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  • Les libraires contre Amazon, énième épisode.

    Nouveau bras de fer en cette fin d’année 2019 entre les libraires et la multinationale Amazon. En jeu les milliers de livres qui vont être offerts en cadeau à Noël, une période particulièrement favorable pour le monde de l’édition.

    noel librairie independante nouvelle aquitaine.jpgEn première ligne le site lalibrairie.com qui rassemble plus de 2500 libraires et qui se présente ainsi : « Vivez l'expérience lalibrairie.com, qui défend une "économie" locale du livre. Une véritable librairie de quartier mais avec les services des grandes enseignes qui tient dans votre smartphone. Nous prônons un nouveau mode de distribution alternatif aux circuits traditionnels tout en protégeant votre librairie de proximité. Aucun frais de port garanti si vous retirez votre livre dans la librairie au coin de votre rue. Les librairies locales sont le cœur de ce réseau, alors maintenons ces lieux d'échanges et de conseils. »

    Tous les titres sont accessibles et ils sont accompagnés de conseils des libraires. On y trouve aussi la liste de toutes les nouveautés aussi bien en littérature que en livres numériques ou en bandes dessinées.

    Cette adresse circule beaucoup sur les réseaux sociaux de même qu’un appel incitant chacun à ne pas utiliser Amazon notamment lors du Black Friday le 29 novembre. Les initiateurs de la campagne « Se passer d’Amazon : mode d’emploi » expliquent : « Amazon est une championne de l’optimisation fiscale qui tue les libraires et se fiche de l’environnement. Pourtant, lors du Black Friday, l’entreprise irresponsable sera récompensée en encaissant des milliards de dollars… »

    Une initiative largement commentée par les médias. France Info évoque la conclusion du rapport de l'ancien secrétaire d'État au Numérique, Mounir Mahjoubi pour qui un emploi créé chez Amazon supprimerait deux emplois dans les commerces de centres-villes. »

    Mais rien n’est simple comme en témoigne Alain interrogé par 20 minutes : « Le premier libraire est à 30 kilomètres de chez moi et le premier d’appareils ménager à 80 kilomètres… Et je ne trouve pas ce que je cherche ! Amazon est une bénédiction pour les zones rurales. ».

    Un journal qui conclut ainsi son article : « Cyrielle, l’une de nos lectrices, résume à la perfection votre rapport à la livraison : « Cela fait partie des choses que chacun doit négocier avec sa conscience. »

    IMG_2279-bis.jpgPhoto : vitrine de Comme une orange librairie indépendante et généraliste, 46 rue Bayen 75017 Paris.

  • Les libraires contre Amazon

    Depuis quelques années Amazon est la bête noire des libraires. Deux initiatives risquent d’envenimer encore plus leurs relations avec la multinationale américaine.

    Le Pass Culture est une création du ministère de la Culture qui doit permettre d’aider financièrement des jeunes de moins de 18 ans à consommer des activités culturelles, mais une des dispositions « laisse songeur » écrit le site Numerama qui titre : « Pass culture : les jeunes pourront commander des livres sur Amazon mais devront les retirer… en librairie ? ». Et d’expliquer que «  Sur ces 500 euros, seuls 100 pourront être utilisés pour l’achat de « biens culturels (livres ou CD) ». Soit. Mais pour éviter que les adolescents ne se ruent sur Amazon, le groupe de travail du Pass Culture a suggéré un curieux processus : les jeunes pourraient commander et payer un livre sur Amazon, mais ils devront se déplacer pour aller le retirer… en librairie. »

    Numérama termine son article ainsi : « Un comble, lorsque l’on sait la bataille qui fait rage entre les libraires et le géant américain du e-commerce, qui a gobé en quelques années une part de marché considérable sur la vente de livres. Est-il même possible de se faire livrer par Amazon dans une librairie ? Comment des libraires pourraient-ils accepter une telle pratique ? De nombreuses questions restent sans explication. »

    Autre motif de mécontentement, la présence d’un titre, Bande de Français de Marco Koskas, auto-édité et diffusé uniquement sur Amazon, dans la pré-sélection du prochain prix Renaudot, une première qui provoque une grosse colère chez les libraires.

