authentiques historiens esthètes, connaisseurs ? C’étaient les années1980-1990. Puis, peu à peu, insidieusement, la culture des loisirs – telle une bactérie contaminant les corps – s’étendit à l’ensemble des médias, évacuant l’histoire, la transmission, élaborant un art de la consommation culturelle et artistique autour du manque, de l’objet désirable et éphémère, un trou béant sans mémoire d’où naquirent les nouvelles technologies. (…) »


    Parmi les titres sélectionnés par ce numéro du Magazine Littéraire, on peut citer les 3 tomes de « Histoire des sciences et des savoirs » (Le Seuil), « Charlotte » de David Foenkinos (Gallimard), « Dans le ventre de Hara-Kiri » d’Arnaud Baumann et Xavier Lambours (La Martinière), et « Une histoire mondiale du livre, de la tablette d’argile au livre numérique », de Roderick Cave et Sara Ayad (Armand Colin).

  • Les éditeurs sont encore Charlie

    Le drame du 7 janvier 2015 suscite encore l’intérêt des éditeurs. Autour du drame lui-même mais aussi sur les origines du journal Charlie Hebdo. Plusieurs titres sont déjà parus, de nombreux autres vont arriver en librairie d’ici le premier anniversaire de cet événement tragique.

    Premier album, « L’anthologie Tignous » (éditions du Chêne), dessinateur de l’hebdomadaire, assassiné dans les locaux du journal dont la femme Chloé Verlhac présente une sélection de dessins accompagnée de textes de ses amis.

    A paraître le 12 novembre, « C’était Charlie » (Grasset) de Philippe Val qui fût durant 20 ans le directeur du journal satirique. Dans le texte de présentation l’auteur écrit : « Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j’entendais ne correspondait plus à la réalité.Certains, effrayés par l’horreur, ou habités par d’obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : “Ils sont morts, mais ils l’ont quand même  bien cherché.”Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d’articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l’argent et disparaître avec la caisse.»

    « Deux semaines avec Charlie » (Presses universitaires de la Méditerranée) dont l’auteur Pascal Moliner, m’a annoncé la parution : « Essai de décryptage psychosocial des évènements de janvier 2015. Les tueries des 7, 8 et 9 janvier 2015 ont bouleversé l’opinion française et déclenché une série de mouvements collectifs, de réactions médiatiques et de débats publics rarement observés dans notre pays. Au-delà des explications rapides en termes de choc émotionnel, de sursaut citoyen ou de défense des valeurs républicaines, cet ouvrage porte sur ces évènements un regard original, différent de celui suggéré par les commentateurs médiatiques et les responsables politiques. »

    Plus distancié, « Mohicans » (Julliard), du journaliste écrivain Denis Robert, rend hommage à François Cavanna et au Professeur Choron, créateurs des journaux Hara-Kiri mensuel, Charlie mensuel  et L’Hebdo Hara-Kiri qui deviendra Charlie Hebdo, après son interdiction en 1970. L’auteur propose également une enquête sur les derniers avatars internes de ce titre qui paraît toujours.

    Hara-Kiri mensuel, L’Hebdo Hara-Kiri, des journaux mythiques dont les coulisses ont été immortalisées en leur temps par les photographes Arnaud Baumann et Xavier Lambours et que l’on revoit dans l’album « Le ventre de Hara-Kiri » (éditions de La Martinière).

    On retrouve aussi le Professeur Choron (Georges Bernier) dans « ça c’est Choron ! », un ouvrage volumineux des éditions Glénat, très illustré, qui donne un aperçu de ses nombreuses créations.

    Enfin, on citera « L’après-Charlie » (éditions de l’Atelier), de Jean-Louis Bianco, Lylia Bouzar, et Samuel Grybowski, dont la couverture indique « 20 questions pour en débattre sans tabou ».

     

    Apres Charlie 2015-10-04.png

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu