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académie goncourt

  • Livres de vacances

    Les vacances sont, dit-on, propices à la lecture et même si les éditeurs ne publient plus de « best-seller de l’été », les journaux continuent à proposer des listes de livres pour passer quelques heures sur la plage ou sous la pluie.

    Actualitté écrit à ce sujet « Lit-on plus l’été ? C’est ce que tendent à prouver les statistiques. Le temps libre incite donc les gens qui ne sont pas des lecteurs assidus à entrer dans la librairie de leur lieu de villégiature ou lors de leurs courses dans les super ou hypermarchés à acheter le « fameux livre de l’été. Il suffit de regarder les clients des librairies ou des grandes surfaces. Les têtes de gondole attirent l’œil et l’acheteur va, dans une espèce de réflexe quasi pavlovien se diriger vers ceux qui s’y trouvent. Lira-t-il de la qualité, un auteur ? Nul ne le sait, il ira vers ce qu’on lui a conseillé et généralement vers les couvertures attractives. »

    Le quotidien Sud-Ouest recense toutes les sélections proposées aussi bien par l’Académie Goncourt, l’association ACBD de critiques de bandes dessinées, que les journaux Le Point, Marianne, L’Obs ou Le Monde. Des choix éclectiques qui vont du dernier Guillaume Musso « L’instant présent » au deuxième tome de « L’arabe du futur » de Riad Sattouf. Il faut remarquer que trois journaux Le Monde (article payant), Le Point, et L’Express privilégient les livres de poche.
    A voir également en video les conseils de Jean Birnbaum, du Monde des livres.

    Livres de poche toujours dans la sélection de Gérard Collard (libraire à St Maur) et Marina Carrère d'Encausse de la rédaction de Allo Docteurs sur le site de FranceTVinfo.

    Daniel Martin dans Le Journal du Centre rappelle que « contrairement à une idée fausse comme toutes les idées reçues : en été, on ne lit pas que léger » et propose une liste qui débute par « Tu n'es pas revenu de Marceline Loridan-Ivens » (Grasset) et se termine par « un superbe hommage à la langue française : « Au péril du lieu », de Luba Jurgenson (Verdier). Prix Valery-Larbaud 2015. »

    Dans un genre, disons moins littéraire, Le Figaro a trouvé « sept idées pour prolonger le plaisir du Tour de France cet été » avec parmi elles « Antoine Blondin – La légende du Tour » (éditions du Rocher) qui rend hommage à un écrivain hors-normes dont les chroniques ont grandement contribué à la légende de l’épreuve cycliste.

    Enfin, il faut signaler l’initiative de l’éditeur Rue du monde qui s’associe au Secours Populaire Français pour offrir fin août à Paris, 50 000 livres aux enfants qui ne partiront pas en vacances cet été. Une initiative lancée en 2004 et qui associe 500 libraires. Les détails de l’opération expliqués parFrance Inter et Paris Match. Voir photo ci-dessous.

     

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  • Un Pivot essentiel

    Depuis combien de temps Bernard Pivot traîne-t-il sa mèche rebelle et son regard mutin dans les médias ? On ne sait plus, la seule chose sûre, c’est qu’il frise les 80 ans et que l’âge ne faisant rien à l’affaire, il continue à vagabonder d’émissions en émissions, désormais en invité et en « bon client ».

    Personnage incontournable du monde de l’édition, le bonhomme doit sa notoriété à la célèbre émission littéraire « Apostrophes » qui pendant plus de 15 ans a fait la pluie et le beau temps dans le milieu des livres et a donné le goût de la lecture à des millions de téléspectateurs, même si le philosophe Gilles Deleuze l’a qualifiée de « degré zéro de la critique littéraire ».

    La qualité et la diversité des plateaux composés par Bernard Pivot ont fait le succès de ce rendez-vous hebdomadaire qui connaîtra également quelques moments « forts », quand il recevra par exemple le Russe Alexandre Soljenitsyne, l’Américain Charles Bukowski, ou encore François Mitterrand, pas encore Président de la République, mais « qui surprendra par sa veine littéraire » (Wikipedia).

    S’il a commencé sa carrière au Figaro littéraire et l’a continué sur Europe 1, où ses billets caustiques matutinaux faisaient le bonheur des auditeurs, c’est l’amour pour les livres et les auteurs qui sera le fil rouge de son parcours professionnel (on oubliera son premier roman L'Amour en vogue publié en 1959).

    En 1973, il présente Ouvrez les guillemets, puis participe en 1975 à la création du magazine Lire. Mais c’est surtout Apostrophes diffusée sur la deuxième chaîne à partir de 1975, et qui restera à l’antenne tous les vendredis soir jusqu’en 1990, qui va lui apporter une grande popularité. D’autres émissions suivront comme Bouillon de culture (1991-2001) ou Double je (2002-2005).

    Pêle-mêle, on peut aussi ajouter qu'en 2004, il est élu à l’Académie Goncourt et qu’il est encore aujourd’hui chroniqueur littéraire au Journal du Dimanche.

    Bernard Pivot est aussi le créateur de la célèbre dictée de Pivot, un combat pour la langue française qu’il poursuit désormais dans ses livres. Dans « 100 expressions à sauver », il s’enflamme, note le Nouvel Observateur (voir video) pour « laisser pisser le mérinos», ou « yoyoter de la touffe». Entre autres.

    Au mois de mai dernier, il s’opposait à l’introduction de cours en anglais à l’université déclarant à La Croix « Peut-être que certains, parmi les plus jeunes, sont moins attachés que nous au français… Mais je crois que le problème est plus grave. Il est que nos dirigeants ne sont plus des lettrés, ni des amoureux du français, comme ils l’ont été autrefois. Je pense au général de Gaulle, bien sûr, à Georges Pompidou, mais aussi à François Mitterrand. Ces hommes étaient de grands SzS-PtN9nMWBgKQZMxtok7N6W0I.jpglecteurs, des amoureux de la langue, et même des écrivains capables d’écrire de beaux livres… Ils n’auraient jamais laissé passer une telle loi. »

    Récemment, il faisait encore « l’événement » avec son dernier livre « Les tweets sont des chats » (Albin Michel) et surtout avec l’annonce de son entrée dans l’édition 2014 du Petit Larousse, entrée qu’il commentera dans un tweet « Quand on entre dans le Petit Larousse, c'est, le plus souvent, qu'on n'est pas loin de la sortie ». Sur un autre tweet publié par L’Express il rajoutera « qu'est-ce qui, dans le Petit Larousse, unit Corneille, Racine, Camus et Pivot? Leurs noms sont aussi dans la partie réservée aux noms communs... ». L’humour chez Bernard Pivot semble être un gage de longévité.

     

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