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andré gide

  • Des écrivains dans l’actualité de Zola à Elie Wiesel / Revue de presse

    Dans Paris Match : « Au Festival de Grignan, Brigitte Emile-Zola, l’arrière-petite-fille de l’écrivain, va lire les lettres du romancier à sa femme, Alexandrine. Une correspondance où plane la présence de sa maîtresse, mère de ses deux enfants. » (…)

    product_9782070139217_195x320.jpg« Qu’est-ce qui vous a poussée à  publier la correspondance de votre aïeul ?
    J’avais 18 ans quand mon grand-père a disparu. Il m’avait fait promettre sur son lit de mort de publier les lettres d’Emile Zola à Jeanne puis à Alexandrine… mais pas avant le XXIe siècle. Lui-même était médecin et avait passé sa vie à honorer la mémoire de son père en recevant chez lui les spécialistes de l’œuvre de Zola du monde entier.

    « Lettres à Alexandrine. 1876-1901 », d’Emile Zola, Gallimard, 832 pages. Festival de la correspondance de Grignan, du 5 au 10 juillet. Lecture de Brigitte Emile-Zola le 7 juillet. »

     

    Dans Télérama : « Grand voyageur, lecteur insatiable, brillant traducteur et essayiste, Yves Bonnefoy est décédé, à l'âge 93 ans. Il laisse une œuvre abondante, humaine et profuse, à son image. » (…) « Un seul livre a suffi à Bonnefoy pour figurer au premier rang des poètes français contemporains, une place qu’il ne quittera plus. Signe de cette surprenante célébrité, son deuxième recueil, « Hier régnant désert », obtiendra en 1959 le très « branché » prix de la Nouvelle Vague décerné par le journal L’Express. »

     

    Dans BibliObs  un témoignage inédit de Roger Grenier : « Quand André Gide est mort, en 1951, le seul journaliste disponible à France-Soir  était un spécialiste du fait divers, d'ailleurs excellent. On l'expédia rue Vaneau. Il ne rappela que le soir : « Aucun intérêt, c'est une mort naturelle. » C'est sans doute pour éviter un tel malentendu que, pour l'enterrement de Céline, comme j'étais catalogué littéraire, c'est moi qui fus envoyé. » (…) « Suivi de quelques voitures, le corbillard entama la montée, à travers les rues de Meudon, vers le cimetière des Longs-Réages. Il continuait à pleuvoir. Le convoi n'est pas passé par l'église, et il n'y a pas eu de discours. A peine au cimetière, le cercueil a été glissé dans la fosse. Quelques fleurs et c'en fut fini à jamais du docteur Destouches, alias Louis-Ferdinand Céline, dont la vie fut si longtemps pleine de bruit et de fureur. Il était à peine 9 heures du matin. Dans mon reportage de France-Soir, je m'étais permis d'écrire : « Il est toujours triste d'être obligé d'avoir honte d'un grand écrivain. »

     

    LaNuit.pngDans Marianne à propos de la disparition d’Elie Wiesel : (…) « En ces jours où la personnalité révérée éclipse l’écrivain merveilleux, c’est le sens, au fond, que délivre la Nuit. François Mauriac, lorsque lui parvinrent ces 200 pages transies de l’âme des disparus, ne s’y est pas trompé et leur a offert une préface. Commotion de ce récit où Wiesel donne une arche de papier à ses parents et à sa sœur suppliciés par l’hitlérisme, et dont on aurait tort de négliger la sombre beauté. « Jamais, écrit-il, je n’oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi. » Et parce qu’il s’était fait le serment de ne jamais oublier tout cela, l’enfant de Sighet avait fait un vœu, dès avant l’éclosion de sa célébrité littéraire : « Que toujours, partout où un être humain serait persécuté, [il] ne demeurerai[t] pas silencieux ».»

  • Les auteures exclues du bac littérature

    « Le nouvel auteur au programme de littérature en terminale L est André Gide, avec son roman Les faux monnayeurs. C'est un beau livre, écrit par un auteur important qui mérite d’être étudié. Ce n’est pas lui, le problème. 

    110145_couverture_Hres_0.jpgMais jamais une auteure femme n’a été au programme de littérature en terminale L. Nous ne demandons pas la parité entre artistes hommes et femmes. Nous aimerions que les grandes écrivaines comme Marguerite Duras, Mme de Lafayette, Annie Ernaux,  Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Simone de Beauvoir, George Sand, Louise Labé... soient aussi régulièrement un objet d'étude pour nos élèves. A un type de classe composé en majorité de filles et des profs de lettres qui sont majoritairement des femmes, quel message subliminal veut-on faire passer ? »

    C’est par ses quelques lignes que commence la pétition initiée par Françoise Cahen, professeure de littérature de terminale L. Intitulée « Pour donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature au bac L », elle est adressée à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

