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annie ernaux

  • Un festival de salons littéraires

    La rentrée littéraire est souvent accompagnée de festivals et salons dédiés au livre, en voici quelques-uns :

    Nancy

    « Le livre sur la place » de Nancy se présente comme le « 1er salon national de la rentrée littéraire ». Cette année il se déroulera du 9 au 11 septembre et annonce la présence de plus de 550 auteurs. Pour cette 38ème édition la manifestation propose plusieurs temps forts : une rencontre avec Joann Sfar, trois « causeries scientifiques », une table ronde sur le thème « Ecrire ou transcender l’intime » avec Annie Ernaux, Bernard Chambaz, Catherine Cusset, Samuel Benchetrit, et une dictée pour les nuls.

    Paris

    flyer_salon_raccord_s_programme-1.jpgA Paris, le 25 septembre se déroulera le Festival Raccord(s) organisé par les éditeurs associés qui présentent ainsi leur rendez-vous au Forum de la Bellevilloise : « Après les festivités du mois d’avril, le festival Raccord (S) organise un Salon du livre d’un jour dédié à l’édition indépendante. Une manifestation plurielle, gratuite et pour tous, pour découvrir les catalogues et  nouveautés d’une vingtaine d’éditeurs indépendants, dans des domaines aussi variés que la littérature jeunesse, la littérature française et étrangère, la poésie, la littérature de voyage, les sciences humaines, l’histoire de l’art, la gravure contemporaine, l’art de la reliure et les livres d’artistes, l’art culinaire... » Seront présentes les éditions À Propos, Chandeigne, Esperluète, Points de suspension, Anacharsis, À pas de loups, Le Castor Astral, Chemin de fer, La Contre-Allée, Créaphis, Interférences, Le passager clandestin, Revue Actuel, Les Trois Ourses, Le Sonneur, Verdier.

    Blois

    « Partir », c’est le thème de la 19ème édition des « Rendez-vous de l'histoire » qui se déroulera à Blois du 6 au 9 octobre. France Inter écrit à propos de ces rendez-vous : « Gigantesque librairie entièrement consacrée à l’histoire, l’occasion de découvrir, grâce à la présence de plus de 150 éditeurs, toute l’actualité du livre d’histoire et la richesse des parutions : de la biographie au roman historique, du multimédia au livre ancien, de l’Antiquité à l’histoire contemporaine, de l’histoire locale aux événements internationaux, toute l’histoire et tous les sujets sont présents. Plus de 200 auteurs viennent y dédicacer leurs ouvrages et rencontrer leurs lecteurs. »

    L’histoire y est abordée sous diverses formes, débats et conférences, cycle cinéma expositions, cafés historiques, découvertes gastronomiques (dîners historiques), et spectacles.

  • Les auteures exclues du bac littérature

    « Le nouvel auteur au programme de littérature en terminale L est André Gide, avec son roman Les faux monnayeurs. C'est un beau livre, écrit par un auteur important qui mérite d’être étudié. Ce n’est pas lui, le problème. 

    110145_couverture_Hres_0.jpgMais jamais une auteure femme n’a été au programme de littérature en terminale L. Nous ne demandons pas la parité entre artistes hommes et femmes. Nous aimerions que les grandes écrivaines comme Marguerite Duras, Mme de Lafayette, Annie Ernaux,  Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Simone de Beauvoir, George Sand, Louise Labé... soient aussi régulièrement un objet d'étude pour nos élèves. A un type de classe composé en majorité de filles et des profs de lettres qui sont majoritairement des femmes, quel message subliminal veut-on faire passer ? »

    C’est par ses quelques lignes que commence la pétition initiée par Françoise Cahen, professeure de littérature de terminale L. Intitulée « Pour donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature au bac L », elle est adressée à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

    Dans sa réponse, la ministre explique que ce choix dépend d’une commission qui « prend en compte plusieurs critères dans le choix des œuvres : des critères d’ordre littéraire et esthétique, la longueur des textes, l’accessibilité et la difficulté des œuvres pour les élèves de terminale dans la perspective de l’examen, les choix effectués les années précédentes pour varier les approches (genres et périodes). » Elle conclue sa lettre ainsi : « Je souhaite que désormais la place respective des auteures et des auteurs soit ajoutée à ces critères afin que les œuvres des auteures femmes puissent être étudiées. Un travail de sensibilisation sera par ailleurs mené afin que ce critère soit aussi retenu dans le choix des textes sélectionnés pour les sujets d’examens. Vous pouvez compter sur ma détermination et mon engagement pour donner aux femmes toute leur place. »

