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éditions du seuil

  • Face et books

    Les maisons d’édition sont très présentes sur Facebook. Images, extraits de textes, promo de nouveautés, jeux concours et questionnaires, certaines font preuve d’imagination. C’est le cas du Seuil.


     

     

     

     

     

     

     

     

  • Le Goncourt blues

    « "Pas pleurer", de Lydie Salvayre, fait le récit de la guerre d'Espagne. La romancière revient sur l'"été radieux" vécu par sa mère âgée de 15 ans en 1936, dont la vie jusque là corsetée dans un village catalan, éclate avec la ferveur libertaire que traverse le pays. La romancière croise ce récit avec la vision de Bernanos, spectateur effaré de la répression franquiste à Majorque. Goncourable ! » écrivait Laurence Houot, journaliste, responsable de la rubrique livres de Culturebox sur FranceTVinfo, quelques jours avant l’annonce officielle du Goncourt.

    Goncourable il l’était puisque Lydie Salvayre a obtenu ce prix tant convoité par les auteurs. Interrogée en direct par France Info elle a déclaré « Les jours précédents je passais mon temps à espérer et à désespérer et puis quand ça vous tombe dessus c’est une joie immense et les mots vous manquent pour le dire ». Les mots elle les a trouvé pour expliquer « le rêve de tout artiste c’est d’être exigeant et d’atteindre le plus de personnes possible, ce qui est très difficile mais pas impossible. »

    Le matin même, France Info donnait la parole à Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013 pour « Au revoir là-haut » (Albin Michel) et lui demandait de raconter l’après Goncourt.

    « Je garde d’abord le souvenir d’une caméra qui me tape sur la tête parce qu’il y avait tellement de caméras et de photographes à la sortie de Drouant que c’est une cohue terrible. Ce sont des émotions tellement puissantes qu’il faut du temps pour qu’elles s’apaisent. On est à un an et l’émotion est quasiment intacte ».

    Il poursuit « C’est un déferlement médiatique qui n’arrête pas et je suis obligé, moi qui n’en ait jamais eu, d’avoir une assistante car il n’y a pas une minute de répit. Je passe d’un studio à l’autre, je travaille à peu près 14 heures par jour pendant des mois. »

    A Thierry Fiorile qui lui demande s’il n’a pas eu un Goncourt blues il répond « Il y a quelque chose qui est passé et qui ne reviendra plus. Mais vous ne savez pas quoi et c’est un petit peu angoissant. C’est un moment qui est passé et j’ai maintenant hâte d’avoir un confrère ou une consœur Goncourt », et le journaliste de conclure « Le Goncourt 2014 intéresse beaucoup Pierre Lemaitre car il sera libéré du fait d’être le Goncourt de l’année et redeviendra un Goncourt parmi les autres. « Je passe de l’actualité au patrimoine. »

    " pas pleureré,lydie salvayre,éditions du seuil,david foenkinos,pierre lemaitre,prix goncourt 2015Avec le Goncourt, Lydie Salvayre, auteure d’une vingtaine de romans, obtient une reconnaissance bien méritée d’autant, comme l’écrit Le Monde qu’ « elle a déjoué tous les pronostics ». Des critiques littéraires qui ont ignoré son livre et misaient sur « Charlotte », de David Foenkinos (Gallimard) », celui-ci a malgré tout obtenu le Prix Renaudot.

     « Pas pleurer » de Lydie Salvayre est publié aux éditions du Seuil.

  • Les « invisibles » racontent leur vie

    « Par les voies du livre et d’internet, Raconter la vie a l’ambition de créer l’équivalent d’un Parlement des invisibles pour remédier à la mal-représentation qui ronge le pays. Il veut répondre au besoin de voir les vies ordinaires racontées, les voix de faible ampleur écoutées, les aspirations quotidiennes prises en compte. En faisant sortir de l’ombre des existences et des lieux, Raconter la vie veut contribuer à rendre plus lisible la société d’aujourd’hui et à aider les individus qui la composent à s’insérer dans une histoire collective. »

    Ces quelques lignes résument l’esprit de Raconterlavie.fr,  un site internet participatif, mais également une collection de livres publiée par les éditions du Seuil au prix de 5, 90 euros.

    Initiés par l'historien Pierre Rosanvallon, professeur au collège de France et spécialiste de l'histoire de la démocratie, ces projets ont pour ambition la création d’un « Parlement des invisibles » dont il détaille la philosophie dans un livret- manifeste de 68 pages au titre éponyme (également disponible sous format numérique EPub), et dans une vidéo.

    Sur FranceTV Info on apprend qu’il s’est s'inspiré de l'expérience « Les Français peints par eux-mêmes » au XIXe siècle, « 400 brochures illustrées consacrées chacune à un type social » et dont Balzac a inauguré la série avec un portrait de l'épicier. Il cite également l'ouvrage « La France invisible » publié quelques mois avant l'élection présidentielle de 2007, sans oublier Pierre Bourdieu et « La misère du monde »

    De nombreuses catégories sociales sont représentées parmi les 2400 membres de la communauté déjà réunis sur le site, des retraités, des lycéens, des étudiants, des ouvriers, des artistes. Une diversité qui se retrouve aussi dans les thèmes abordés dans les opuscules : « A l’ANPE », de Jean-Pierre Mazet, conseiller à l’emploi,  « Je fais partie de l’écosystème », de Jocelyne Marce, maraîchère, « Chercheur au quotidien » de Sébastien Balibar, physicien expérimentateur,  ou « Au fast-food » d’Anne-Florence Lièvremont.

    Philosophie magazine lui aussi a consacré un article à cette initiative et explique « Les règles de ce site participatif sont simples : format court, exigence minimale de style et liberté d’expression. Cinq catégories ont été créées afin de définir de grands chapitres sous lesquels classer ces témoignages spontanés : Changer de vie ; Impossible séparation ; Être au service des riches ; Manque de respect ; Entre deux mondes ; Vivre low-cost. »

    Le magazine Prima (daté juin 2014) s’intéresse aussi au phénomène et une de ses journalistes, Valérie Zerguine, l’a testé. Elle conclut ainsi son texte « Vous aussi, en découvrant la vie des autres, puis peut-être en écrivant la vôtre, vous deviendrez membre de cette communauté dont l’humanité est le fil conducteur. Poster son témoignage donne un sens à ce que l’on a vécu : on devient visible, on se sent entendu. Sur « Raconter la vie », il n’est pas question de célébrité ni d’ego, mais tout simplement de reconnaissance et de lien social. » Racontervie.jpg

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