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anna gavalda

  • Rayons de livres pour l’été

    Le livre accompagne toujours les vacanciers, que ce soit sur la plage pour peaufiner le bronzage, en cas de pluie pour attendre le retour du soleil, ou tout simplement pour s’évader s’il n’est pas possible de partir.

    Plus que quelques jours – jusqu’au 17 août – pour profiter de l’opération « Le camion qui livre », dont j’ai déjà parlée et qui est organisée par Le Livre de Poche. Une camionnette transformée en librairie longe les côtes françaises pour aller à la rencontre des vacanciers tout en associant les libraires locaux. Quelques-unes des dernières dates : Quiberon – Esplanade place Hoche : 11-12 août, Fouesnant – Cap Coz : 14 août, Crozon-Morgat – Place de l’église : 15 août, Bénodet – Butte du Fort : 16-17 août 2015.

    65797499_13606645.jpgAutre initiative, celle de l’éditeur J’ai lu, associé à la SNCF et iDTGV qui a diffusé cet été – uniquement le 7 août - dans les trains 4 000 exemplaires de livres de poche signés Anna Gavalda, Serge Joncour, David Foenkinos, Thierry Cohen, Takuji Ichikawa, Frédérique Hébrard, Nora Roberts, entre autres auteurs dépaysants : ...« Sentez-vous comme il est doux d’être bercé par les promesses de bonheur d’un roman ? Comme tout devient alors plus léger ! Vous vous surprenez déjà à croire aux miracles et aux transformations dus à l’amour. Vous vous sentez pousser des ailes et vous partez en voyage entre les lignes d’une histoire qui se passe au bout du monde. »...
    J’ai lu propose également cet été, jusqu’à la fin août, un 3ème livre offert parmi 6 best-sellers pour 2 livres achetés.

    On peut parcourir le France avec Les petits Polars édités par Le Monde et la SNCF. Pour la quatrième année, des auteurs reconnus et des illustrateurs invitent à résoudre des intrigues criminelles à Colmar, Biarritz, La Baule, Lyon, Lille, etc. Précision : « En supplément dans chaque livre, une échappée curieuse et gourmande sur les lieux du crime : il n’y a pas que le coupable qui passera à table ! » En vente chez les marchands de journaux à 3,90 euros.

    Les éditeurs savent aussi profiter astucieusement de notre temps de cerveau disponible pendant les vacances. C’est le cas de celui des aventures d’Astérix & Obélix, personnages omniprésents dans les stations services Total (serviettes éponge et canettes isotherme à leur effigie), et qui nous prépare à la parution du prochain tome de leurs aventures Le Papyrus de César, signé Didier Conrad (dessinateur) et Jean-Yves Ferri (scénario), à paraître le 22 octobre 2015 (d’après les personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo). Le Figaro nous en dévoile également, dès le 8 août, une planche inédite.

    Enfin, la période des vacances est le moment idéal pour vagabonder dans les librairies. Il y en a quasiment partout au bord de la mer, en montagne, et même ailleurs, et on y trouve toujours de quoi se dépayser.

     

  • Ah, quel titre !

    9782253064602-T-185x300.jpgTrouver le bon titre pour un livre n’est pas toujours aussi évident qu’il y paraît. Tout d’abord parce que depuis que la littérature existe, des milliers de titres ont déjà fait leur office, et aussi parce qu’aujourd’hui un titre doit, non seulement refléter le contenu du livre, mais aussi avoir un pouvoir attractif qui le fera mémoriser et donc vendre.

    En 2010, Le Figaro expliquait comment auteurs et éditeurs travaillaient « à la recherche du titre idéal » : « La naissance d'un titre se fait parfois dans la douleur. Chaque éditeur a une anecdote ou le souvenir d'une idée de départ -bancale, peu séduisante - qui a abouti au choix génial, évident. Tous s'entendent sur deux points. Le premier : «Le titre fait partie de l'œuvre, souligne Claire Delannoy chez Albin Michel. Il faut qu'à sa lecture on sente la vision de l'auteur. Il est évidemment très important, il doit donner envie de lire la quatrième de couverture.» En second, les éditeurs estiment que chaque roman est un cas de figure singulier : la littérature est une activité de 9782290311783.jpgprototype. « C'est quand même la première chose que découvre le lecteur», souligne Émilie Colombani, édi­trice au Seuil.

    Le site Le souffle numérique indique que « trouver un nom de roman peut sembler anodin, cela reste une étape à la fois importante et lourde de sens » et détaille les trois rôles que le titre doit avoir :

    « Donner une identité au roman : Comme un prénom ou un nom de famille, le premier rôle du titre est bien entendu d’identifier le roman, c’est à dire de lui donner une identité propre. »

    « Informer le futur lecteur : Le second rôle du titre est d’informer le lecteur à propos du contenu de l’ouvrage. »

