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annie duchesne

  • Les raisons d’écrire d’Annie Ernaux

    A40247.jpgOn trouve son nom aussi bien au bas d’une pétition contre l’usage des flash-ball, d’un texte de soutien au mouvement Nuit debout que dans un article du Figaro (article payant), signé Frédéric Beigbeder et titré « Annie Ernaux, l'écrivain officiel ».

    « Il semble que la célébration de Mme Ernaux soit devenue obligatoire en France. Son dernier livre, Mémoire de fille, est unanimement salué par une critique béate. Le public suit. Les éditions Gallimard ont rassemblé son œuvre en un gros volume sous le titre : Ecrire la vie. La Pléiade est pour bientôt, le Nobel imminent, l'Académie s'impatiente, et ma fille l'étudie au lycée. Une suggestion à François Hollande: ouvrir le Panthéon aux vivants, spécialement pour Mme Ernaux. Seul Maxime Gorki a connu une gloire comparable, dans l'URSS des années 30. Il est permis de se méfier d'une telle sanctification collective. » écrit-il ironiquement.

    Autant dire que Annie Ernaux ne laisse personne indifférent. A l’occasion de la parution de son livre, de nombreux articles ont permis de mieux connaître cet écrivain étudié dans les lycées et qualifié « d’auteur « classique » de son vivant » par le site Fabula qui annonce un colloque sur son œuvre à Amiens en mars 2017.

    Petit florilège des titres qui lui sont consacrés : « Annie Ernaux, exploratrice de l'âme. » L’Express, « Annie Ernaux, « fille de rien », grand écrivain », Le Monde (article payant), « La blessure d’une volonté dissoute », La Croix, « Annie Ernaux : « À 18 ans, j’avais une confiance intrépide dans l’avenir », L’Humanité

    Ce quotidien publie un entretien avec Annie Ernaux qu’il présente ainsi : « Depuis les Armoires vides, son premier roman paru en 1974, et la Place, qui signe, en 1983, son abandon de la fiction, Annie Ernaux creuse l’écriture de soi, au plus près de la réalité et de l’histoire collective. Mémoire de fille (Gallimard), son nouveau livre, est un récit d’apprentissage qui revient sur les années 1958-1959, décisives dans sa vie de femme et d’écrivain. »

    annie ernaux,frédéric beigbeder,maxime gorki,fabula,annie duchesne,frédéric-yves jeannetLa fiche biographique d’Annie Ernaux sur Wikipedia, née Annie Duchesne, est dense et recense, outre ses nombreux livres, les multiples entretiens qu’elle a accordés mais également les nombreux colloques et manifestations dédiés à son œuvre littéraire. On peut aussi y lire cette citation : « Je me considère très peu comme un être singulier, au sens d'absolument singulier, mais comme une somme d'expérience, de déterminations aussi, sociales, historiques, sexuelles, de langages, et continuellement en dialogue avec le monde (passé et présent), le tout formant, oui, forcément, une subjectivité unique. Mais je me sers de ma subjectivité pour retrouver, dévoiler les mécanismes ou des phénomènes plus généraux, collectifs. » extraite de son livre « L'Écriture comme un couteau », entretien avec Frédéric-Yves Jeannet (disponible dans la collection Folio).

    A propos de cet ouvrage, elle dit : « Il n'est pas aisé de rendre compte, sans l'unifier ni la réduire à quelques principes, d'une pratique d'écriture commencée il y a trente ans. D'en laisser percevoir les inévitables contradictions. D'apporter des détails concrets sur ce qui se dérobe le plus clair du temps à la conscience. Ce qui assemble les phrases de mes livres, en choisit les mots, c'est mon désir, et je ne peux l'apprendre aux autres puisqu'il m'échappe à moi-même. Mais il me semble pouvoir indiquer la visée de mes textes, donner mes « raisons » d'écrire. »

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