    Le problème soulevé est l’impossibilité des libraires à accéder à ce titre pour le diffuser, Amazon en ayant l’exclusivité commerciale. France Info rappelle que :

    « Dans un rapport publié en mars, le SLF (Syndicat de la Librairie Française) accusait Amazon d'être une "inexorable machine de guerre" qui, selon les libraires, "étrangle la concurrence, dégrade le travail et menace nos centres-villes". "Amazon n'est pas un concurrent comme les autres", estime le SLF. "Il ne veut pas seulement s'imposer comme un acteur important du marché du livre, il veut devenir le marché à lui tout seul en éliminant ses concurrents, en organisant une concurrence déloyale, en échappant à l'impôt, en contournant le prix unique du livre et en remplaçant tout à la fois les éditeurs, les distributeurs et les libraires" »

    Une polémique qui rappelle à nouveau l'obligation de facturer les frais d’envoi pour tout livre vendu sur Internet, une obligation stipulée par la loi mais dont Amazon s’accommode en facturant ce service 1 centime d’euro.

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  • Quel avis sur les livres ?

    Les commentaires des Internautes favorisent-ils la commercialisation des livres cités ? La question se pose à nouveau avec le problème soulevé par Actualitté.com qui reprend un article de The Bookseller.

    Actualitté explique : « Amazon semble avoir envoyé aux oubliettes des centaines de critiques postées sur les pages de livres, sans raison apparente. L'auteure Isabella May a ainsi vécu « une semaine de l'enfer » au cours de laquelle ont disparu plusieurs critiques relatives à ses deux romans. Et pour une auteure indépendante comme elle, la disparition de critiques équivaut à une perte majeure de visibilité et de crédibilité. L'auteure a vu engloutie une dizaine de critiques en une semaine, et ces disparitions l'inquiètent alors que son éditeur, l'indépendant Crooked Cat Books, « compte uniquement sur Amazon » pour les ventes en ligne. »

    En cause, la teneur trop souvent positive des commentaires soupçonnés d’être des avis de complaisance, mais plus pernicieux, la raison pourrait être la concurrence de ces livres avec ceux édités par les maisons d’édition liées… à Amazon.

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    Si Amazon justifie cette situation par des « problèmes techniques », le bon sens reste la meilleure méthode pour faire le tri dans les commentaires. L’argumentation du rédacteur, ses impressions, bonnes ou mauvaises, peuvent attiser notre curiosité et nous pousser à en connaître plus sur l’auteur-e, ou le contenu du livre. Certains sites non professionnels - Critique Livre - demandent aux commentateurs-trices de s’inscrire en mentionnant leur adresse e-mail (non publiée) et attribuent un mot de passe ce qui assure une certaine traçabilité.

    Et pourquoi ne pas faire tout simplement appel à l’avis des lecteurs avertis que sont les libraires. De plus en plus nombreux sont ceux qui présentent dans leurs rayons les ouvrages avec une note de lecture, ou les publient sur leur site Internet à l’image de la librairie Mollat à Bordeaux qui proposes ses blogs de libraires, ou Sauramps à Montpellier avec les plus classiques « Coups de cœur ».

    Terminons en laissant la parole à Tom Joad qui laisse se message sur Actualitté : « Je rêve d'un monde où la qualité des ouvrages serait le principal critère de succès, mais il ne faut pas rêver. Nous sommes dans un monde capitaliste d'offre et de demande, les auteurs sont aussi bien considérés que tous les petits producteurs face aux distributeurs... »

    Photos : Document Librairies Indépendantes en Nouvelle Aquitaine et La Griffe Noire à St Maur.

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