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  • Jean d'Ormesson, les comités de lecture, et les librairies à sauver

    Jean D’Ormesson

    Les livres de Jean d’Ormesson sont immortels. Depuis la disparition de l’écrivain les ventes de ses livres s ‘arrachent en librairie nous apprend Le Figaro : « Les lecteurs s'arrachent ses livres au point où certaines librairies ont connu une rupture de stocks. Le défi à relever pour la maison d'édition Gallimard est la réimpression de la Pléiade, la prestigieuse collection de la littérature, plus longue avec sa couverture dont la tranche est dorée à l'or fin, de l'or véritable, 23 carats. Les 1500 exemplaires déjà imprimés ont tous été écoulés. « Tout est parti de manière fulgurante », explique-t-on chez Gallimard. Face aux nombreuses commandes, près de 9000 exemplaires ont été réimprimés. Ce qui est tout simplement exceptionnel. Un certain nombre devrait arriver dans les rayons le 20 décembre. » Le quotidien cite aussi les autres titres que le public redécouvre, « Au plaisir de Dieu » (Folio), « Le Guide des égarés » et « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle  dont 50.000 exemplaires ont été réimprimés.

    Vidéo du passage de Jean d’Ormesson dans l’émission On n'est pas couché du 16 janvier 2016 :

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    Comités de lecture

    France Inter relate l’histoire de deux amis qui se sont demandés « Le prix Nobel de Littérature de 1985, Claude Simon, auteur d'une trentaine de livres, serait-il publié aujourd'hui s'il envoyait ses épreuves à une maison d'édition ? » Pour obtenir un début de réponse ils ont envoyé anonymement une cinquantaine de pages du livre « Le Palace » (éditions de Minuit) à 19 éditeurs différents. Résultat, sept éditeurs n’ont pas répondu, douze ont refusé, et l’un des éditeurs a commenté : « Les phrases sont sans fin, faisant perdre totalement le fil au lecteur. Le récit ne permet pas l'élaboration d'une véritable intrigue avec des personnages bien dessinés ».

    Sauvons les librairies

    Début décembre, Le Monde a publié une tribune collective (article payant) signée par les responsables de grandes enseignes, Furet du Nord, Decitre, Albin Michel, Gibert Jeune, Tschann, Gibert Joseph, demandant aux pouvoirs publics de soutenir par des mesures fiscales la librairie « facteur déterminant pour l’animation de nos villes ». Dans cet appel ils écrivent : « Pourtant, nos librairies sont aujourd’hui très vulnérables et nombre d’entre elles se battent pour survivre. Elles sont touchées par la digitalisation de l’édition. Elles subissent de plein fouet la concurrence déloyale des plates-formes numériques dont il a été montré que leur taux d’imposition est limité à 5,2 % en moyenne. Elles sont frappées par la polarisation de la population et du territoire, notamment par la désertification et la paupérisation de certaines régions ainsi que de nombreuses villes moyennes. »

  • Les conseils d’écriture de Bernard Werber

    Bernard Werber est un écrivain connu et reconnu. Depuis son premier livre « Les fourmis » paru en 1991 et traduit en plus de 30 langues, il publie un titre quasiment tous les ans et collectionne les succès en librairie.

    Auteur comblé il propose maintenant sur son site Internet « Quelques conseils aux écrivains en herbe ». Une succession de 27 recommandations qui peuvent, si elles sont suivies à la lettre, permettre d’écrire le prochain prix Goncourt, ou au pire de devenir Bernard Werber. Le risque est minime.

    Premier conseil « Le désir ». L’auteur s’interroge « Ecrire ? Au commencement est le désir. Se demander pourquoi on a envie d'écrire », et parmi les raisons « honorables » avancées il y a celle-ci : « parce que l'acte d'écrire, de fabriquer un monde, de faire vivre des personnages est déjà une nécessité et un plaisir en soi. »

    Suivent une série de paragraphes consacrés à « Se trouver un maître d’écriture », « Accepter le statut d’artisan » dans lequel on apprend que « La seule manière de savoir ou vous en êtes dans votre artisanat est de demander à vos lecteurs ce qu'ils pensent de vos livres. »

    Bernard Werber évoque aussi « L’inspiration », « L’originalité » (« Il faut être le plus original possible dans la forme et dans le fond. L'histoire ne doit ressembler à rien de connu. Le style doit être neuf. Si on dérange des imprimeries et si on abat des arbres pour avoir de la pâte à papier, c'est qu'il faut avoir quelque chose à apporter en plus avec son manuscrit »), « La fin », et la nécessité de surprendre à chaque page car « surprendre son lecteur est une politesse ».