    A ce sujet Le Magazine littéraire rappelle que « La pétition reprend le combat mené par une lycéenne, deux ans auparavant, relayé par le site de rue89. » A l’époque, « Ariane, jeune bordelaise, s’adressait à Benoit Hamon, alors ministre de l’Education Nationale à l’époque, en ces termes « Si l’école a aujourd’hui la vocation de former autant des citoyennes et des citoyens que des esprits – comme le témoigne par exemple l’enseignement d’éducation civique –, qu’elle montre l’exemple vers une société égalitaire. Actuellement, elle ne fait que refléter le sexisme toujours ambiant de notre culture. » Le magazine conclut : « Mais bien que la lettre ouverte ait fait le tour d’internet, le gouvernement n’avait pas réagi... »

  • Les raisons d’écrire d’Annie Ernaux

    A40247.jpgOn trouve son nom aussi bien au bas d’une pétition contre l’usage des flash-ball, d’un texte de soutien au mouvement Nuit debout que dans un article du Figaro (article payant), signé Frédéric Beigbeder et titré « Annie Ernaux, l'écrivain officiel ».

    « Il semble que la célébration de Mme Ernaux soit devenue obligatoire en France. Son dernier livre, Mémoire de fille, est unanimement salué par une critique béate. Le public suit. Les éditions Gallimard ont rassemblé son œuvre en un gros volume sous le titre : Ecrire la vie. La Pléiade est pour bientôt, le Nobel imminent, l'Académie s'impatiente, et ma fille l'étudie au lycée. Une suggestion à François Hollande: ouvrir le Panthéon aux vivants, spécialement pour Mme Ernaux. Seul Maxime Gorki a connu une gloire comparable, dans l'URSS des années 30. Il est permis de se méfier d'une telle sanctification collective. » écrit-il ironiquement.

    Autant dire que Annie Ernaux ne laisse personne indifférent. A l’occasion de la parution de son livre, de nombreux articles ont permis de mieux connaître cet écrivain étudié dans les lycées et qualifié « d’auteur « classique » de son vivant » par le site Fabula qui annonce un colloque sur son œuvre à Amiens en mars 2017.

    Petit florilège des titres qui lui sont consacrés : « Annie Ernaux, exploratrice de l'âme. » L’Express, « Annie Ernaux, « fille de rien », grand écrivain », Le Monde (article payant), « La blessure d’une volonté dissoute », La Croix, « Annie Ernaux : « À 18 ans, j’avais une confiance intrépide dans l’avenir », L’Humanité

    Ce quotidien publie un entretien avec Annie Ernaux qu’il présente ainsi : « Depuis les Armoires vides, son premier roman paru en 1974, et la Place, qui signe, en 1983, son abandon de la fiction, Annie Ernaux creuse l’écriture de soi, au plus près de la réalité et de l’histoire collective. Mémoire de fille (Gallimard), son nouveau livre, est un récit d’apprentissage qui revient sur les années 1958-1959, décisives dans sa vie de femme et d’écrivain. »

    annie ernaux,frédéric beigbeder,maxime gorki,fabula,annie duchesne,frédéric-yves jeannetLa fiche biographique d’Annie Ernaux sur Wikipedia, née Annie Duchesne, est dense et recense, outre ses nombreux livres, les multiples entretiens qu’elle a accordés mais également les nombreux colloques et manifestations dédiés à son œuvre littéraire. On peut aussi y lire cette citation : « Je me considère très peu comme un être singulier, au sens d'absolument singulier, mais comme une somme d'expérience, de déterminations aussi, sociales, historiques, sexuelles, de langages, et continuellement en dialogue avec le monde (passé et présent), le tout formant, oui, forcément, une subjectivité unique. Mais je me sers de ma subjectivité pour retrouver, dévoiler les mécanismes ou des phénomènes plus généraux, collectifs. » extraite de son livre « L'Écriture comme un couteau », entretien avec Frédéric-Yves Jeannet (disponible dans la collection Folio).

    A propos de cet ouvrage, elle dit : « Il n'est pas aisé de rendre compte, sans l'unifier ni la réduire à quelques principes, d'une pratique d'écriture commencée il y a trente ans. D'en laisser percevoir les inévitables contradictions. D'apporter des détails concrets sur ce qui se dérobe le plus clair du temps à la conscience. Ce qui assemble les phrases de mes livres, en choisit les mots, c'est mon désir, et je ne peux l'apprendre aux autres puisqu'il m'échappe à moi-même. Mais il me semble pouvoir indiquer la visée de mes textes, donner mes « raisons » d'écrire. »

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