    « Susciter la curiosité : Enfin, un dernier rôle du titre, assez lié au précédent, est de donner l’envie au lecteur de s’intéresser à l’ouvrage. », et de citer pour illustrer ce dernier point les titres de l’écrivaine Katherine Pancol, « Les yeux jaunes des crocodiles », « La valse lente des tortues », ou «  Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. »

    voyageur-calvino.jpgD’autres pistes sont données par le site Enviedecrire.com pour « trouver le titre parfait de votre roman ». Entre autres : « Pour être plus marquant, utilisez des noms et des verbes précis. Des noms forts et des verbes actifs car un titre trop vague ne sera pas percutant. Quand vous avez un titre en tête, n’hésitez pas à consulter chaque verbe et chaque mot dans un dictionnaire des synonymes en vous demandant si un autre mot ne serait pas plus pertinent. »

    L’auteur de l’article explique aussi : « Ne restez pas bloqués sur un titre », « Parfois, c’est d’abord le titre qui vous vient en tête, et c’est ainsi que vous décidez d’écrire une histoire, autour de ces quelques mots. Seulement voilà, au fil de l’écriture, l’intrigue évolue, 42898_9415104.jpgles personnages se modifient et le titre ne reflète alors peut-être plus votre histoire. Une fois le manuscrit terminé, posez-vous la question. N’hésitez pas à changer de titre, il ne faut pas le garder sous prétexte qu’il vous est venu à l’esprit dès le début. »

    Il faut donc d’abord écrire un bon livre et quel que soit le choix final du titre, simple, évocateur, ou décalé, il accompagnera la qualité de l’écriture et de l’imagination.

    Sur le même sujet, un quiz sur Babelio.com

  • Le Dilettante, un plaisir partagé

    « Billie » le dernier roman d’Anne Gavalda – éreinté par la critique* –, était classé en décembre 11ème du Top 20 Ipsos/Livres Hebdo avec une vente de plus de 100 000 exemplaires (source Livres Hebdo).« L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puertolas, vendu à plus de 80 000 exemplaires, a été  traduit en plus de 35 langues et était en deuxième place des livres les plus vendus à Noël 2013 (source Challenges). Le point commun entre ces deux succès c’est d’être publiés par une maison d’édition pas comme les autres, Le Dilettante.

    ChatDilettante.jpgEn 1972, Le Dilettante était une librairie du 13ème arrondissement de Paris qui vendait aussi des livres d’occasion et ce n’est qu’à partir de 1984 qu’elle commença à éditer des auteurs comme Bernard Frank, Eric Holder, Emmanuel Bove, Henri Calet, mais également Vincent Ravalec, Martin Page, ou Anna Gavalda. Aujourd’hui la librairie existe toujours mais a déménagé dans le 6ème arrondissement au 19 rue Racine, adresse qui accueille aussi la maison d’édition. Une autre librairie à l’enseigne du chat qui dort se trouve à Montolieu, village du livre et des arts graphiques, à quelques kilomètres de Carcassonne.

     le dilettante,anna gavalda,dominique gaultier,billie,montolieu,romain puertolas,bernard frank,eric holder,emmanuel bove,henri calet,vincent ravalec,martin page,roger nimier,alexandre vialatte,raymond queneau,gébé,a.d.g.,thierry jonquet,serge joncour,ylipe,françois nourissierSur son site Internet, et sur ses ouvrages, Le Dilettante met en exergue la définition de son nom donnée par Le Petit Larousse : « Personne qui s'adonne à une occupation, à un art en amateur, pour son seul plaisir. Personne qui ne se fie qu'aux impulsions de ses goûts. » On trouve donc dans le catalogue Roger Nimier, Alexandre Vialatte, Raymond Queneau, Gébé, A.D.G., Thierry Jonquet, Serge Joncour, Ylipe, François Nourissier, entre autres, tous publiés sous une couverture arborant une création graphique originale marque de fabrique de la maison.

    Dominique Gaultier, fondateur et âme de cette maison d’édition déclarait en octobre 2013 au Figaro à propos de ses réussites « je m'efforce de ne jamais être surpris par un succès car j'estime que tous les livres que je publie devraient avoir un minimum d'audience. Faire un livre est un travail considérable. Pour celui qui l'écrit, bien sûr, mais aussi pour celui qui l'édite. Cela demande énormément d'énergie, d'opiniâtreté, d'investissement personnel. On espère trouver auprès du public une reconnaissance pour le travail accompli. Parfois, le public ne suit pas, et ça rend triste. D'autres fois, son accueil dépasse toutes nos espérances. C'est ce qui fait le charme de ce drôle de métier : on n'est jamais sûr de rien. »

    Un « drôle de métier » pratiqué avec passion. Au mois de décembre l’éditeur et Anna Gavalda se mobilisaient pour soutenir la librairie Chapitre  d’Angoulême, une signature considérée comme « un geste fort » par l’équipe confrontée à la menace de fermeture.

    Le site Internet du Dilettante.

    Billie.jpg* Une critique toujours aussi visionnaire : « Anna Gavalda, Billie le bide » Le Figaro,  « Le nouveau Gavalda ? Mauvais, c'est tout » Le Nouvel Observateur, « Un talent galvaudé » Paris Match.

     Le prochain livre, d’Anna Gavalda « La Vie en mieux » un recueil de deux longues nouvelles, est prévu pour le 12 mars 2014.

     Dans Paris Match un article sur Dominique Gaultier, fondateur de la maison d’édition, signé Florian Zeller (2009).

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