    bernard werber,les fourmis,albin michelLe point 21 est intitulé « Se plaire à soi même » : « Pour plaire au lecteur il faut se mettre à sa place. Ecrire des livres qu'on aurait envie de lire si ce n'étaient pas les nôtres. Ne jamais se dire "j'écris cela, ça ne me plaît pas, mais ça leur plaira". On est soi-même la première personne qui doit s'amuser à lire le livre. Répétons-le : S'il n'y a pas de plaisir d'écriture, il ne peut pas y avoir de plaisir de lecture ensuite. »

    Les trois derniers conseils portent sur les relations avec le monde de l’édition : « L’envoi aux éditeurs », « Les lettres de refus » avec cette confidence « (personnellement j'ai renvoyé mon manuscrit pendant 6 ans à tous les éditeurs et j'ai reçu trois lettres de refus de mon éditeur actuel). Le découragement fait partie du mode de sélection. », et surtout « Ne pas faire d’édition à compte d’auteur. »

    En photo, le dernier roman de B. Werber « Le sixième sommeil » (Albin Michel).

  • La bande des Peanuts s’anime à nouveau

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    Charlie Brown, son chien Snoopy, ses amis Linus, Lucy, Schroeder, tous les personnages de la bande dessinée américaine les Peanuts reviennent dès le 9 novembre sur la chaine France 3. Sous la forme d'une série de 500 dessins animés d’une minute trente chacun, produite à Angoulême par Normaal Studio, qui a obtenu la bénédiction des ayant-droits du créateur Charles M. Schulz.

    Cette diffusion et l’arrivée dans les salles en 2015 d’un film en 3D célébrant le 65ème anniversaire de la série, relanceront sans doute les ventes d’albums avec une concurrence qui s’avère sévère entre les éditions Dargaud qui en sont au volume 15 de la publication de l’intégrale de la série et les éditions Delcourt qui annoncent la parution d’un tome 3 pour le 5 novembre.

    Le site LesBlogsMedias raconte la saga de cette série « Nés en 1950, les personnages sont inscrits dans la culture populaire américaine. Leurs aventures ont été publiées quotidiennement jusqu’au décès de leur créateur en 2000. Peanuts a été présent dans 75 pays et dans plus de 2 600 journaux. Charlie Brown et son chien Snoopy, qui a la fameuse habitude de dormir sur le toit de sa niche, se comporte en humain, pense et philosophe, se prend pour un astronaute sur la lune ou un aviateur de la 1ère Guerre Mondiale,… sont à la 8ème position du classement des 50 Plus Grands Personnages de Tous les Temps ; un musée leur est d’ailleurs consacré : le Charles M. Schulz Museum, ouvert en 2002. Depuis 1965, Snoopy est diffusé chaque soir de Noël en prime-time aux États-Unis, et arrive systématiquement en tête des audiences. »

    Peanuts Dargaud.jpgParmi les 300 millions d’albums vendus dans le monde, beaucoup ont été publiés en France, où les strips paraissent pour la première fois dans la presse en 1965, dans le magazine Chouchou, puis en 1969, dans Charlie mensuel (qui donnera son nom au futur Charlie hebdo), puis dans France Soir (1970). Les Peanuts ont été publiés en 1965 et en 1966 par l’éditeur Dupuis dans la collection « gags de poche » (trois titres en noir et blanc), Gallimard (treize tomes de 1975 à 1977), en petit format par Dargaud (1983), par les éditions Hachette (sept tomes en 1987 - collection BD), et par Hors Collection (de 1997 à 2000), puis Rivages Poche (19 titres de 2002 à 2004).

    En 1976, Charles Schulz avait demandé devant les tribunaux la destruction de la biographie de Marion Vidal publiée par les éditions Albin Michel n’aimant pas certains dessins qui l’illustraient. Sa demande avait été rejetée par le tribunal, estimant que «l'on chercherait en vain dans les dessins incriminés un quelconque Peanuts Delcourt.jpgaspect pornographique » et que «les dessinateurs qui ont collaboré à l'ouvrage ont tenu à réaffirmer au cours des débats l'admiration qu'ils portent à Schulz qu'ils considèrent comme leur maître, que, tout aussi admiratif que celui de Marion Vidal, leur hommage est seulement plus corrosif ». Le livre n’a jamais été réédité.

    Charles Schulz, malade, décide d’arrêter de dessiner en 1999. Il décèdera en 2000 à la veille de la publication dans les journaux de sa dernière bande dessinée.

    « L'univers de Peanuts est un microcosme, une petite comédie humaine pour le lecteur candide comme lettré » déclare Umberto Eco dans la préface de « La vie est un rêve, Charlie Brown », Rivages, 2002.

    Sources : pour Charles Schulz Wikipedia, pour les albums bedetheque.com

     

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