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alain veinstein

  • Maylis de Kerangal

    De Maylis de Kerangal, on sait qu’elle est née en 1967, qu’elle a étudié l'histoire, la philosophie et l'ethnologie, créé la collection Le Baron perché aux éditions Vilo et qu’elle a longtemps travaillé avec Pierre Marchand. Elle écrit aussi des nouvelles et est membre de la revue L’Inculture.

    Depuis 2000, elle a publié une quinzaine de livres dont cinq aux éditions Verticales, ce qui est déjà une référence en soi. Parmi les douze prix qui ont couronnés son travail, on peut citer le prix Médicis en 2010 pour « La naissance d’un pont » ; en 2014, le Roman des étudiants – France Culture Télérama et le Grand Prix de littérature de l’Académie Française « pour l’ensemble de son œuvre ». Huit de ces prix ont été attribués l’an dernier après la parution de son dernier titre « Réparer les vivants ».

    Maylis de Kerangal, éditions Verticales, librairie Sauramps, Alain Veinstein,David Caviglioli, Bibliobs, L'Inculture, Pierre Marchand A propos de « Réparer les vivants », David Caviglioli écrit dans L’Obs/Bibliobs : « Elle passe son écriture à la centrifugeuse, mêle la poésie et l'action, le discours technique et la langue orale, sans perdre de vue qu'un roman doit raconter quelque chose, « racler la réalité », sous peine de devenir prodigieusement ennuyeux. Dans le paysage littéraire français, c'est rafraîchissant, et ça marche. »

    Pour être complet, on rajoutera que Le Figaro magazine a écrit à propos de « Naissance d’un pont » que c’était un « roman indigeste » et Paris Match « Un livre aussi excitant qu’une thèse sur la viscoplasticité dans la fracturation des métalloïdes. L’intérêt industriel en moins. » « Naissance d’un pont »  s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires, et « Réparer les vivants » à 310 000 exemplaires.

    Dans Le Journal du Dimanche, interviewée pour son livre « A ce stade de la nuit » (Éditions Guérin/Fondation Facim - réédité en octobre 2015 par Verticales), qui parle A_ce_stade_de_la_nuit.jpgdu problème des migrants, elle dit : « La vraie question est celle du temps à conserver pour le travail de l’écriture de la fiction. Face aux sollicitations, il est important de savoir où l’on place son narcissisme et jusqu’où on veut accompagner un livre. Pour le reste, je n’ai même pas besoin d’y faire attention car cela n’entre ni dans ma pratique ni dans ma discipline. Il y a une fatigue de l’opinionisme des écrivains et des intellectuels. Ils délivrent des opinions et nous sommes saturés d’opinions. Il y a des concours d’indignation qui regardent aussi vers de l’utilitarisme médiatique. Je ne cherche pas à me distinguer du flot de commentaires et de chagrins sur la crise des migrants. Encore une fois, mon outil, c’est le langage et mon geste, c’est la littérature. »

    Retrouvez Maylis de Kerangal dans la video de la librairie Sauramps (Montpellier), et dans l’émission Du jour au lendemain d’Alain Veinstein sur France Culture.

  • Les écrivains sur Twitter

    S’exprimer en 140 signes, c’est la prouesse que réalisent 200 millions de personnes chaque jour dans le monde (2,3 millions en France). Normal que l’on retrouve parmi eux quelques écrivains.

    En 2013, Bernard Pivot a publié « Les tweets sont des chats » (Albin Michel). Dans le texte de présentation, il écrivait : « Quand je me suis intéressé aux réseaux sociaux, j’ai tout de suite eu envie d’aller sur Twitter... A chacun, il est possible de considérer Twitter comme une sorte de journal personnel intermittent, lié ou non à l’actualité. D’y écrire ce que bon lui semble. D’y pratiquer l exercice de la cogitation ou l’art de l’observation. D’y convoquer des souvenirs. D’y utiliser, bien sûr, l’humour, le calembour, la farce. Ou de s’y adonner à la philosophie. Bref c’est le cas de le dire, de twitter sérieux ou amusant, sans toutefois se prendre au sérieux, ni prendre ses abonnés pour des engourdis du cervelet. C’est ce que j’ai essayé de faire pendant un peu plus d’un an. »


    La même année, Télérama recensait une dizaine d’auteurs présents sur le réseau social et expliquait : « Les écrivains qui se plaignent d’être trop nombreux en librairie s’exilent parfois sur Twitter, où ils gazouillent avec plus ou moins de bonheur. Cent quarante signes, c’est court pour pondre un chef d’œuvre mais suffisant pour maintenir le contact ou balancer une vacherie. Certains se contentent de retweeter les éloges qu’ils reçoivent, d’autres expérimentent, redécouvrent le haïku, le vers libre et solitaire, et finissent par gagner de nouveaux lecteurs. »
    Salman Rushdie, Bret Easton Ellis, Joyce Carol Oates, Haruki Murakami (en Japonais et Anglais), Jay McInerney, François Bon, Régis Jauffret, Alain Veinstein, Clément Bénech, Jean Echenoz.

    Plus récemment le site My Little Book Club a détecté « Les 5 meilleurs comptes twitter d'écrivains » et nous engage à les suivre cet été. On y trouve à nouveau Bret Easton Ellis, Régis Jauffret, mais aussi Bernard Pivot, Pénélope Bagieu, et Tatiana de Rosnay.

    Ces listes ne sont bien évidemment pas exhaustives, et il suffit de rechercher sur Twitter le nom d’un auteur favori pour découvrir que lui aussi a des choses essentielles à nous faire savoir. 

     

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