    Dans sa réponse, la ministre explique que ce choix dépend d’une commission qui « prend en compte plusieurs critères dans le choix des œuvres : des critères d’ordre littéraire et esthétique, la longueur des textes, l’accessibilité et la difficulté des œuvres pour les élèves de terminale dans la perspective de l’examen, les choix effectués les années précédentes pour varier les approches (genres et périodes). » Elle conclue sa lettre ainsi : « Je souhaite que désormais la place respective des auteures et des auteurs soit ajoutée à ces critères afin que les œuvres des auteures femmes puissent être étudiées. Un travail de sensibilisation sera par ailleurs mené afin que ce critère soit aussi retenu dans le choix des textes sélectionnés pour les sujets d’examens. Vous pouvez compter sur ma détermination et mon engagement pour donner aux femmes toute leur place. »

    A ce sujet Le Magazine littéraire rappelle que « La pétition reprend le combat mené par une lycéenne, deux ans auparavant, relayé par le site de rue89. » A l’époque, « Ariane, jeune bordelaise, s’adressait à Benoit Hamon, alors ministre de l’Education Nationale à l’époque, en ces termes « Si l’école a aujourd’hui la vocation de former autant des citoyennes et des citoyens que des esprits – comme le témoigne par exemple l’enseignement d’éducation civique –, qu’elle montre l’exemple vers une société égalitaire. Actuellement, elle ne fait que refléter le sexisme toujours ambiant de notre culture. » Le magazine conclut : « Mais bien que la lettre ouverte ait fait le tour d’internet, le gouvernement n’avait pas réagi... »

  • Shakespeare or not Shakespeare

    John Florio, Lamberto Tassinari,Daniel Bougnoux,Muriel Mayette-Holtz, Rémy Cordonnier,William Shakespeare, Voltaire, Alfred de Vigny, Pierre Loti, André Gide, Bernard-Marie Koltès,  Jean­-Michel Déprats, François-Victor Hugo, Nicole MalletWilliam Shakespeare, le célèbre dramaturge anglais, qui vécut de 1564 à 1616, et dont les œuvres théâtrales sont encore jouées aujourd’hui a-t-il réellement écrit les textes qu’on lui prête et a-t-il vraiment existé ? Autant de questions qui resurgissent à l’occasion de la célébration des 400 ans de sa mort.

    Des preuves de son existence, les éditions des Saint Pères, en avancent une en publiant une reproduction de son testament, propriété des archives nationales de Londres. Imprimé à une centaine d’exemplaires, ce document permet, selon Le Huffington Post, de découvrir « trois des six signatures de William Shakespeare identifiées dans le monde. »

    Le Monde consacre un article à la traduction des textes de Shakespeare par François-Victor Hugo, le fils de Victor Hugo, « une traduction jugée fondamentale par Nicole Mallet, professeure émérite à l’université de l’Alberta (Canada) car « c’est la première à être véritablement fidèle au texte. »

    On apprend au passage que d’autres auteurs s’y sont essayés avant lui : « Voltaire, Alfred de Vigny, Pierre Loti, André Gide, Bernard-Marie Koltès » et qu’actuellement « Jean­-Michel Déprats, maître de conférences en littérature anglaise et en études théâtrales à l’université Paris-­X, travaille à une nouvelle traduction en cours de publication dans la « Bibliothèque de la Pléiade ». »

    Selon Wikipedia les œuvres complètes de William Shakespeare ont été éditées en 18 volumes, par les éditions Pagnerre de 1859 à1866, et en 1970, ce sont les éditions Garnier Frères qui ont publié Théâtre complet, une réédition partielle en 4 volumes.

    Des textes qui font référence puisqu’ils sont encore joués à la Comédie-Française comme le confie au Monde Muriel Mayette-Holtz, administratrice générale de la Comédie-Française (2006 à 2014) et qui a mis en scène Songe d’une nuit d’été présenté jusqu’au 25 mai 2016, Salle Richelieu : « C’est une traduction forte, littéraire, classique, difficile. C’est une langue qui a un corps, et qu’en tant que comédien il faut affronter et manger, pour ensuite pouvoir jouer. Le jeu est d’abord physique, et ce texte-­là le montre et le permet ».

    Autre trace de l’auteur, ou plutôt de son œuvre, la découverte en 2014 par la bibliothèque de la ville d’Omer (Pas-de-Calais) d’un « "First Folio" ("Premier Folio"), première compilation des œuvres théâtrales de William Shakespeare datant de 1623 » comme nous le révèle France 3 : « Il s'agit du 231e exemplaire retrouvé dans le monde, et le 2e en France", a expliqué Rémy Cordonnier, 31 ans, responsable des fonds patrimoniaux, à l'origine de l'étonnante découverte. »

    Si les écrits sont bien réels, beaucoup doutent encore de l’identité de leur auteur. Deux ouvrages récents « John Florio, alias Shakespeare » (éditions Le Bord de l’eau), de Lamberto Tassinari, et « Shakespeare : Le choix du spectre », de Daniel Bougnoux (Impressions Nouvelles), relancent la controverse. Un mystère que tente également d’élucider le site de La Société française Shakespeare en compilant nombre d’articles consacrés à cette question.

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